Sum-ma warad a-wi-lim
71-72. be-el wardim a-na A ZU (asim) 2 siqil kaspim i-na-ad-di-in
74-78. Sum-ma AZU (asum) a-wi-lam zi-im-ma-am kab-tam i-na GIR NI
siparrim i-pu-us-ma a-wi-lam us-ta-mi-it 79-82. ù lu na-kab-ti a-wi-lim i-na GIR NI siparrim ip-te-ma i-in a-wi-lim
uh-tap-pi-id 83. ritta-su i-na-ki-su.
84-87. §um-ma AZU (asum) zi-ma-am kab-tam warad muskenim i-na
GIR NI siparrim i-pu-us-ma us-ta-mi-it 88. wardam ki-ma wardam i-ri-ab
89-92. Sum-ma na-kab-ta-su i-na GIR NI siparrim ip-te-ma i-in-su uh-tap-da 93-94. kaspam mi-si-il SÂM {simi)-su i-sa-qal
§ 216. pour un fils de muëkenum.
L'honoraire était réduit de moitié. La vie ou la bonne santé d'un muskenum était évaluée à la moitié de celle d'un homme libre. Cinq sicles équivalent à 42 gr.
§ 217. pour l'esclave d'un homme libre.
Pour l'esclave, l'honoraire n'est que de deux sicles ou 16,8 gr. d'argent. La vie éitait donc estimée cinq fois moins que celle d'un homme libre et pas la moitié de celle d'un muskenum.
Le maître paie pour son esclave. Il ne pouvait en être autrement, puisque l'esclave était censé la chose de son maître et puisqu'il était dénué de toute ressource.
b. Châtiments en cas d'insuccès (mort ou perte des yeux) §§ 218-220
Les insuccès des opérations tentées par le médecin ont pour conséquence la mort du malade ou simplement !a perte de son œi!, suivant la nature de l'opération.
Ici, le lésrislateur ne se préoccupe pas, comme pour les honoraires, de chacune des trois classes sociales, mais seulement des hommes libres § 218 et des esclaves de muskenum §§ 219, 220.
a. Pour un homme libre § 218
§ 218. Le châtiment du médecin est le même, qu'il ait tué son malade ou qu'il ait provoqué la perte de son œil. Outre que ces deux dommages ne sont pas comparables, la peine infligée est trop cruelle pour une opération manquée, surtout si elle n'a pour effet que la perte d'un œil. Mais un moyen sommaire et radical de châtier le médecin malhabile et de le mettre dans l'impossibilité de recommencer des opérations, malheureuses, consiste à lui couper les mains. N'oublions pas l'importance des yeux dans l'existence. D'ailleurs pour ne pas encourir le risque d'être châtié, le médecin n'avait qu'à ne pas intervenir dans un cas douteux. Les livres de médecine babyloniens et assyriens, nous dit Meissner, interdisaient au médecin de toucher à un malade quand il était sûr qu'il mourrait ou ne guérirait pas.
p. Esclave de muskenum §§ 219, 220
Pour l'esclave de muskenum il y a une loi spéciale pour chacune des deux opérations manquées. Si le C. H. n'a pas légiféré de la même façon pour l'esclave que pour l'homme libre, c'est qu'il le considère
67. Si c'est un fils de muskenum, 68-69. il prendra cinq sicles d'argent.