‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 180 sur 250 · sarrum sa i-na UN (nise) ib-ba-as-su-ù · texte numérisé non relu

sarrum sa i-na UN (nise) ib-ba-as-su-ù

64-67. a-wa-a-at mi-sa-ri-im sa i-na na-ru-ia as-tu-ru li-sur

68-72. di-in ma-tim sa a-di-nu pu-ru-zi-e UN (nise) sa ap-ru-su a û-na-ak-

ki-ir 73-74. ÏLi-zu-ra-ti-ia a û-sa-zi-ik

B) qu'ils consultent les décrets inscrits sur la stèle pour bien gouverner le pays

y établir la justice et y faire régner la prospérité 75-94

1^-11. sum-ma a-wi-lum su-ù ta-si-im-tam i-su-ma ma-zu su-te-su-ra-am

i-li-i 78-79. a-na a-wa-a-tim sa i-na na-ru-ia as-tu-ru li-qùl-ma

mauvais. Ils étaient les messagers des dieux, et à ce titre exerçaient sur terre plusieurs missions bienfaisantes ou malfaisantes. « De bons génies protégeaient celui auquel les dieux étaient favorables ; celui contre lequel les dieux étaient irrités se trouvait aux mains des mauvais démons. » Meissner, B. a. A., II, p. 50 : « Les deux grandes catégories de génies protecteurs sont les sedu et les lamassu. Ce sont ces taureaux ou lions ailés dont la face humaine est empreinte d'un sourire grave et majestueux. On n'hésite pas à les appeler des dieux, et, selon cet ancien passage, ils sont les intermédiaires entre les dieux et les hommes. Leur rôle est de protéger la maison, le palais, le temple ou la cité contre les puissances hostiles. Chaque individu a aussi ses génies... Ce sont des divinités subalternes qui présentent aux grands dieux les hommages des hommes. Leur face humaine, leur air doux et bienveillant contrastent heureusement avec ces figures grimaçantes ou bestiales sous lesquelles on se représentait les puissances des ténèbres. » Dhorme, B A B, pp. 46, 47. A propos du mot « chérubin », que l'on trouve plusieurs fois dans la Bible et notamment à propos du propitiatoire de l'arche, Exode XXV 18-22 ; XXXVII 7-9, Dhorme dit que ce terme est d'origine akkadienne et qu'il provient de karabu « prier », karibu « orant », Bev. Bib., (1926), pp. 328-334. C'esilesens de ik-ru-ba, 1.47 : « L'une des idées, poursuit-il, qui, chez les Babyloniens et les Assyriens, s'est affirmée avec le plus de relief, tant dans la plastique que dans la documentation écrite, c'est celle du dieu ou de la déesse servant dans la prière, d'intermédiaire entre l'homme et la divinité à laquelle il s'adresse... Parmi ces divinités qui sont chargées de présenter l'orant ou de le remplacer, le sedu et le lamasu, c'est-à-dire les taureaux ailés à face humaine, occupaient une place de choix... Le sedu et le lamasu jouent donc le rôle de dieux karibu... Il existe dans les lieux de prière des représentations flguréess qui sont chargées d'intercéder pour l'absent. Ce sont des êtres divins, puisqu'on peut les faire précéder de l'idéogramme de la divinité. Ils sont mâles ou femelles, orants ou orantes, car on distingue le karibu et la karibatu, le lamasu et la lamaslu... Par une série de rapprochements entre les textes, nous sommes arrivés à reconnaître une double série d'intermédiaires entre l'homme et la divinité, qui se cache dans le naos : le karibu et le lamasu d'une part ; la karibalu et la lamaslu d'autre part. Mais le karibu et la karibalu sont les vrais noms sous lesquels on pourrait désigner les deux catégories, puisqu'ils expriment la fonction commune, qui est la prière », B. B. (1926), pp. 334-338. Voir les textes babyloniens et assyriens et notamment C. H. A'A'Fr, 48-58 sur lesquels Dhorme appuie ses assertions. Voir aussi des représentations de lamasu, de sedu et de karibu dans la partie de l'article rédigée par le P. Vincent, pp. 340-358. .

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