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INTRODUCTION
Quelques-uns accusent beaucoup ce siècie-ci ; d'autres, au contraire, le louent avec excès.
«•...• Il n'avait mérité
» Ni cet excès d'honneur, ni cette indignité. »
Ce siècle-ci est comme tous les siècles : il a
1. Par un sentiment que le lecteur appréciera, nous croyons devoir faire observer que des fragments du présent ouvrage ont été publiés dans un journal de Bruxelles, bien avant l'apparition d'un livre analogue dont il a ^itô question en ces derniers temps.
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INTRODUCTION
du bon et du mauvais. Ce qui lui nuit le plus, c'est sa présomption et sa vanité. Il se pose comme le modèle de Favenir, comme le réformateur du passé. Tout ce qui a été fait avant lui ne vaut rien; tout ce qui se fera après émane de lui seul. — A peine accorde-t-il quelque mérite à son père, le xviii% et encore il le lu. conteste, excepté sur un seul point : Thonneur de ravoir précédé et préparé. — Cela suffit à sa gloire.
A cela près, c'est une époque bigarrée, de pièces et de morceaux : elle a culbuté ce qui existait et n'a pas rempli la place; elle est mal élevée ; elle dédaigne les leçons de ses pères, et ne crée pas de lois nouvelles ; elle sent ce qui se doit et ne le fait pas, peut-être parce quelle n'est pas assez instruite, peut-être parce qu'elle
INTRODUCTION
ne pense pas suffisamment à ce qu'elle regarde comme puéril.
Il m'a semblé utile, en face de cette indifférence, de rassembler lea anciennes traditions, qui plaçaient la bonne compagnie française à la tête de la société européenne. Bien des gens les ont oubliées ; bien d'autres ne les ont jamais connues. Sans doute, il en faut éloigner des usages que nos habitudes ne comportent point, mais tâchons d'en conserver le plus possible» C'est un frein, et l'on ne saurait en avoir trop par le débordement d'idées qui court.
Ce petit livre a sa raison d'être : on me l'a souvent demandé. Il fixera les irrésolutions, c'est une sorte de code à consulter. Je ne me donne pas comme infaillible au moins, je crois pouvoir allier les devoirs du cœur avec ses
INTRODUCTION
INTRODUCTION
élans et avec les obligations du monde, je croîs
pouvoir enseigner la vie à ceux qui l'ignorent :
une longue expérience m'en a révélé les secrets.
Je tâcherai d'amuser mes lecteurs, d'offrir
tout à la fois un passe-temps et un guide. Je prendrai l'existence dès son début pour la conduire à sa fin, en entrant dans les détails de chaque circonstance, sans m'engager à suivre un plan et un ordre réguliers, afin de mettre plus de variété dans le récit. Vous voudrez bien m' accompagner, je Tespère, vous voudrez bien m'accorder l'indulgence et la sympathie auxquelles vous m'avez accoutumée ; ce sera pour moi un encouragement précieux.
Nous commencerons par la pierre angulaire de la société, la maîtresse de maison. Toutes les classes reçoivent aujourd'hui; il n'y a plus
de privilèges pour la naissance et pour la richesse. Toutes les femmes doivent donc apprendre l'art difficile et charmant de rendre leur logis agréable à ceux qui y viennent, toutes les femmes doivent viser à être aimables, à attirer auprès d'elles leurs amis, voire même leurs envieux. C'est la plus belle victoire de notre sexe que de se faire aimer : nous régnon? par l'amour, par l'amitié, par l'estime, par le sentiment, enfin. Ce sceptre-là, il n'est pas de révolutions qui le brise. Sachons donc le conserver, et sachons nous en servir à propos.
COMMENT