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Comment sortir de la crise ? Libéralisme ou professionalisme ?

( Fondeur, Constructeur, Filaieur, Bonnetier, Tisseur, Fabricant de Blanc de zinc et de cc'riiïrcy— ’~"

A) ACTION SYNDICALE Président de la Fédération des Syndicats de la

Métallurgie (Groupe XI).

Président du Syndicat Général des Fondeurs de France.

Président de I’Ecole Supérieure de Fonderie.

Président du Syndicat Général des Fondeurs du Nord et du Nord-Est.

Vice-Président de I’Union des Constructeurs de Matériel Textile de France.

Vice-Président de I’Union des Fabricants -de Bonneterie du Nord de la France.

Président de la Chambre Syndicale Patronale Métallurgique de Roubaix-Tourcoing et Environs.

Membre du Conseil de P Office National des Recherches Scientifiques et Industrielles et des Inventions.

Membre de la Commission Consultative des Fabrications de Guerre a la Mobilisation.

Membre du Conseil de la Confédération Générale de la Production Française.

Membre de la Convention Internationale de la Céruse de Londres.

Président du Syndicat du Chauffage.

Membre du Conseil de Direction du Comité Français des Expositions.

Membre du Comité de Direction de l’Union des Industries Minières et Métallurgiques, 7, rue de Madrid, à Paris.

B) ACTION SOCIALE Président de la Caisse Interprofessionnelle d’allo¬

cations Familiales de la Région de Roubaix- Tourcoing.

Président de la Caisse Primaire d’Assitrances Sociales de la Région de Roubaix-Tourcoing.

Membre de la Commission Départementale du Nord des Allocations Familiales.

Conseiller Prud’homal.

Conseiller Cantonal.

C) ACTION FAMILIALE Père de neuf enfants.

Vice-Président du Comité de Retour de la Mère au Foyer.

LIBÉRALISME OU PROFESSIONNALISME ?

Nous sommes un certain nombre de Français qui, ne connaissant ni droite ni gauche, nous plaçant par principe en dehors de toutes politiques, de tous partis, avons résolu de mettre un terme à la désolante contradiction qui existe à l'heure actuelle entre les faits et la façon dont les hommes les interprètent.

Nous voici à « l'âge cl'or » puisque nous en sommes à l'âge de la « surabondance » et nous ne savons pas en profiter, non pas tant parce que nous manquons d'idées, mais plutôt de courage et que nous ne faisons rien pour secouer notre effroyable pessimisme ! Chacun reste les bras ballants, le front soucieux, comme au temps de 1a. « Terreur » ou de quelque « Grande Peur » et se sent impuissant devant la crise de moralité et de méfiance doublée d'une crise économique grave.

Que faut-il faire pour rétablir la situation ?

1° Restaurer la confiance ; or, la confiance ne précède pas les actes,

elle les suit.

2° Ressusciter le profit à tous les échelons, c ’est-à-dire le « pouvoir d'achat. »

Comment restaurer la Confiance ? Par le moyen d'un gouvernement fort, stable, nommé pour trois ou cinq ans au minimum, muni de pouvoirs suffisants, dirigeant par décrets-lois, remettant de l’ordre dans le désordre et nous assurant la paix tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. L'argent est apeuré, paralysé, thésaurisé, il est indispensable de lui enlever tout motif de crainte pour lui permettre de circuler, par conséquent d’acheter, sans cela rien à faire.

Comment ressusciter le profit ? En organisant les Professions ou plutôt en les poussant à s’organiser elles-mêmes.

Les faits :

En ce qui concerne l’alimentation, la terre travaillée mécaniquement, amendée et fertilisée chimiquement, offre dès à présent, à l’ensemble des hommes plus de produits qu’ils n’en peuvent consommer.

Dans le domaine industriel, l’asservissement des forces naturelles, le développement de l’outillage et de la technique, mettent à leur disposition des possibilités de bien-être, de confort, de loisirs et de sécurité, à peine soupçonnées.

L’interprétation :

Incompréhensif, soupçonneux et comme paralysé, l’homme recule devant ces richesses qui s’offrent à lui. Il n’obtenait jusqu’ici la moindre part d’entre elles qu’au prix d’un dur labeur, une longue patience, une économie étroitement surveillée ? Il a peine à concevoir qu’elles sont désormais à sa portée presque sans efforts, à la seule condition de consentir un minimum de discipline sociale.

Sur le plan national, les Gouvernants, imbus d’une expérience du passé qui se révèle comme un mesquin et ridicule défi aux possibilités nouvelles, prêchent à qui mieux mieux et nous imposent les restrictions, l’abstinence, les économies, la grande pénitence. En sorte que plus les productions deviennent faciles, plus il devient difficile à chacun de nous d’en user. L’humanité fait carême sur ses richesses accumulées avec défense d’y toucher comme le fait remarquer M. Ed. Chaux.

Sur le plan international, les marchands de chaque pays, avides de vendre de préférence à tous autres, poussent à la réduction du prix des matières premières, des salaires, des traitements, du train de vie général, déterminant ainsi une course à l’abaissement du prix de revient qui n’est autre qu’une course mondiale au mal-être. La puissance de production dont chaque pays tire fierté devient pour les autres un danger redoutable. Actuellement l’industrie japonaise triomphe provisoirement. Etant donné que l’ouvrier japonais se contente de deux bols de riz par jour, il faudra par conséquent, pour soutenir la concurrence que 1 ’ouvrier européen se contente d’un peu moins de deux bols de riz. Tel est l’idéal que la liberté économique propose à l’humanité.

Personne ne semble avoir compris que substituer son travail ou sa production au travail ou à la production d’autrui revient à lui dérober son pouvoir d’achat, en d’autres termes à le voler.

Personne ne semble avoir compris que la course au meilleur marché implique inéluctablement que les hommes se déroberont sans cesse les uns aux autres le bénéfice normal de leurs productions ; qu ’ils réduiront ainsi de plus en plus la quantité de ce qu’on appelle l’argent, et que, de la sorte, ils détermineront peu à peu mais fatalement la suppression des échanges, le retour au stade pastoral puis à la misère préhistorique.

Personne ne semble avoir compris qu’en face d’une production abondante et devenue facile, il est indispensable de charger l’autre plateau de la balance d’un pouvoir d’achat également facile et abondant.

LE PROBLEME N’ÉTANT PLUS DE PRODUIRE, MAIS DE CONSOMMER, QUELS SONT LES MOYENS DE LE RÉSOUDRE ?

Il y a deux moyens, et deux moyens seulement, de mettre les hommes en mesure de consommer les richesses qu’ils produisent :

I. La distribution étatiste, arbitraire ou gratuite, des richesses, autrement dit le collectivisme.

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