CHAPITRE III
Savoir ponctuer et savoir respirer. — Ponctuation graphique. — Signes de ponctuation.— Ponctuation orale. — Quels sont les mots qu’il ne faut pas séparer? — Exemples. — Incohérences de la parole chez le sourd-parlant qui n’a pas appris à ponctuer. — Emploi du toucher comme correctif. — Respiration. — Retour des poumons à la position de repos. — Exercice. — Emploi simultané du toucher et de la vue. — Emploi du miroir.
Savoir ponctuer et savoir respirer sont deux conditions importantes que l’enfant jouissant de tous ses sens réalise assez vite par imitation, guidé par son oreille. Il n’en est pas de même du sourd-parlant. Celui-ci, même lorsqu’il est assez habitué aux principales anomalies de l’orthographe, s’arrête après chaque syllabe, chaque mot, au bout des lignes, alors que le sens ne le permet pas et lors même que le mot est coupé en deux. A chacun de ces arrêts, il fait une inspiration plus ou moins profonde. Cet ensemble de défauts produit des résultats pitoyables : le sourd-parlant ou lisant dans ces conditions est ininlelligible pour un auditeur qui ne sait pas interpréter, « ramener au point » cette parole défectueuse. Il est à craindre que le professeur ne s’habitue trop à cette parole - informe pour d’autres, facile à comprendre pour lui - qu’il ne se gâte 1 oreille, et ne se fasse trop illusion, à la longue, sur les
résultats qu’il a obtenus. Il aura à réagir contre ses impressions et, se méfiant de ses propres oreilles, il de\Ta, le plus souvent possible, faire appel au contrôle d’auditeurs moins prévenus.
Il y a deux sortes de ponctuations à observer : la ponctuation graphique et la ponctuation orale.
Nous allons examiner chacune d’elles et nous parlerons, ensuite, de la respiration.