X. et X., officiers prussiens. Ils pé
I. Il eut la goujaterie de se promener dans les rues, ayant aux doigts et aux poignets les objets volés.
nétrèrent par surprise dans le musée Obérot, à Bruxelles, et, malgré les protestations du directeur, y volèrent plusieurs objets d'art, qu'ils firent emballer le lendemain pour Berlin ( 1 9 1 5 ).
133. X., officier, chef de détachement, qui fit attaquer par ses soldats le poste de douaniers français de Délie (territoire de Belfort), le 2 août 19 14, trente heures avant la déclaration de guerre.
134. X., officier commandant le sous-marin qui coula le Westminster, paquebot anglais, le 14 décembre 191 6. Assassinat de 5 marins et tentative d'assassinat sur les survivants en canonnant les canots de sauvetage,
135. X., officier commandant le sous-marin qui coula le Caledonian, paquebot anglais, en décembre 19 16. Arrestation et détention arbitraire du capitaine James Blaikes, commandant de ce paquebot.
136. X., aumônier militaire prussien. En septembre 1 9 1 4, il laissa fusiller, sans protester, à quelques pas de lui, un prêtre catholique belge. Quel clergé et quelle race ' !
137. X., médecin-major dans un régiment du 1 3® corps d'armée (wurtembergeois). Il prit part
I. Témoignage de M. L.-H. Grondijs, ancien professeur à Dordrecht (Hollande).
au pillage d'un village belge, auquel on mit le feu devant lui, après assassinat d'habitants (1914)-
138, 139. X. et X., médecins militaires prussiens. On les fit prisonniers, ayant pillé une maison à Château-Thierry (Aisne), pendant l'occupation de cette ville, du 2 au 9 septembre
140. X., officier commandant le sous-marin qui torpilla sans avertissement et coula le paquebot anglais City of "Birmingham, contenant 170 passagers^ dont 90 femmes et enfants, le 27 novembre 191 6. Trois matelots et le médecin du bord noyés.
141. X., médecin militaire prussien. A Morhange (Lorraine), il vola la montre et le portefeuille du docteur Marlier, médecin-major du 20^ corps français. (Déposition du docteur zMarlier recueillie par éM, zMirman, préfet de zMeurtheet'iiMoselle,)
142. Bannach, wachtmeister, régiment inconnu. Pillage de la maison d'un médecin à Aerschot (Belgique), août 19 14, la maison même où l'officier boche susnommé avait logé. Reconnaissance et Kultur.
143. Ernest Dryander, pasteur protestant, docteur en théologie, premier prédicateur de la cour de Berlin. 11 a osé dire : « De notre côté,
on combat avec une maîtrise de soi, une conscience et une douceur dont l'histoire universelle n'offre peut-être pas d'exemple jusqu'ici. » Dans une lettre adressée au pasteur français Babut, de Nîmes, il excusa effrontément les crimes commis en Belgique et nous accusa d'employer des balles dum-dum (août 19 14). Au bagne, le faussaire !
144. AxENFELD, pasteur, licencié en théologie, directeur de la mission protestante de Berlin. Faussaire, faux témoin. Signataire de la même lettre que le précédent.
145. Lahusen, pasteur protestant, docteur en théologie, superintendant général de Berlin. Signataire de la même lettre. Faussaire et faux témoin comme les deux précédents.
146. X., publiciste, auteur de rcAllemagne au début du vingtième siècle, ouvrage anonyme publié à Berlin en 1 900. Anéantissement des vaincus, mépris absolu du droit des gens.
147. Samassa, publiciste, rédacteur en chef des Feuilles pan germanistes depuis 1906. Excitation au pillage et au vol de territoires. Affirmation du (( droit de maîtres » des Allemands sur le monde entier.
148. Naumann, pasteur, chef des socialistes chrétiens. Pangermaniste. (( Pas de pitié! » s'écria-t-il dès le début de la guerre (août 19 14). Il
a continué depuis, approuvant tous les crimes et prêchant les vols de territoires.
149. BucHOLTz, professeur d'histoire à l'université de Posen. Excitation au crime par la voiç de la presse. Glorification du mortier de 420. L'imbécillité de ce (( herr professor ï> est notoire. Un dangereux idiot.
150. D"* Spielmann, publiciste, auteur d'un Trécis populaire de la guerre à Fusage de la famille et de r école j tissu d'outrages, de mensonges et d'absurdités, publié en 1916. — « L'Allemagne victime d'un immense guet-apens européen! le soldat allemand modèle d'humanité! » telles sont les singulières thèses que soutient la lourde plume de ce Boche en délire. Curieux exemple de la folie collective qui hante la Teutonie.
151. Saethre, médecin civil. Faussaire. Il affirma que les Français et les Belges crevaient les yeux aux blessés (novembre 19 14) et reçut un démenti formel des directeurs des hôpitaux militaires du Hanovre et de Berlin mis en cause.
152. Wilhelm Ostwald, chimiste, professeur à Leipzig, lauréat du prix Nobel, signataire du manifeste des 93. Chef de la propagande boche en Suède en 19 14, il s'est consacré depuis à la fabrication des gaz asphyxiants et des engins prohibés par la convention de la Haye,
sans cesser d'exciter aux crimes et au vol de territoires.
153. Taul RoHRBACH, fonctionnaire du ministère des colonies à Berlin. Pangermaniste fougueux, il a félicité l'armée allemande de ses crimes (19 14 et 191 5).
1 54. G. q4. Von Harnack, professeur, directeur de la Bibliothèque de Berlin, signataire du manifeste des 93. Il a fait l'éloge le plus outrecuidant du kaiser. Faussaire et faux témoin. Parlant du crime commis envers la Belgique : « Une violation du droit? Il n'y en a pas eu, même dans la forme. Nous nous trouvions dans une situation où il ne s'agit plus de forme, mais de devoir moral... » ("Berliner Tageblan.)
155. itMaximilien Harden, publiciste. Dès juillet 1914, dans la Zukunfr, il niait le droit et exaltait la force. Approbateur des crimes allemands, il est de ceux qui tiennent pour article de foi que l'Allemagne a le droit de tout faire. Contempteur de l'opinion du monde civilisé, il s'est un peu calmé à la fin de 19 16; mais il est trop tard. Il faut expier!
1 56. * Erzberger, député, chef du centre cathoUque. A approuvé les crimes commis par les Teutons et poussé aux annexions. Il ne çesse pas, depuis septembre 19 14, de mener une atroce campagne de calomnies cpntre la Bel^ gique, peuple et clergé. Il a écrit dans le lag:
« La guerre doit être aussi impitoyable que possible. C'est là un principe de plus grande humanité. ))
157. Hans Delbruck, professeur, député pangermaniste. On lui doit cette phrase monumentale : (( Bénie soit la main qui a falsifié la dépêche d'Ems! )) Etant complet de sa nature, il est aussi l'auteur de l'immorale loi votée par le Reichstag le 22 juillet 19 13, qui permet aux Boches de se faire naturaliser à l'étranger, sans jamais cesser d'être légalement o/Lllemands j admirable instrument de trahison et d'espionnage! Annexionniste à outrance et partisan de l'assassinat sur mer (janvier 19 17). \
158. o4i/^?//LEHR, docteur, publiciste. Pangermaniste; excitation au pillage et à l'annexion de territoires belges, français et russes. Menaces envers les neutres et les Alliés (19 14-19 17).
159. Comte de Reventlow, publiciste, l'un des chefs du pangermanisme, de 19 14 à 1917/ Junker doublé d'un stockpreusche. En janvier et février 19 17, il réclamait l'annexion de la Belgique, de la Courlande, de la Lithuanie, de Calais et du bassin minier de Briey-Longwy.
160. Georg Bernhard, publiciste. Pangermaniste et annexionniste à outrance (dans la Cajette de Voss, décembre 19 16). A fortement; récidivé en 19 17 et s'est déclaré pour la guerre
sous-marine, les annexions et une indemnité de 50 milliards. Partisan de l'assassinat sur mer.
léi. Wilhelm WuNDT, professeur de philosophie à Leipzig, qualifié « Excellence ». Signataire du manifeste des 93, par conséquent faussaire et faux témoin.
162. T^Jo//* EucKEN, professeur de philosophie à léna. L'un des 93. Faussaire et faux témoin. Il a nié, puis excusé les crimes allemands, au nom d'un prétendu droit à la domination mondiale. En janvier 19 17, il a recommencé ses excitations au pillage et à l'assassinat.
163. Hichari Dehmel, publiciste à Hambourg, décoré de l' Aigle-Rouge de 4^ classe en 191 5, en récompense de son pangermanisme et de son excitation au vol de territoires. L'un des 93. Faussaire et faux témoin. Approbation sans réserve de tous les crimes allemands.
164. Comte FoRGACH, ancien ministre à Belgrade en juillet 19 14. Manœuvres déloyales contre le cabinet serbe; excitation de l'Autriche à la guerre contre la Serbie. Complicité dans Vultimatum autrichien.
165. cAdolfVoN Baeyer, chimiste, professeur à Munich, l'un des 93. Il a mis sa science au service du crime, a conseillé l'emploi des gaz asphyxiants, des jets de flammes et des liquides fumigènes (1915-1916). Faux témoin.
166. Cari Engler, chimiste, professeur à Carlsruhe, l'un des 93. Faussaire et faux témoin comme signataire du manifeste. Il a préconisé l'emploi des gaz nieurttiers coiitte les troupes franco-anglaises (1914-1916).
167. Emil Fischer, chimiste, professeur à Berlin, l'un des 93. Faussaire et faux témoin. Qu'on ne s'y trompe pas : tous ces (( professeurs de chimie » ne sont pas autre chose que des fabricants de gaz délétères, lacrymogènes ou asphyxiants, etc. Ce n'est pas pour la science qu'ils travaillent, mais biéii pour l'assaséînat des combattants loyaux.
168. Fréiérick Edler, secrétaire et agent secret du comte BernstorfF aux Etats-Unis. Complice des crimes de ce dernier.
169. Friti Haber, chimiste, professeur à Berlin, l'un des 93 . Il a avili et déshonoré sa science en la mettant au service du crime, tous ces professeurs de chimie nous ayant valu lés gaz asphyxiants, les pastilles incendiaires, les jets de pétrole et autres atrocités.
170. "Richard Willsttaeter, chimiste à Berlin, l'un des 93. Faussaire, faux témoin, ainsi que le précédent, comme signataire du manifeste. Complice des assassinats de nos loyaux soldats par les gaz asphyxiants,