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MARCHE ORDINAIRE

Fig. 28. Images chronophotographiques réduites à la moitié gauche du corps et des posées dans leurs positions respectives.

plus de la verticale, est plus favorable à la progrès- i sion.

Ces photographies donnent déjà une idée des différences entre ces deux modes de progression; mais, pour marquer les variations d’attitudes qui se produi- sent dans toutes les phases du pas, il faut examiner toutes les figures successives fournies par la série d’épreuves photographiques qui décomposent le pas. , ■’ Pour les rendre facilement intelligibles, il suffit d’im-

graphique

briquer ces figures à leurs distances respectives en supprimant une moitié du corps. Nous possédons ainsi toutes les positions occupées par l’individu dans l’espace pendant la durée du pas complet.

Les figures 28 et 29 nous représentent la moitié gauche du corps pendant la durée d’un pas de marche exécuté par le pied gauche. La longueur du pas est plus grande dans la marche en flexion et. malgré cette augmentation de longueur du pas, l’ondulation marquée par la ligne des têtes est bien moins prononcée. Le corps est plus ramassé, l’homme paraît plus petit et rase de plus près la terre.

Nous comprenons déjà l’avantage de la marche en flexion.

La force de propulsion se rapproche plus de l’horizontale. La décomposition de cette force, suivant le théorème de mécanique, montre qu’une plus grande partie est employée à la propulsion et une moindre à l’ascension verticale. Par suite il y a moins d’à-coups et la vitesse de progression est plus uniforme, puisqu’au lieu d’être utilisée pour soulever le corps au moment où le centre de gravité passe en avant de la base de sustentation, la force est employée à la progression.

On voit également le jeu des articulations. Au moment du posé, les trois articulations du membre inférieur sont plus fléchies dans la marche modifiée; cette flexion augmentée persiste pendant presque toute la durée de l’appui du pied, et ce n’est qu’à la fin de cette phase que la jambe entre en extension. Le membre inférieur commence alors sa période d’oscillation qu’il peut prolonger davantage grâce à sa flexion

ÉTUDE SCIENTIFIQUE

et grâce à l’extension plus considérable du membre opposé.

Il en est de même pour la course. Dans cette allure modifiée, le pas est plus allongé, les ondulations de la tête sont moins fortes, le corps ne présente plus la raideur de la course ordinaire, et cette idée de souplesse provient de cette flexion plus grande des articles.

Pour déterminer la vitesse on a établi en bas de la figure une échelle du temps divisée en dixièmes et vingtièmes de secondes. Cette échelle sert à mesurer les durées absolues des appuis et levés alternatifs du pied dont la rotation a été représentée suivant la manière ordinaire par des bandes teintées de hachures et dont la longueur correspond à la durée de l’appui. On voit ainsi dans la figiire 28 que l’appui de chaque pied dure 49 centièmes de seconde, le levé 35 ; enfin que la période de double appui est sensiblement de 7.

On pouvait choisir arbitrairement un point quelconque pour origine de ces diverses rotations ; nous avons préféré placer l’origine de chaque rotation d’appui verticalement au-dessus du point où se trouvait à cet instant la tête du marcheur.

On voit ainsi que la durée du demi-pas est moindre dans la marche en flexion, bien que ce demi-pas soit plus grand. M. de Raoul exécute ses demi-pas en 0 sec. 35 au lieu de 0,45. Ce demi-pas arrive à être de l'“,14 quand l’individu est bien lancé, au lieu de 0“,81, longueur dans la marche classique. Ce qui donne 11.430 mètres au lieu de 6.480 mètres à l’heure.

Ces figures ne nous permettent que des appréciations visuelles ; il nous reste encore à les traduire en chiffres. Aussi avons-nous recouru aux épures chronophoto-

Marche. 6

graphiques construites en déterminant dans chaque figure les trois centres articulaires importants du ( membre inférieur et en prenant un point fixe sur la \ tête du sujet. Ces épures remplacent avantageusement !

celles que donne la chronophotographie, sur plaque ! fixe, du sujet vêtu de noir avec les axes des membres

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