LA QUIDDITE, OU DE LA VRAIE VOIE
Sephcre : Kether.
FrucLiis Spiritas : Chantas.
Série spirituelle : Seraplis.
Onomie Apollonide : Epicourios.
Muse : Clio.
Signe : Bélier.
Arcane : Octénaire.
Œuvre arislique : Rompre le courant social.
Génie d Orient : Lao-Tscu.
Génie d'Occident : Vincent de Beauvais.
Le problème de la vie raste insoluble, tant que rintelligence ne le pose pas, devant la volonlé.
Pour beaucoup, ce problème revêt un caractère d'exclusive nécessité : tant que l'homme doit pourvoir h son existence matérielle, il n'est pas dans les conditions initiatiques ; et devant qu'il ait résolu la question de son
lyO AMPHITHEATRE DES SCIENCES MORTES
existence, il ne saurait de s'informer sur 1 au-delà.
Cependant l'entraînement aristique ne s'élève pas, impossible aux pauvres, les plus doués et les plus intéressants des hommes, au moins dans leur jeunesse. Rien n'est aussi bon marché que les chefs-d'œuvre : AthaUeei Polyeude coûtent deux sous.
A. LXIV. — La principale divergence, entre la magie sémitique et la magie aryenne, réside dans la conception optimiste ou pessimiste de la personnalité .
L'initié hindou conçoit son devenir en dépersonnalisation; Tinitié sémite et chrétien, au contraire, aspire à la confirmation et à la croissance de la personnalité
Cette vue différente, qui a des conséquences énormes, s'explique banalement par le climat, c'est-à-dire l'action cosmique.
La nature orientale enveloppe de ses effluves le Bouddhiste et dissout sa volonté ; au contraire l'Occidental, entouré d'un phénoménisme inclément ou neutre, se dégage aisément de la pression cosmique ; un autre danger le menace.
m. COMMENT ON DEVIENT ARISTE I7I
A. LXV. — La volonté de r Orientai doit lutter contre la pression cosmique, la volonté de l' Occidental contre la pression sociale.
L'homme doit perpétuellement se reconquérir contre les mille formes de l'antagonisme, force dissolvante, née du conflit des virtualités.
Si la mystique chrétienne a des côtés hindouSj l'Aristie apparaît d'essence sémitique : elle procède par rationalité.
A. LXVI. — Il y a deux Jormes de perfection : l inconscient en Dieu, apanage de la religion ; et la conscience intellectuelle, méthode magique .
Or la conscience se révèle et se développe par le recueillement : il faut savoir faire le silence dans son âme, pour se développer intellectuellement ; et ici l'exemple sera donné par l'animal : l'insecte, dès qu'il a trouvé une proie, la charrie vers son trou. Ainsi l'Ariste, après toute vibration vive, doit s'enfermer, moralement achever de vivre la vibration et la juger.
D'où vient que tel acte de notre vie demeure plus coloré à la mémoire que d'autres équivalents? Invariablement, cela provient des
172 AMPITITIÏÉATRE DES SClEPs'CES MORTES
Circonstances qui nous ont dispose à réfléchir et à commenter. La vie morale ne consiste pas à multiplier les impressions, mais à les approfondu' ; comme la puissance d'une leclure dépend des livres étudiés et non des livres lus.
A. LXVJI. — Lame se nourrit d'émotions et l'esprit d'idée.;, comme le corps se substante de matière : et l'Ariste est celai qui choisit ses émotions et ses conceptions ', car notre être abstrait se constitue par r acquêt perpétuel de la vie,
II y a une anémie de lame ; une médication fortifiante lui correspond : il y a des fièvres de l'esprit et une hygiène qui les prévient et une thérapeuliquc qui les jugule.
Selon la Tahle d'Emeraude, le monde matériel serait l'image orossière mais exacte du monde moral ; et l'Etat moderne, qui assainit les rues, empeste les âmes, avec la même sérénité. L'ignorance occidentale paraît sans borne sur le plan supérieur. Le caraclère d'hôpital, du couvent et de l'église, qui le vçit? Le rôle psycopathique du théâtre, qui s'en doute ?
A. LXVIIL — Il y a un double phénomène inobservé : le respir et lexpir animique, qui s homologue à la respiration corporelle»