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Comment Marot entreprit et poursuivit la traduction des psaumes de David

Depuis le xvii« siècle, la gloire littéraire de Clément Marot était fondée sur quelques pièces légères : le rondeau du « doux nenny », des épigrammes, une épître à Lyon Jamet, deux épîtres au roi. L'originalité de son art semblait avoir été complètement définie par la formule qu'en avait donnée Boileau : un k élégant badinage ». Son oeuvre grave restait négligée des lettrés, lorsqu'en 1878, O. Douen montra quelle avait été, dans l'Église réformée, la fortune extraordinaire de la traduction du Psautier'. En même temps, il exposait les circonstances de la composition et de la publication de cette œuvre. Plus récemment, voici que les thèses de M. Laumonier^ et de M. Martinon-' ont attiré l'attention sur la valeur des formes lyriques du Psautier et sur l'importance de ce recueil dans l'histoire de la poésie française. Des études de ces érudits, il résulte que la réforme rythmique de Ronsard procède directement du Psautier de Marot*. Bien plus, on a pu dire que cette réforme date de Marot

1. O. Douen, Clément Marot et le psautier huguenot, Paris, Impr. nat., 1878-79, 2 vol. gr. in-8*.

2. Ronsard poète lyrique, Paris, Hachette et C'*, 1909, in-8*.

3. Les Strophes, étude historique et critique sur les formes de la poésie lyrique en France depuis la Renaissance, Paris, H. Champion, 1912, in-8*.

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