AD ROSAM PER CRUCEM XXI
hiératique,' M. Daiuncricy un artiste d'autorité; des intelligents aux autres rôles ; f affiche, je mande aux journaux. Notez que si le Dôme Central nest pas situe sur les grands boulevards, la critique est allée au théâtre Montparnasse et quon jouait Babylone en matinées.
fai donné cinq représentations.
Hors de ceux que je nomme au seuil de ce livre, le silence le plus absolu a régné dans toute la presse. Ah ! j^ admets fort bien qu'on juge ma tragédie dé~ testable et qu'on le dise, que Von s'en moque comme J. T. des Débats, mais je m étonne devant le refus de me juger, et je Vai écrit à M. Sarcey :sil y a une honnêteté pour critiques, les critiques parisiens ont été de malhonnêtes gens.
Comment, toute la corporation s amuse à parler de moi à propos de rien, ra accusant de me livrer à une réclame effrénée, alors quils ne niont jamais vu certes; et le jour où je fais un effort aussi lourd que de monter un théâtre, ils refusent de ni entendre. A la première, il était venu plus de j^ieuj^s décidés que d'enthousiastes ; on s'attendait à quelque folie et devant la tragédie racinienne la plus classique il a fallu écouter, sinon admirer.
Alors le bruit s'est répandu qu'on ne pouvait plus blaguer, et, ne pouvant plus blaguer, ils se sont tus.
- Ils parleront, disent-ils, si je fais jouer dans un théâtre du boulevard .
Eh bien! j'y viendrai peut-être un soir, j'y viendrai avec le Père du théâtre, avec Sa Majesté Eschyle.
Seul son Promëthée enchaîné est venu jusqu'à nousy J'ai refait les deux volets de ce tryptique, j'ai i^efait Proniéthée porteur de feu^ et Prométhée délivré.
Et les trois mille spectateurs de Babylone qui croient en moi seront ce soiî^-là récompensés. Et je pourrai crier comme le fus de Gaïa :
« Voyez ce que j'ai souffert pour la Justice et pour le Beau ! »