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(1) Les « espèces », les « accidents » du pain et du vin, dns IEEE langage de l'époque, c’est leur couleur, odeur, saveur, HAE etc
[e 2) Concile de Trente. — Sess. x, de cucharistia, cn: ; Sess. XXH, de sacrificro missae, C0. 1-2; Sess. XXI, de ordine, En: TEE Con- à +: de Trente (Autriche) ra de 1545 à 1563.
(3) M Loisy a tori d'employer ce terme qui laisserait croire qu'il admet des apparitions objectives, tandis qu’il n'admet que des visions. Æ ayant une valeur objective pour la foi, et non pas physiquement, matériellement parlant. Que de subtilités pour sauvegarder son re, Es doxie — qE F Eglise d’ailleurs lui refuse! É
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srtdpe du festin messianique où il avait convié ses bare ar (P- 244).
“ __ $ 3. — La Pénitence.
« Ine me paraît pas nécessaire de prouver longuement que Jésus n'avait pas réglé, pendant sa vie mortelle, les conditions de la rémission des péchés commis par les croyants baptisés. Les textes qui concernent [a rémission des péchés sont ce que j'ai appelé déjà des paroles du Christ glorifié (2), soit qu'elles se trouvent dans des discours attribués à Jésus ressuscité, comme c’est le cas pour la parole de Jean que le concile à citée, qu’elles affectent le caractère d'additions rédactionnelles, comme c'est le cas pour celles qui-concernent, dans Matthieu, la correction fraternelle et le pouvoir de lier et de délier (3). Plusieurs de ces textes ne se rapportent pas à la pénitence ecclésiastique indépendamment du bap- .tème. On peut admettre et il est vrai qu'ils supposent
. dans l'Eglise la conscience d’un pouvoir de rémission illimité én principe, et dont il appartient à l'Eglise de déterminer l'application. Mais, dans les documents
» évangéliques, c’est le baptème qui est visé-principalement. à
« Comparez avec les tableaux parallèles de Matthieu et de Luc la scène du quatrième Evangile où Jésus donne aux apôtres l’Eprit-Saintet Le pouvoir de remettre les péchés : vous Verrez que « reméttre les péchés », dans la perspective johannique, équivaut à « instruire . les Gentils en les baptisant », dans la perspective du premier Evangile, et à « prêcher le répentir aux
nations pour la rémission des péchés », dans celle du
= (1) N'oublions jamais que toutes ces croyances ne sauraient être
justifiées par l'Wsforien; « ce sont là (vient de nous répéter M. Loisy) <e sont là des vues de foi».
(2) C’est toujours le grand deus ex ma hina de M. Loisy, sans lequel il ne pourrait faire tenir debout son mythe catholique et aboutirait, <omme nous, à de simples mythes religieux. Ç [(3) Marri. XVI, 15-18 (XVI, 19).] ©
mdr |
troisième. Il ne peut être question, dans Euc, de: confesser les Gentils, ni même de les admettre à la pénitence ecclésiastique; il n’en est pas question davantage dans le quatrième Evangile. Il s'agit de l'admission des convertis dans l’Ezlise,, et conséquemment du baptème.
« Mais on dé dire que l'autorité apostolique n’est point épuisée par là, et que, si l’ Eglise peut refuser le baptême aux indignes, comme elle l'accorde à ceux qui sont bien disposés, elle garde sur les baptisés, relative ment au péché, un pouvoir qui se manifeste aussi sous: une double forme, Positive et négative, par la conces-
sion ou le refus d’ absolution, selon le besoin et l'oppor-
tunité. Ces textes montrent que la communauté-chré tienne s’est, dès l’origine, attribué un tel pouvoir;et, qu'elle croyait le tenir (x) du Sauveur ressuscité, comme: la mission de prècher l'Evangile ». æe 247 à 240.)
$S 4. — Conclusion aétér se
« Si donc il est une chose évidente, c'est que l'idée:
générale de l'institution sacramentelle, comme elleest
énoncée dans les décrets du concile de Trente; nest pas” |
une représentation historique (2) de ce qu'a fait Jésûs. ni de ce qu'a pensé l'Eglise apostolique, maïs une interprétation authentique, je veux dire autonisée pour la foi, du fait traditionnel. Je n'avais pas à défendre: cette interprétation sur le terrain de l’histoire primitive, puisqu'elle ne concerne pas, qu elle ne pouvait concerner directement l’histoire. Je ne me reconnais pas
(1) M. Loisy, avec ses « vues de foi » ne peut conclure autre chose
La conscience humaine n'a-t-elle pas le droit dlexiser davantage”
avant de se soumettre à l’absolue autorité de l'Eglise? 14 Eglise ellemême le croit, invoque des preuves historiques. Mais la Re es a démolies, M. Loisy l’atteste.
(2) La foi et l'histoire forment donc pour M Loisy deux te Fes distincts. Comme on l’a dit très justement, c'est l4or dire dans l'histoire libre ». (C. Tardieu). — Oui, mais que rous voilàdoin du vrai catholicisme !!..
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LL NT UT PE Te 4. amis, trad
le droit d’altérer le sens des textes à seule fin de présenter comme historique une conception qui ne l'est pas.
« M. Ha:nack et tous les protestants s'appuient sur le caractère non historique de cette conception pour battre ‘en brèche la légitimité des sacrements. Avais-je un
autre parti à prendre que de me reporter au fait évangé-
lique? J'ai voulu montrer comment le principe sacramentel avait été admis et posé par lé Christ lui-même, qui, à aucun moment de son existence terrestre, n'a manifestél mtention de fonder une religion sans culte, et n'en a même pas énoncé l’idée. Jésus a conçu le royaume des cieux comme une société réelle, extérieure, visible, où l'individu n'était pas seul avec Dieu, mais allait à Dieu dans la communion de ses frères; où la justice intérieure se traduisait en œuvres, et où la piété du Cœur n'excluait pas les actes communs et publics de la
religion. Je pense avoir prouvé que l'Eglise apostolique
et saint Paul, même l’auteur du quatrième Evangile, où se trouve la formule du culte en esprit, n’entendaient nullement ce culte au sens que voudraient faire prévaloir certains critiques protestants de nos jours. J’ai dit
comment le culte chrétien s'était développé en partant
de l'Evangile et de la tradition apostolique; comment
la détermination théologique de la doctrine avait été
subordonnée à ce développement; comment enfin les intentions spéciales, invérifiables et invraisemblables
pour la plupart, que l’on voudrait prêter au Christ de
l'Evangile, sont avantageusement (1) suppléées par la
- volonté indéfectible du Christ vivant dans l'Eglise, par action permanente de l'Esprit qui anime la foi et qui réalise pour elle tout ce qu’elle croit. Le point de départ
du culte chrétien est bien réellement dans l'Evangile,
mais c’est l'Esprit du Christ ressuscité qui a donné sens et vie aux rites; c’est l'Esprit qui « a enseigné toute
{1} Hypothèse avantageuse, en effet, commode pour le théologien.
Mais ce n'estlà qu'une construction de la foi, un mythe qu'on èst libre
d'admetre puisqu'il n’y a plus, comme on le croyait jadis, de preuves
É: Die historiques, textes ou miracles qui l'imposent.
vérité » à l'Eglise, comme l’a fort bien vu et fort bien dit l’auteur du quatrième Evangile (1). 2
«Je n’ignorais pas l’abîmé qui.se creuse entre la vérité ;
de l’histoire, chaque jour mieux connue, et la donnée théologique matériellement comprise, c’est-à-dire enten-
due à la fois comme une expression directe et fidèle de la réalité primitive, et comme une expression adéquate …
de l’action divine dans l'Eglise par le moyen des symboles sacramentels. Je n’ai point insisté sur cet écart, parce que je n’écrivais pas, quoi qu’on ait dit, pour
inquiéter les croyants qui ne savent pas, mais pour ras.
- surer les croyants qui savent, et que je pensais atteindre ce but en ruinant, par un exposé véritable du développement chrétien, l’objection des savants qui ne croient pas. Si cet exposé a des lacunes, tout le monde
peut le compléter; s’il contient des inexactitudes, tout -
le monde peut le corriger. Ce qui importe est la vérité
générale de l'aperçu historique, la valeur de l'effort |
tenté pour donner au culte catholique, non seulement
une explication, mais un fondement dans la plus indis-. +
cutable réalité de l'Evangile et dans la plus intime …
nécessité de la religion. Si le résultat de cette tentative
est par trop insuffisant, que de plus vigoureux esprits la
renouvellent : pour être ardue, la tâche n’en est que
plus digne de leur courage, de leur science et de leur.
= foi -(PT255 259)
[() Jean, xiv, 26; xvi, 13].