‹ Comment finiront Guillaume II et ses complicesChapitre 32 sur 57 · X., colonel du 39^ régiment de réserve · texte numérisé non relu

X., colonel du 39^ régiment de réserve

d'infanterie. Ce régiment a fusillé 50 habitants et incendié 300 maisons à Hervé (Belgique), le 3 août 1914, le jour même où le territoire belge était violé, contrairement aux traités de 1831 et 1839.

37. Von Schumann, lieutenant-colonel commandant le bataillon de chasseurs de Potsdam (prussien). Fusillade de 300 civils à Andennes (Belgique), achèvement des blessés, pillage, vol, orgies et « grand concert le soir » (août 1 9 1 4).

38. Docteur Vulpius, médecin de corps d'armée, l'une des sommités médicales de l'Allemagne, diplômé de l'université d'Heidelberg, professeur, ancien président de congrès médicaux, etc. Malgré leurs unanimes protestations et leur indignation, cet illustre représentant de la Kultur vola l'argent des blessés et les portemonnaie des médecins militaires français de l'ambulance de Raon-sur-Plaine, août 19 14. (Témoignage du docteur Schneider.)

39. Comte ou baron Von Schaffenberg, officier chef de peloton aux chasseurs de Trêves. Vol de 250 francs en or à un lieutenant d^ dragons français, blessé, et tentative d'assassinat sur cet officier et son soldat d'ordonnance. Champ de bataille de Breuville (Lorraine), le 22 août 19 14. L'ordonnance fut aussi volé de son argent \

I. Jolie noblesse et joli corps d'officiers! — « Notre armée est conduite par les meilleurs fils du pays, » dit le manifeste des 93 intellectuels boches.

40. X., major du 9'' bataillon de pionniers (prussien), 9^ corps d'armée. Le 12 août 1914, incendie, fusillades de civils, mutilation de blessés, hommes et femmes, en Belgique.

41. X., major du 2^ bataillon de pionniers (prussien), 2^ corps d'armée. Son bataillon prit part à l'incendie, au pillage et aux fusillades d'habitants de Visé (Belgique), les 15 et 16 août 19 14.

42. X., officier supérieur commandant à Baron (Oise) le 2 septembre 19 14. Menaces, assassinats et réquisitions. Deux jours après, le 4 septembre, pillage du manoir des Fontaines, propriété d'Albéric Magnard, le compositeur de Guercœur et de "Bérénice, qui répondit par un coup de fusil. Incendie du manoir, ce qui amena la mort de Magnard, le vol ou la destruction de nombreuses œuvres d'art

43 . X., officier supérieur commandant le camp de prisonniers de Parchin. Affamement systématique de 2.000 civils français. Coups et blessures ayant entraîné la mort ou la folie de plusieurs déportés qui réclamaient du pain (191 5).

44. X., officier supérieur commandant le camp de prisonniers de Wittenburg (1914-1916). Af-

I . Albéric Magnard a été inhumé dans le parc des Fontaines. Par la volonté de sa veuve, le manoir demeurera perpétuellement en l'état où le réduisit la barbarie allemande.

famement, mauvais traitements, correspondance restreinte, ou dictée par les Boches. Sous prétexte de punitions disciplinaires, nombreux cas de cruauté ayant entraîné la mort.

45 et 46. X. et X., officiers supérieurs commandant les camps de prisonniers de Cassel et de Soltau. Nourriture malsaine, ou insuffisante. Nombreux décès et cas de folie déterminés par l'afFamement, les outrages et les coups.

47. X,, capitaine d'infanterie prussien. Il fit fusiller les habitants d'un village près d'Haelen (Belgique), le 12 août 19 14.

48. ZiRGOW, capitaine. Il ordonna le pillage de la ville d'Albert (Somme), le 30 août 19 14. Cruelle occupation d'Albert pendant dix-huit jours, fréquents bombardements et destruction de la ville, notamment de la basilique Notre- Dame Brébière.

49. X., officier supérieur commandant le 55^ régiment d'infanterie, 15^ division prussienne. Destruction et incendie de plusieurs maisons à Noyon, en mars 19 17. Enlèvement de jeunes filles. Vols de vivres aux habitants. Vols des banques. Incendie de plusieurs villages de la région pendant la retraite. Responsabilité du chef de corps.

50. X., officier supérieur (lieutenant-colonel?) commandant le 12^ régiment d'infanterie, 15^

division prussienne. Mêmes crimes que le précédent, à Noyon et aux environs, en mars 191 7. Exactions et brutalités envers les habitants pendant l'occupation. Même responsabilité pour le chef de corps.

51. X., officier au 17*" bataillon de pionniers, appartenant à l'armée Rupprecht de Bavière, qui fit sauter les tours du château de Péronne (monument historique, propriété de l'Etat français), en mars 19 17.

52. X., officier au 17'' bataillon de pionniers, appartenant au 17^ corps d'armée (Von Fleck), qui fit sauter le château historique de Ham (Somme), propriété de l'Etat français, en mars 19 17.

53. x., officier de pionniers appartenant à la 15^ division, ou à la 2^ division de la garde impériale, qui fit sauter le château féodal de Coucy (Aisne), en mars 19 17. Propriété nationale. Perte irréparable pour l'histoire et l'art.

54. Fay, lieutenant d'état-major, ancien attaché à l'ambassade boche à Washington, condamné aux travaux forcés pour complot contre les Etats-Unis. S'est échappé du bagne en 1917'.

I . Ce criminel ayant été condamné par une cour américaine, les autres alliés n'ont sur lui que le droit d'extradition, au cas où il serait pris sur leurs territoires.

55. X., lieutenant de vaisseau, qui coula sans avertissement, avec son sous-marin, le paquebot le S us s ex j transportant 2.413 voyageurs à travers la Manche, ce qui entraîna la mort de plusieurs passagers américains, le 8 avril 1916^

56. X., capitaine (ou major?), ancien attaché militaire à la légation allemande de Bucarest. Au mépris de son caractère diplomatique et de son honneur de soldat, il se fît secrètement adresser à Bucarest des fioles contenant des bacilles de l'anthrax et de la morve, plus 50 kilos d'explosifs, destinés à infecter et assassiner les Roumains (août 1 9 1 6 ; procès-verbal de découverte daté du 22 septembre 1916).

57. Von Halden, oberleutnant dans un régiment hanovrien. Fait prisonnier à Divonne, le 29 septembre 19 14, il fut trouvé porteur de balles dum-dum. Ce qui prouve l'insincérité de l'ordre donné le 9 septembre, par le général Von Luttwitz, de supprimer ces projectiles.

58. "Baron VoN Wittinghoff-Schell, lieutenant au 8^ régiment de hussards (prussien). Fait prisonnier à Villiers-sur-Liesse (Belgique) le 9 août 19 14, il fut trouvé porteur d'un revolver chargé à balles explosives. Preuve de l'emploi

I. Mise en demeure par le président Wilson de respecter la vie des neutres, FAllemagne s'y engagea formellement le 4 mai 1916, mais continua. On sait qu'elle a officiellement rompu son engagement par la note du 31 janvier 19 17, adressée aux Etats-Unis.

courant de ces projectiles dans l'armée boche à cette date.

59. Walter Bloem, officier d'état -major. Chargé de faire une enquête en Belgique, il énonça ce principe monstrueux que, à défaut d'un coupable, « les innocents doivent expier à sa place, non pas parce qu'un crime a été commis, mais pour qu'un crime ne soit plus commis dans la suite » . (Voir la Gaiene de Cologne du I o février 1 9 1 5 , où est préconisée cette atroce théorie.)

60. X., officier cycliste prussien. Ivrogne remarquable. Le 6 septembre 19 14, dans un château, près la Ferté-Gaucher, il viola deux femmes, vola 3 5 francs à la dame Z., et tenta .d'incendier le château où il venait de loger et de se soûler.

éi. X., officier de uhlans, prussien. Le 2 septembre 19 14, à Hartennes (Aisne), il fit assassiner trois civils.

62. X., officier allemand, commandant le sousmarin qui captura le paquebot -poste Trini- Hendriky le 18 janvier 191 7. Vol de 10 millions de francs de diamants. Vol d'un million de francs à un passager belge civil. Détention arbitraire de passagers.

63, 64. X. et X., officiers prussiens qui mutilèrent le sous-officier russe Panasiouk, à Mychi-

netz (Pologne), le 29 mars 191 5. La torture de ce brave soldat dura plus d'une heure. Ayant pu échapper à ses gardiens, il entra à l'hôpital de Varsovie, où les médecins ont photographié sa face mutilée.

65, 66, 67. X., X. et X., trois officiers prussiens de Tarmée opérant en Belgique (armée Biilow?). Incendie et profanation des églises de Beyghem, Humbeck et Meinsrode. Viol de femmes et de jeunes filles. Vol de meubles, de linge et de bijoux dans des maisons de ces trois communes (août 19 14).

68. X., médecin militaire prussien. A Stenay (Meuse), août 19 14, il se livra, sur des blessés français, à des amputations non justifiées par les blessures reçues, en donnant comme prétexte cette abominable calomnie « que les chirurgiens français en faisaient autant aux blessés allemands », Il ajouta même d'exécrables pro-

69. HoEFFLER, aumônier militaire. Dans un sermon de lui, distribué aux troupes, et imprimé en allemand et en français (août 1 9 1 4), on trouve ces effarantes affirmations : (( La guerre actuelle est une guerre sainte. Nous ne l'avons pas voulue; Dieu lui-même nous a mis l'épée dans la

I . « Autant d'hommes de moins contre nous dans la guerre future. »

main... Notre combat est un combat de la sincérité et de la loyauté... de la vérité contre le mensonge, un combat de la conscience allemande qui se fait responsable devant Dieu... »

70. Von DEM Bu sscHE, ancien ministre d'Allemagne à Bucarest, depuis sous-secrétaire d'Etat des affaires étrangères, complice dans le projet d'empoisonnement des populations roumaines, au moyen de bacilles de l'anthrax et delà morve expédiés secrètement à l'attaché militaire X., et découverts, le 22 septembre 19 16, dans les locaux de la légation boche à Bucarest.

71. X., bourgmestre de Kembs. Il fit sauter à la dynamite la maison de Kannensieger, habitant du bourg, faussement accusé d'espionnage pour le compte des Alliés, ce qui entraîna la mort de ce vénérable prélat. (Crime commis en territoire allemand, mais relevant de la justice des Alliés, par sympathie pour la victime.)

72. Comte Bernstorff, ancien ministre d'Allemagne à Washington, est sorti de son rôle diplomatique de la façon la plus criminelle. Depuis 19 14, il n'a pas cessé d'organiser, ou d'inspirer, des destructions de ponts, d'usines d'atmes et de munitions, de voies ferrées, dans le but d'empêcher les Etats-Unis de livrer aux Alliés les commandes faites au marché américain. Diffamateur de l'Entente, chef secret de l'espionnage, ses agissements sont confirmés par la condamnation à deux ans de prison et

10.000 dollars d'amende de trois de ses complices : Von Schenck, ancien vice-consul, Franz Bopp, ancien consul, et Wilhelm Von Brincken, attaché consulaire. (Condamnations prononcées par la cour de San Francisco, le 22 janvier 19 17.) On soupçonne aussi ce diplomate de grands chemins d'avoir inspiré la tentative d'assassinat contre M. Morgan, banquier américain de l'Entente. Au moment de la rupture diplomatique des Etats-Unis avec les empires centraux (3 février 19 17), Bernstoff soudoyait en Amérique 10.000 espions ou propagandistes, dont 5'. 000 à New- York.

73. Dernburg, ancien sous-secrétaire d'Etat des colonies (1914-1916). Pangermaniste, partisan du vol, c'est-à-dire de l'annexion des colonies françaises et anglaises à l'empire colonial boche. Expulsé des Etats-Unis, où il était allé (( travailler », en juillet 1915. A récidivé en Allemagne, comme excitateur aux annexions, en 19 17, mais sur un ton plus modeste. Partisan de la guerre sous-marine.

74. D'* Ernest Hasse, professeur à l'université de Leipzig, puis député au Reichstag. Ancien président de l'Association pangermanique, il n'a pas cessé, depuis 1894., pousser à la guerre et au vol de territoires.

75. Henri (Zikss^ avocat à Mayence, président de l'Association pangermanique depuis 19 14. Un des Boches les plus responsables de la

guerre par son excitation aux annexions. En décembre 191 6, dans un discours prononcé à Stuttgart, il s'écriait modestement : (( Nous combattrons jusqu'à ce que Calais et Marseille soient allemands. » C'est là leur guerre défensive.

76. Daniel Frymann, pasteur, prédicateur de la cour de Berlin. Dans son livre Si j'étais V empereur^ publié à Leipzig en 19 12, il a demandé le vol de territoires français (Flandre, Picardie, Champagne, etc.) et l'expulsion des habitants de ces territoires, tout de suite remplacés par des Allemands. Première apparition de cette conception cynique de voler le voisin et de le chasser de son propre sol!

77. fnqPHiLippi, pasteur à Berlin. Il a exalté la (( mission divine » de l'Allemagne et, pour compléter son accès de délire, a qualifié le bandit Guillaume d' « empereur adoré ». Le tout en 191 5, c'est-à-dire bien après les crimes ordonnés en Belgique, en France, en Serbie et en Pologne.

78. LoEBEL, pasteur à Leipzig. Dès la déclaration de guerre, il proclama : « Pas de pitié pour l'ennemi !» Il a continué, depuis, à approuver les crimes et les vols de territoires.

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