CONCLUSION. I
pourrait être un premier agent d'entente et de vulgarisation.
A l'École des beaux-arts, où l'élève ne commencerait à peindre qu'après avoir reçu de solides éléments de technique, un laboratoire de chimie surveillerait la production des marchands. Tout fabricant devrait demander l'approbation de ses produits et autoriser le chimiste à en vérifier sans cesse la fabrication. Toute couleur serait approuvée d'abord et surveillée ensuite.
Un Conseil de technique^ composé d'artistes, de chimistes, d'amateurs d'art, serait chargé de surveiller et d'étudier toutes les questions de technique.
Enfin, un Musée de technique tiendrait et conserverait des peintures en observation.
Préparations, ébauches, morceaux achevés, ces œuvres seraient commandées à des artistes qui donneraient exactement leur manière de peindre. On conserverait et leurs indications et leurs tableaux, de manière à pouvoir vérifier la solidité de leur peinture.
Ce musée, organisé dans des conditions très prudentes au point de vue des tableaux, préparerait des documents capables de fournir, un jour, des renseignements de bonne et solide technique.
En attendant, le Périodique de la technique recueillerait les procédés les plus sûrs, ceux dont l'expérience aurait prouvé la solidité.
Je connais des artistes qui se préoccupent beaucoup de ces questions. Chercheurs consciencieux, prudents et appliqués, ils sont tout disposés à faire profiter leurs collègues de leur expérience et ils accepteront avec reconnaissance les renseignements. D'autre part, des jeunes, inquiets et troublés, demandent des conseils. Il y a donc des hommes de bonne volonté qui, désireux de bien peindre, voudraient s'éclairer.
Les amis des arts et les artistes ont le devoir d'user de leur autorité et de leur influence pour répondre à ces vœux.
L'avenir de la peinture française en dépend.