Von Buttler, junkéret pàngermaniste
directeur des postes allemandes à Bruges, eh 19 14 et 191 5. Outrages, menaces envers les populations, suppression de toute correspondance, vols de vivres envoyés par les comités de secours, séquestration complète au poitit de vue postal.
172. 'Baron Schenck, ancien ministre d'Allemagne à Athènes, de 1914 à 1916, il se livra aux plus bas gestes contre les Alliés, et dirigea l'espionnage et la propagande en faveur des Boches. Achat de consciences et de journaux grecs. Expulsé de Grèce par les Alliés en 19 16; mais ce châtiment ne suffit pas.
173. EissLiN, âgent allemand d'espionnage et de propagande à Athènes, successeur du précédent. Il a fortement poussé au massacre des marins français et des vénizélistes, les i^"" et 2 décembre 19 16 (Vêpres athéniennes).
174. Streit, autre chef d'espionnage et de propagande boches à Athènes. Mêmes crimes (décembre 1916).
175. MuNSTERBEERG, cspion aux gagcs du comte BernstorfF, à New-York et Washington. Organisateur des attentats contre les ponts, les usines et les chemins de fer américains (1915- 1916).
176. Boy-Edd, capitaine, ancien attaché militaire à l'ambassade boche de Washington,
espion aux Etats-Unis, agent du comte Bernstorff. Expulsé en 191 6. Mêmes crimes \
177. "Baron Von Benzer, gouverneur civil de Maubeuge (Nord) en 1914-1917. Pillage, menaces par voie d'affiches, vols de vivres, d'argent et de métaux : cuivre, étain, bronze. Vols d'étoffes et de drap. Détentions arbitraires, travail forcé des habitants.
178. Cardinal Hartmann, archevêque de Cologne. Infâme coquin coiffé d'une mitre et affublé de la pourpre romaine. Dans sa lettre pastorale d'août 19 14, il eut l'aplomb de dire que les Boches combattaient « avec Dieu, pour les trésors sacrés du christianisme et de son bienfait : la Kultur ». A ce moment, 44 prêtres catholiques avaient été assassinés en Belgique^, sans parler des églises profanées et incendiées. Il a nié les crimes de Louvain et de Dinant et, par télégramme (en 1915), a félicité Guillaume « d'avoir triomphé des accusations du clergé belge ». Il a exalté les méthodes de guerre allemandes, a trompé le pape, les cardinaux, les catholiques allemands sur les atrocités commises. Il s'est même permis, en décembre
1. Individu de nationalité douteuse. D'origine américaine, naturalisé allemand? On ne sait au juste.
2. C'est le chiffre indiqué par le cardinal Mercier, archevêque de MaHnes, primat de Belgique, dans sa Lettre pastorale de Noël 19 14, et par M. Henri Davignon, ministre des affaires étrangères de Belgique (depuis décédé), dans son livre : La Belgique et V Allemagne, publié à Londres et Paris, 191 5, — livre écrasant pour les Barbares.
1916, d'officier en France. Faussaire et faux témoin. Sa lettre pastorale de février 1915a qualifié les crimes allemands d' oc exploits héroïques )).
179. Cardinal Boettinger, archevêque de Munich. Mêmes crimes que le précédent. Il a signé la même dépêche à Guillaume et calomnié le clergé et les civils belges. Il a nié, puis excusé et approuvé les crimes commis (19 14). Enfin, en novembre 19 16, il a osé officier à Liège et à Bruxelles, malgré les protestations du primat de Belgique. Faussaire et faux témoin'. (Décédé en avril 19 17.)
180. VôN Below de Saské, ancien ministre d'Allemagne à Bruxelles. Diplomate digne de la Kultur. Faussaire, faux témoin. Jusqu'au dernier moment, il a trompé les ministres du roi Albert pour endormir leur vigilance et leur patriotisme. Le 2 août 19 14, sachant que la neutralité de la Belgique allait être violée dans la nuit, il se portait garant de l'amitié de l'Allemagne pour les Belges et de son respect des traités.
181. ZiMMERMANN, sous-secrétairc d'Etat aux affaires étrangères en juillet-août 1914. Complice de Bethmann-HoUweg dans l'ultimatum
I. Un prêtre autrichien, accrédité par le cardinal Piffel, prince-archevêque de Vienne, a fait une enquête sur les crimes commis en Belgique. Cette enquête, publiée chez les neutres, est accablante pour les Boches.
dicté à rAutriché contré les Serbes et complice dans l'invasion de la Belgique. Complice du rejet des propositions faites par la Frahce, l'Angleterre et la Russie en vue d'éviter la guerre. Il n'a pas cessé de mentir aux neutres et de nier les crimes commis. Ministre des affaires étrangères depuis 191 6, il a signé la note du 3 1 janvier 19 17 annonçant aux Etats-Unis la guerre sous-marine à outrance en violation des droits de la personne humaine et de tout droit international.
182. Von Jagow, ministre des affaires étrangères en juillet-août 19 14. Valet bien stylé du chancelier de l'empire, il a compliqué de son mieux la gravité de la situation par son silence et ses manœuvres sournoises. Le livre : J'accuse^ œuvre d'un Allemand indigné \ met à nu la bassesse, la lâcheté et la mauvaise foi de ce triste personnage, qui se fit aussi le complice du chancelier dans les mauvais procédés infligés aux diplomates et consuls de l'Entente après la déclaration de guerre.
183. Von Tschammer, secrétaire d'Etat de l'intérieur au ministère d'Alsace-Lorraine. Détentions arbitraires, menaces, réquisitions et amendes excessives ; déportation en Allemagne des Alsaciens-Lorrains âgés de 17 à éo aiis (1914-1917). Grimes commis d'accord avec le général Von Bietinghoff Scheel, gouverneur militaire de Strasbourg, décédé en mai 19 17.
I . Nous connaissons maintenant le nom de ce courageux publiciste. Il se nomme le Roesèméier.
184. c4. J. RosENBERG, prêtre catholique, professeur à Paderborn. Faussaire, faux témoin. Auteur du livre : Les accusations mensongères des catholiques français contre FcAIlemagne^ paquet d'infâmes calomnies, publié en 1 9 1 4, et dont les épiscopats belge et français ont fait boiine et prompte justice. Un des futurs évêques de la Kultur.
1 8 5 .X., prêtre catholique, député au Reichstag (19 14). Il a, dans la Gaiette de Voss^ publié une déclaration qui repoussé tout commentaire : ce II est vrai ^ que nos soldats ont fusillé, en France et en Belgique, tous les brigands^, hommes, femmes, enfants, et qu'ils ont détruit leurs habitations. Mais voir là utte contradiction avec la doctrine chrétienne, c'est prouver qu'on n'a pas la moindre compréhension du véritable esprit du Christ. »
i86i Heinrich Mohr, prêtre catholique, aumônier militaire. Dans la cathédrale d'Anvers, du haut de la chaire usurpée par lui, le 16^ dimanche après la Pentecôte 19 14, il a lancé cette lâche calomnie : « Des documents officiels (c'est-à-dire fabriqués par les 'Boches) nous ont appris comment les Belges ont pendu à des arbres des soldats allemands, les ont arrosés de
1. Le démenti est dur pour le fameux manifeste des 93 intellectuels allemands, tout parsemé d'impudents et outrecuidants Il n'est pas vrai que...
2. Le mot est à retenir de la part de l'immonde nation qui proteste parfois contre le qualificatif barbare, auquel elle a si légitimement droit.
liquides bouillants, les ont brûlés vifs. » Au bagne, le faussaire! (Voir la protestation des évêques belges, publiée au Havre, en janvier 1916.)
187. ScHRORS, professeur à l'université de Bonn. Excitation des catholiques allemands à la haine des catholiques français et belges; propagande par la voie de la presse en faveur de (c la mission divine » de l'Allemagne (i 9 1 4 et 1 9 1 5).
188. Gustave Lochard, de Remogne, Belge ou Allemand (?). Faussaire, faux témoin soudoyé par les Boches pour affirmer cette monumentale bêtise que les 28^ et 30^ dragons français et une batterie d'artillerie ont franchi la frontière belge le 31 juillet 19 14! (Voir la protestation des évêques de Belgique, publiée au Havre, en janvier 19 16.)
189. Von Hellingrath, général, ministre de la guerre de Bavière. Déclarations en faveur de l'assassinat sur mer et des vols de territoires, en janvier et février 1 9 1 7.
190. Von Lochow, général, ancien commandant du 3^ corps d'armée, corps du Brandebourg. Auteur du bombardement de la ville, des églises et de la cathédrale de Soissons, ville ouverte (janvier 191 5). Incendie et pillage de plusieurs villages. Vols de vivres. Emprisonnement et déportations d'habitants. Viols de femmes et de jeunes filles dans les tranchées.
GUILLAUME II ET SES COMPLICES 28f
Chargé par Guillaume II de commander (( les troupes de choc » devant Verdun, il s'y fit battre par le général Nivelle, le 24 octobre 1 9 1 6. Disgracié par le kaiser en février 1 9 1 7.
191. X., officier commandant les deux sousmarins qui torpillèrent et coulèrent sans l'avertir le paquebot anglais California, le 8 janvier 1 9 1 7. 45 morts ou noyés, marins et passagers, dont 4 femmes et 3 enfants ; 40 blessés dont 9 femmes et 3 enfants.
192. X., officier commandant le camp de déportés de Gustrow (septembre 19 14 à fin 19 16). Mauvais traitements envers les prêtres français déportés après notre victoire de la Marne. Affamement. L'abbé Lisel, de Champagne, âgé de 80 ans, mort de faim. Brutalités et cruautés envers 37 vieillards français. (Témoignage recueilli par zM, Gome\ Carrillo^ publiciste neutre^ en février JQiy-)
193. X., oberleutnant, adjoint au commandant du camp de Gustrow. Mêmes crimes que le précédent. (éMême témoignage.)
194. Heinrich Albert, ancien directeur de la propagande allemande aux Etats-Unis, conseiller financier de l'ancien sous-secrétaire d'Etat Dernburg. Espionnage. Complicité dans les crimes et attentats contre les usines, voies ferrées et ponts américains. Parti avec Bernstorff en février 19 17.
195. WoLFF VON Igel, ancien secrétaire de l'attaché consulaire Vou Pappen, agent secret boche aux Etats-Unis, compromis dans le complot visant à la destruction du canal Welland. Des listes de complices furent saisies chez lui par la police de New- York, et il dut fournir caution. Parti avec Bernstorff en février 19 17.
196. Von Wiegand, journaliste allemand, opérant aux Etats-Unis. Faussaire, diffamateur de l'Entente, complice de toutes les manœuvres louches des Germano-Américains. Parti avec Bernstorff en février 19 17. (L'empressement mis
f)ar ces divers agents de Bernstorff à quitter 'Amérique, après la rupture des relations diplomatiques avec Berlin, est un aveu flagrant de leur culpabilité.)
197. Viétrich Schaeffer, professeur à Berlin. Excitation au pillage des musées de Belgique et de France. S'est déclaré partisan des annexions à outrance (vols de territoires), dans une réunion tenue à Berlin, le 19 janvier 19 17.
198. X., directeur de h Gaiette du T{hin et de Westphalie, organe attitré de la maison Krupp et des métallurgistes rhénans. Depuis 1905, excitation quotidienne à la guerre contre la France et au vol de territoires. De I9i4à 191 7, redoublement de haine et d'excitation m crime.
1 99. X., consul général d'Allemagne en Syrie.
En décembre 1916 et janvier 19 17, il s'est fait le complice de Djmal pacha dans raffamement systématique des populations syriennes et libanaises, d'où 150.000 personnes mortes de faim. (Ce nouveau crime, comme celui du massacre général des Arméniens, toléré par die, couvre à jamais de honte l'Allemagne,)
200. X., officier supérieur de réserve, commandant le camp de Lamsdorff (Silésie). Actes de cruauté commis sur les prisonniers de guerre russes. Beaucoup de Russes attachés au poteau pour des motifs insignifiants, en 19 16 et 19 17. (Les Boches ont nié le fait ; mais les Alliés possèdent des photographies attestant l'authenticité de ces actes de cruauté. L'Illustration en a publié une en mars 19 17.)
201. Hermann, sujet allemand, employé aux archives de l'Etat, à Rome. Un des espions que l'Allemagne entretient à Rome depuis la déclaration de guerre et le départ du prince de Biilow. S'est fait naturaliser italien pour mieux espionner, naturalisation absolument nulle par suite de la loi Delbriick. Signalé comme tel à la Chambrp des députés d'Italie par M. de Felice.
202. Beloch, sujet allemand établi à Rome et soi-disant archéologue et historien. En réalité, espion aux gages de l'Allemagne. En mars 1 9 1 7, la presse romaine réclamait formellement son expulsion. Signalé à la Chambre italienne par M. de Felice, député.
203. Rettenmayer, entrepreneur de transports à Wiesbaden. Directeur d'une entreprise pour le transport en Allemagne des meubles et machines électriques volés en France et en Belgique, par conséquent complice par recel des vols et pillages (avril 1 9 1 7). La preuve de cette complicité est établie par une annonce parue dans la Galette de Cologne.
204. X., officier supérieur, qui, sur l'ordre du prince Eitel-Frédéric de Prusse, ou du kronprinz Rupprecht de Bavière, pilla, incendia et détruisit le château historique Balny d'Avricourt (Oise), dans la nuit du 13 au 14 mars 19 17.
205. Von Falkenhausen, général prussien, commandant du front nord-alsacien en 1 9 1 5 . Détention arbitraire de patriotes alsaciens, menaces contre les populations. Gouverneur général de la Belgique occupée en mai 19 17, successeur de l'atroce brute Von Bissing, il a débuté par voler 250.000 francs à la Société Générale de Belgique (amende de 200.000 marks), sous prétexte « qu'elle avait correspondu avec le gouvernement du roi Albert )>. Après quoi, reprise des manœuvres visant à séparer les Flamands des Wallons et nouvelles déportations % pour per-
I. Les déportations de Belges et de Français. ne sont pas autre chose qu'im système de destruction de la race, autrement dit à' assassinat. Moyen employé par les Barbares : insuffisance de la nourriture en vue d'amener la mort ou la tuberculose des déportés. Une preuve entre cent autres : sur 587 ouvriers déportés appartenant à la commune d'Ecaussines d'Enghien (Hainaut), 62 sont morts en Allemagne,
mettre de voler et d'envoyer en Allemagne le matériel industriel et agricole belge. Vol de 62.500 francs à la commune de Winghene, motivé par la découverte dans cette commune de deux vieux fusils de chasse hors d'usage, et vol de 6 2 . 5 00 francs à la commune d' Aeltre (Flandre orientale), parce que la population s'était livrée <s: à des manifestations hostiles à l'occupant ». Von Falkenhausen, digne émule des deux bandits qui l'ont précédé, a ordonné l'ouverture, dans les banques belges, des coffres-forts appartenant à des particuliers, — coffres-forts dont le contenu sera envoyé à Berlin', — et décidé qu'à partir du 15 juin la Belgique paiera mensuellement aux bandits 60 millions au lieu de 50. (Au début, le vol mensuel était de 40 millions.) Trois patriotes belges fusillés à Liège, en juin 19 17. Déportation de M^'' Legraive, évêque suffragant, et emprisonnement de 20 prêtres du diocèse de Malines.
206. VonSchussler, général commandant la 17^ division de réserve. Complicité dans les crimes commis en Picardie et en Artois, pendant la retraite (mars 19 17).