Karl-Q4ugust Kuhn, lieutenant au
d'infanterie, professeur d'histoire à l'académie militaire de Charlottenbourg. Excitation au vol de territoires français, belges et russes. Propagande en faveur de la domination mondiale de l'Allemagne. Diffamation des Alliés \
j6. X., lieutenant au 22^ régiment de dragons. Il viola la frontière française, le 2 août 19 14, à Reppe (territoire de Belfort), trente heures avant la déclaration de guerre.
77. LiNCKE, officier de réserve, docteur en droit, commandant militaire de la gare du Nord, à Bruxelles, en août 19 14. Complicité dans les détentions arbitraires de non-combattants.
78. X., lieutenant d'infanterie prussien. Le 23 août 19 14, à Oudrigny (Belgique), il fit tirer sur une voiture de la Croix-Rouge contenant des blessés, et vola la voiture.
79. X., officier d'infanterie (i'^ armée. Von Kliick). Le 3 septembre 19 14, à Baron (Oise), il vola 8.000 francs en espèces, des bijoux, du linge et 1.500 bouteilles de vin à M. Pvobert, notaire. (Déposition T{pberr.)
80. HoRST Nagel, officier stellvenreter. adjoint au commandant du camp de prisonniers de Doeberitz, en 1 9 1 4 et 1 9 1 5 . Il trompa le délégué neutre, qui visitait le camp, sur le
I . La Revue de Paris du i^r janvier 1917 a donné de curieux détails sur cet individu.
véritable régime imposé aux prisonniers français.
81. X., officier, chef de kommandantur à Reinhaben, en août 19 14. Il exigea de M. Jules Cambon, ambassadeur de France, la modeste somme de 3.600 marks en or, soit 4.500 francs, pour le paiement de son voyage jusqu'à la frontière danoise \
82. X., officier au 178'' régiment d'infanterie (saxon), 12^ corps d'armée (i'^'* saxon). A Rethel (Ardennes), le i^*' septembre 19 14, après avoir déploré les crimes des Boches, il finit par voler un imperméable et (( un superbe appareil photographique pour Félix ». (cAveu consigné su?son propre carnet.)
83. Frohner, lieutenant de vaisseau, commandant le sous-marin U. C. 12. Pose de mines dans les eaux italiennes avant la déclaration de guerre de l'Italie à l'Allemagne. Armes de guerre fournies aux Tripolitains contre l'Italie (juin 191 5 à février 191 6).
84. KôRTE, médecin général militaire en 1 9 1 4 et 191 5. Il a toléré l'assassinat et le vol de médecins et de blessés français par certains médecins militaires, placés sous ses ordres, et n'a
I. La somme fut restituée par la suite. Mais le procédé, bien digne de la goujaterie teutonne, n'en demeure pas moins coupable.
jamais protesté contre leur abominable conduite.
85. Reiske, médecin de corps d'armée en 1914 et 1915. Au dire de ses subordonnés, il approuva hautement les atrocités commises en Belgique, en août 19 14.
86. KiouKA, médecin-major. Dans un rapport officiel (191 5), il déclara (( suffisante et de bonne qualité » la mauvaise nourriture inffigée aux prisonniers de guerre, sachant parfaitement que ce régime les rendait tuberculeux.
87 et 88. X. et X., médecins militaires. Au mépris de toute dignité professionnelle, ils participèrent au pillage de la maison Binder, à Choisy-au-Bac (Oise) (août 19 14). Un des péchés mignons des médecins militaires allemands.
89. Wilhelm X..., médecin militaire, originaire du Schleswig. Dans une lettre écrite par lui et son camarade Fritz X... à une dame boche, il se déclara enchanté des crimes commis par les Barbares en Belgique et en France (août 19 14).
90. Friti X..., médecin militaire. Complice du précédent, signataire de leur honteuse lettre, tombée entre nos mains et nous révélant la même opinion chez leur chef hiérarchique (N"^ 85).