B) ÉCONOMIE DIRIGÉE
Bien diverses apparaissent ici les modalités possibles ou mises à 1 ’épreuve depuis :
1° le collectivisme intégral qui remet à une seule direction centrale aussi bien tout le processus de production que le règlement des niveaux de vie.
2° le collectivisme partiel qui aménage toute la production suivant
un plan d’ensemble mais ne se risque pas à fixer directement la limite des besoins individuels et des habitudes de la communauté, jusqu’au
3° Néo-capitalisme, oligarchique, dictatorial, qui remet à un Trust gigantesque 1 ’aménagement de la Production, et
4° au néo-socialisme qui pose la nécessité d’organe central d’unification de la vie économique sur le plan national.
Le danger commun de toutes ces formules c’est qu’à des degrés divers, elles impliquent une dictature économique sans contre-poids, dictature d’un chef ou d’une oligarchie; immodérée et violente de sa nature, La dictature a besoin pour se rendre utile, d ’un frein énergique et d ’une sage direction qu’elle ne trouve pas en elle-même. Que serait d’ailleurs un monde, où il n’y aurait plus d’initiative, ni d’émulation, où l’effort ne serait plus récompensé, où la puissance d’entraînement et de persuasion qui appartiennent aux hommes supérieurs ne s’exercerait plus? La vie économique a besoin à la fois de liberté et de direction pour se mettre au service de l’homme; il s’agit de discipliner la liberté sans la confisquer.