‹ Comment finiront Guillaume II et ses complicesChapitre 31 sur 57 · IO · texte numérisé non relu

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127. Ali Mounif bey, gouverneur du Liban, de 1915 ài9i7, ministre des travaux publics en février 19 17. Exécution en masse des populations chrétiennes du Liban, vols et pillage, incendie des maisons de notables. Viols et enlèvements de femmes, de jeunes filles et d'enfants. Destruction systématique des chrétiens.

128. Akif BEY, général, commandant une brigade en Mésopotamie. Destruction, par surprise et par trahison, de la ville de Hillé en Mésopotamie (l'ancienne Babylone). Pendaison de 1 5 chefs, puis massacre de près de 30,000 habitants (janvier 19 17).

D. — Bulgares.

129. Jekow, chef d'état-major (1915), puis général en chef des armées bulgares (19 1 5- 19 17). Meurtres de femmes et d'enfants serbes, fusillades de paysans, massacres de prisonniers de guerre et mutilation de ces derniers. Viols de femmes et de jeunes filles, auxquels succéda souvent l'assassinat. Pillage et incendie de villages en Macédoine et en Vieille-Serbie. Affamement systématique des populations. Vols du bétail et des vivres. Rien qu'à Brod, vol de 6.000 moutons. Saisie des récoltes au profit des Bulgares et des Austro-Allemands. Enrôlement forcé des Serbes prisonniers (violation de l'article 23 des conventions de la Haye). Pillage des villes de Braïla et de Costanza (décembre

191 6, janvier 19 17). Les atrocités commises sur les femmes et jeunes filles serbes et grecques sont innombrables. En avril 1 9 1 7, en Macédoine et en Thrace grecques, extermination des Hellènes, hommes, femmes, enfants. Incendie, afFamement, pillage. Enfants mutilés ; femmes déportées en Bulgarie.

130. BojADJEFF, général. Il attaqua la frontière serbe, sans déclaration de guerre, le 1 1 octobre 191 5. Nombreuses atrocités commises à l'égard des populations, notamment à Turtukaïa (19 16). Pillages et vols. Profanation et mutilation des cadavres de soldats, de femmes et d'enfants serbes. Nombreux viols.

Travaux forcés à perpétuité

Sont passibles des travaux forcés à perpétuité pour crimes prévus et punis : i"" par l'article 3 de la convention de la Haye, 1907; 2° par les articles du Code pénal 302, 303, 434, 43 5, 381 à 388, 147 et 148; 3"^ parles lois répressives de tous les peuples civilisés, les cent trois individus dont les noms ou la qualité suivent :

A. — Allemands.

1. Louis III Wittelsbach, roi de "Bavière. Dès son avènement, qui remonte au 5 novembre 1 9 1 3 5 il a supprimé tout ce qui pouvait subsister du particularisme bavarois et a complètement prussianisé son royaume. Malgré les liens du sang qui l'unissent à la reine des Belges, il s'est associé, contre elle et son mari, le loyal et chevaleresque roi Albert, à toutes les trahisons méditées envers la Belgique. Il est, de tous les souverains allemands confédérés, celui qui a montré le plus d'approbation et de servilité pour les crimes de Guillaume II, du kronprinz et du chancelier. En Belgique et en France, ses soldats ont dépassé les Prussiens en cruauté. Personnellement, en outre de sa complicité morale, il a prêché les annexions, vols de territoire, la domination mondiale. En décembre 1 9 1 6 et janvier 1 9 1 7, il a proclamé jusqu'au délire ses rêves annexionnistes et sa haine des Alliés.

2. Von Cappelle, amiral, secrétaire d'Etat de l'Amirauté, organisateur de la guerre sousmarine à outrance et du blocus tel que l'entendent les Boches, c'est-à-dire en violation du traité de Paris du 30 mars 1856. On sait que ce traité ne reconnaît comme obligatoires que les blocus dont on peut s'assurer l'efficacité et la continuité. Le blocus allemand du 3 1 janvier 19 17 viole non seulement le droit international, mais aussi le droit des neutres. Détention arbi-

traire de 72 marins américains du commerce (février 19 17).

3. Von Tirpitz, amiral, le promoteur de la guerre sous-marine mise en action par Von Cappelle (191 4- 191 7). D'après le bureau Veritas, à fin octobre 19 16, les Allemands avaient déjà coulé 1.264 navires marchands représentant 2.279.840 tonnes. Au 5 janvier 19 17, 82 navires danois coulés, soit 91.180 tonnes, et 290 navires norvégiens, soit 400.000 tonnes. En l'année 1 9 1 6 seulement, 183 navires suédois coulés, soit 113.000 tonnes. A poussé à la note allemande du 31 janvier 19 17, annonçant l'assassinat des neutres sur mer, système de guerre qu'il considère comme le suprême triomphe de son militarisme personnel. Le premier, dans le monde, il a renoncé aux traditions de loyauté et de solidarité professionnelles pratiquées par tous les gens de mer.

4. JosiAS VON Heeringen, général commandant la 7^ armée, opérant en Champagne. Il a continué le bombardement de la cathédrale de Reims ; c'est lui le véritable auteur des ruines de notre admirable métropole nationale, incendiée les 18 et 19 septembre 19 14 par les Barbares. Du 24 septembre au 12 octobre, ville et cathédrale n'ont pas cessé d'être bombardées et l'ont été encore en 1 9 1 5 et 1 9 1 7.

5. Von Fasbender, général (6^ armée, kronprinz de Bavière), entré à Lunéville en août 1 9 1 4.

La monstrueuse et cruelle proclamation qui frappa Lunéville d'impôts, proclamation du 6 septembre, est l'œuvre de ce soudard, responsable aussi du vol de 650.000 francs, commis au préjudice de cette cité si patriote, et de cruautés contre les habitants.

6. SiXTUS d'Arnim, général commandant le 4® corps d'armée allemand. Vol de 500 millions de francs à la ville de Bruxelles et à la province du Brabant, déguisé sous la formule boche de (( contribution de guerre » (août 19 14). A ce vol il a joint l'outrage, la menace et l'emprisonnement.

7. Von De I m lin g, général commandant la 8^ armée, opérant en Alsace. Dès 1899, il se montra, dans des publications militaires, l'adversaire résolu des conférences de la Haye. En 19 13, étant général-major, il poussa à la guerre et aux annexions. Depuis 1914, il s'est tait le bourreau de l'Alsace : exécutions sommaires, fusillades, déportations, notamment à Cernay. Pillage des musées alsaciens. Assassinat de blessés et de prisonniers.

8. Von Urach, général, commandant les troupes wurtembergeoises pendant l'incendie de Clermont-en-Argonne (13'' corps d'armée). Vol, incendie, pillage, habitants fusillés (septembre 19 14). On a noté plusieurs cas où les massacres ne satisfaisaient pas encore la a: bête blonde ». C'est ainsi qu'à Crévic (Lorraine), après l'in-

cendie du château du général Lyautey, la troupe demanda à grands cris M""^ et M^^^ Lyautey (( pour leur couper le cou i>. A Clermont-en- Argonne, deux officiers supérieurs, dont un médecin, volèrent des linges, des étoffes et des meubles, aussitôt chargés sur des automobiles, (( pour en garnir leur villa ».

9. Von Knoertzer, général commandant les troupes boches entrées à Saint-Dié (Vosges) le 20 août 19 14. Bombardement, incendie et pillage de la ville, du 20 août au 1 1 septembre. Aux environs, usines saccap[ées et habitants mal-

10. Von Fabarius, général commandant l'artillerie du 14^ corps (badois). Pillard de la haute espèce et remarquable ivrogne, il opéra en grand à Baccarat, le 25 août 19 14. Pillage général et méthodique^ selon l'expression si affectionnée des Boches : meubles, linge, pendules, etc. Vol de plus de 100.000 bouteilles de vins fins. Cent douze maisons brûlées par des torches et des pastilles incendiaires. Pillage complet de la célèbre verrerie. Le tout accompagné de la lourde ironie teutonne.

11. Von Dithfurt, général, publiciste militaire. Il s^est glorifié d'être un barbare et a poussé à la destruction des œuvres d'art, dans le journal le Tagj de Berlin (19 14): « Nous n'avons rien à justifier, rien à défendre, rien à excuser... Si tous les monuments qui séparent nos armées de

l'ennemi devaient être réduits en poussière, nous aurons tout le temps de le déplorer une fois la paix signée... »

12. KowESs, général, commandant un corps d'armée en Serbie, entré à Belgrade le 8 octobre 19 15. Fusillades de paysans serbes, vols d'argent et de vivres. Pillage de la ville. Détentions arbitraires et déportations de femmes et d'enfants. Viols de femmes et de jeunes filles, cadavres mutilés et profanés après le crime. Mauvais traitements envers le clergé orthodoxe. Plusieurs prêtres et notables mis à mort. Raffinements de cruauté inouïs sur les prisonniers de guerre.

13. Von Bernhardi, général, commandant une division de cavalerie, armée de l'Est, publiciste, auteur des Lois et Coutumes de la Guerre, livre monstrueux, publié en 1904. Pangermaniste à outrance, il a excité au meurtre, au pillage, au vol de territoires, au mépris de tous les sentiments humains. Un des grands apôtres de la Kultur. Deux autres ouvrages de Von Bernhardi ont confirmé ses abominables méthodes de guerre.

1 4. X., général, commandant à Visé (Belgique) le 15 août 19 14. Incendie et massacres d'habitants, qui continuèrent le lendemain. Les troupes scélérates se composaient du 2"" bataillon de pionniers prussiens (2^ corps d'armée) et d'un ou deux bataillons d'infanterie, dont l'identité n'a pu être établie exactement, mais qu'on croit

appartenir au 74^ de réserve. Les crimes commis à Visé étaient d'autant plus inutiles que les Allemands, depuis le 3 août, occupaient le pays sans y être inquiétés.

1 5. Von Fa lken h ayn, général, puis maréchal. Etait ministre de la guerre en juillet 1914, et poussa de toutes ses forces à l'invasion de la Belgique. Démissionnaire le 21 janvier 191 5, remplacé par le général Von Hohenhorn, puis commandant de la 9^^armée allemande, il s'est fait le complice du maréchal Mackensen dans la dévastation de la Roumanie. Vol de 100 millions à la ville de Bucarest (décembre 19 16). Pillage et incendie.

16. Von Kluck, général commandant la i''^ armée allemande. Les généraux et officiers supérieurs, assassins et incendiaires d'Aerschot et de Louvain (août 19 14), faisaient partie de son armée. Il accabla Soissons de réquisitions excessives (septembre), bombarda cruellement les monuments de cette ville, détruisit l'église et le presbytère de Bucy-le-Long (arrestation de Fabbé L.,.)^ et fit marcher son armée sur Paris, aux cris de: milliards! jetsint partout la dévastation et la terreur. Fusillades d'habitants, viol, vol, incendie et pillage. En février 19 17, le vaincu de la Marne est sorti de sa retraite pour préconiser (( la guerre au couteau ».

17. Keim, général, gouverneur militaire de la province de Limbourg. Le bras droit et le prin-

cipal complice des atrocités commises ou tolérées, en Belgique, par Von der Goltz et Von Bissing. Plus de 3.000 civils belges fusillés ou exécutés dans le Limbourg, d'août 19 14 à décembre 19 16. Déportations en masse; 10.000 maisons détruites. Président depuis 1909 de la Ligue militaire affiliée aux pangermanistes \

18. Trince Eitel-Frédéric de Prusse, second fils de Guillaume II, général, commandant la 2^ division de la garde impériale. Personnage remarquable par ses goûts de pillage, sa couardise et sa peur des avions français. En août ou septembre 19 14, dans un château, près de Liège, où il avait logé pendant huit jours, il fît emballer sous les yeux du propriétaire toutes les robes qu'on put trouver dans les armoires de la maîtresse de la maison et de ses filles, et les expédia à Berlin. En juin 19 16, vol des meubles du château Balny d'Avricourt (Oise). En 19 16, il avait son quartier- général entre Chauny et Saint- Quentin, et se signala par de nombreux vols de pendules. (Son père et la nation allemande ont le même goût. Voir la note, Livre IV, chap. vi.) Il a dû présider à l'enlèvement des célèbres pastels de La Tour, — qui sont aujourd'hui à Berlin^, — pastels que la municipalité de Saint-

1. Ce misérable, qui déshonorera les galères, hait la France d'une haine féroce. Voir l'article publié par lui dans la Taeglische Rundschau du 21 janvier 1917, ~ monument de rage et d'imbécillité.

2. Le gouvernement allemand a avoué officiellement ce vol (mai 1917).

Quentin eut le tort de ne point diriger sur Paris. En mars 19 17, il a de nouveau bombardé Soissons, ville ouverte % et s'est fait le complice des atrocités non miliîaires ordonnées par Hindenburg et le kronprinz bavarois pendant la retraite. Destruction du château Balny d'Avricourt ; vol de meubles à Noyon; cruautés envers les habitants de Frétoy-le-Château (Aisne). Un des auteurs responsables de l'incendie partiel de Saint- Quentin.

19. Dwcif^MECKLEMBOURG, officier supérieur d'état-major, attaché à la division du précédent de 19 14 à mars 19 17. S'est signalé, à Saint- Quentin, par des vols de meubles précieux et la fracture de nombreux coffres-forts dont il s'est approprié le contenu. En décembre 19 14, il avait déjà volé des meubles dans la maison de M. Lucien Arnette, à Noyon, où il logeait.

20. Von LuDENDORF, général-lieutenant, chef d'état-major du généralissime Hindenburg, en I9i6eti9i7. Complice des vols d'argent et de vivres, des assassinats et pillages ordonnés par Hindenburg en Roumanie. Complice des nombreux crimes de droit commun et des dévasta-

I. « J'ai parlé du bombardement de Soissons. C'est une infamie de plus à l'actif de la bande de forbans qui ne respecte ni les lois ni les conventions internationales, car il s'agit ici d'une ville ouverte, où ne demeure aucun vestige d'établissements militaires ni de fortifications. Mais les récriminations sont inutiles et les flétrissures inopérantes sur ceux qui en ont déjà tant subi. L'essentiel est de leur faire payer cher leurs forfaits, tous leurs forfaits, quand aura sonné l'heure du règlement des comptes. » (Lieutenant-colonel RoussET, Petit Parisien du 14 mars 19 17.)

tiens commis dans les départements de la Somme, de l'Oise et de l'Aisne pendant la retraite de mars 19 17. Falsification des « communiqués )) allemands, en vue de tromper les neutres.

21. Von Hurt, général, gouverneur militaire de la province du Brabant depuis octobre 19 14. Complice du général Von Bissing pour tous les crimes commis dans cette province. A présidé, avec une remarquable cruauté, aux déportations d'ouvriers belges ordonnées par le gouverneur général boche le 1 5 mai 1916.

22. X., colonel du 3^ régiment d'infanterie bavarois, i®"* corps d'armée bavarois. Le 10 août 19 14, incendie de plusieurs villages, dont Parux (Meurthe-et-Moselle). Attaché à l'armée Rupprecht, ce régiment a pris une part des plus actives aux atrocités de la retraite de Picardie (février-mars 19 17).

23. x., colonel du 52^ régiment d'infanterie, 15® division prussienne. Fusillades d'habitants, incendie et vols à Louvain, le 25 août 19 14. A Noyon (Oise), en mars 19 17, incendie de plusieurs maisons et pillage. Destruction des arbres, des fermes et des routes pendant la retraite.

24. X., colonel du 53"" régiment d'infanterie, 15'' division. Ce régiment prit part aux massacres et à l'incendie de Louvain, en août 19 14. Après s'être signalé en Flandre française et dans

le Hainaut, on le retrouve à Noyon, comme le précédent, en février et mars 1 9 1 7, et il s'y livre aux mêmes crimes. Responsabilité complète des deux chefs de corps.

25. x., officier supérieur dans un régiment du 17^ corps d'armée (Von Fleck). En mars 1917, pendant la retraite, entre Roye et Nesle (Somme), il fit violer la sépulture familiale des châtelains de Goyencourt, dans le but de s'emparer de bijoux et d'ornements en or. Crime sans résultat. Les cadavres, rejetés de leurs cercueils, turent abandonnés sur le sol'. (Témoignage des journaux enquêteurs,)

26. X., colonel du 49® régiment d'infanterie (poméranien). Ce régiment participa aux assassinats et incendies commis à Senlis, le 5 septembre 19 14.

5^ corps d'armée, prit part, le 23 août 19 14, à l'incendie, aux massacres et au pillage d'Ethe (Belgique). Incendie d'un hangar abritant 20 blessés, qui périrent tous dans les flammes. 197 victimes identifiées.

I . Les Barbares, qui ont osé troubler le repos de nos morts, ont érigé, en territoire occupé, des cimetières alleniands, décorés et ornés au détriment des nôtres et de nos églises. Leurs « artistes » y ont ajouté quantité de statues (Germanias, Minerves, Paix, etc.) d'une repoussante laideur, où s'affirme le matérialisme de la race. Notre devoir est de respecter leurs morts, mais d'abattre, sans hésiter, ces grotesques et hideux monuments au moyen desquels l'orgueil allemand tente de se perpétuer sur notre sol.

28. X., colonel du 32® régiment de réserve d'infanterie, 4^ corps d'armée. Incendie et fusillades de non-combattants à Betten et Tongres (Belgique) et à Creil (Oise), du 18 août au i^"" septembre 1 9 1 4. Habitants maltraités, vivres et argent volés.

29. X., colonel du 100® grenadiers de réserve, 12® corps d'armée de réserve. Massacres de civils à Dinant (25 août 19 14), mauvais traitements contre les prêtres belges, pillage d'un château à Rumigny, assassinat d'habitants, pillage à Rethel (Ardennes), le 2 septembre, et destruction de la ville.

30. X., colonel du 102® régiment d'infanterie (prussien). A Longuyon (Meurthe-et-Moselle), 153 civils, dont 12 enfants, furent fusillés par son régiment (août 19 14). Les survivants, de tout sexe et de tout âge, déportés en Allemagne, où la population les accabla de menaces et d'outrages à leur arrivée.

31. X., colonel du 12^ de réserve d'infanterie, i^"™ corps d'armée de réserve. Viols de femmes et de jeunes filles, parents assommés à coups de crosse, profanation d'églises et détention arbitraire de prêtres (août-septembre 1914).

32. X., colonel du 117® régiment d'infanterie (3^ hessois), 18"^ corps d'armée. Achèvement de blessés. — (( Les mutilations de blessés sont à l'ordre du jour, » dit dans son carnet le soldat

Paul Gloede (9'' pionniers). — « Nous assommons et transperçons les blessés, » écrit tranquillement le sous-officier Klemt dans le Journal de Jauer (Silésie).

33. x., colonel du 119^ régiment d'infanterie. En Meurthe-et-Moselle, 68 civils fusillés par ce régiment. Pillage, incendie, vol, bétail brûlé vivant. Encore un de leurs procédés de guerre : tout ce qu'ils ne peuvent pas emporter, vivres, meubles et bétail, est brûlé sur place pour que rien ne reste aux habitants.

34. Trince de Wittgenstein, colonel du régiment de uhlans attaché au 13^ corps d'armée. Ce régiment et son colonel prirent part à l'incendie et au pillage de Clermont-en-Argonne, le 4 septembre 19 14, sous le commandement supérieur du général wurtembergeois Von Durach.

35. X., colonel du 85® régiment d'infanterie (Schleswig), 9® corps d'armée. Ce régiment força 500 civils — vieillards, femmes et enfants — à marcher devant lui depuis Nimy jusqu'à Maubeuge, en manière de bouclier protecteur (septembre 19 14). Le 6 octobre 19 14, le colonel de ce même régiment donna l'ordre de ne plus faire de prisonniers anglais et toléra l'achèvement des blessés. Pillages et exécutions de civils en Belgique et en Flandre française.

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