POST-SCRIPTUM
Quant à nos présidents de la République, leur fin banale n'offre rien de « mystérieux ». Adolphe Thiers, dit Rochcfort, est mort à Saint-Germain-en-Laye, d'une indigestion de haricots. Ce n'est pas tout à fait exact. 11 a succombé à une apoplexie qui troubla la digestion et lui fit restituer son repas au début de l'agonie. Notre mordant ironiste et enfant terrible de la Presse a pris l'effet pour la cause. — Sadi Carnot mourut assassiné comme Henri IV, mais à Lyon, victime de son imprévoyance et de celle de la police, laissant Caserio, l'anarchiste italien, émule de Ravaillac, monter à son aise sur le marche-pied de sa voiture découverte. Pourquoi les souverains et présidents de République, exposés aux coups des fanatiques, ne portent-ils pas une légère cotte de mailles ? S'ils avaient pris cette précaution élémentaire, on n'aurait paé eu à déplorer leur assassinat. — Enfin Félix Faure succomba à une hémorragie cérébi-ale, avec sa connaissance, comme Philippe d'Orléans, mais non pas dans les bras de... la religion. Décidément l'histoire se renouvelle perpétuellement.
Jadis, les Souverains Mérovingiens inaugurèrent le règne des Fainéants : de nos jours, le peuple, devenu souverain, les imite. C'est le progrès... de la paresse, de l'alcoolisme, de la dépopulation et de la décadence de la France à brève échéance. Au demeurant, les initiales R, F de République Française ne sont-elles pas celles de Rien Faire, devise fatidique.
if