ilu IM (Rammanum) be-el HÉ GÂL (hegallim
TIK GAL (gugal) sa-me-e ù ir-si-tim (65, 66)
ri-zu-ù-a (67) 68-75. zu-ni i-na sa-me-e mi-lam i-na na-aq-bi-im li-te-ir-su 68-71
ma-zu i-na hu-sa-ah-hi-im ù bu-bu-tim li-hal-li-iq 72-75
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traduction de ce mot. Scheil, en s'appuyant sur un texte IV Rawlinson 25, 50, 51" où Sertu, qui est rendu par les idéogrammes GIR-GAL, a le sens de croissant, faucille, d'après le contexte se rallie à ce sens. Voici ce texte et sa traduction : Sertu (GIR GAL) illananbil azkaris elliS ëupu « le croissant luit, la nouvelle lune rayonne en haut ». Le parallélisme de Sertu avec azkaru « nouvelle lune » justifie là traduction de Scheil. C'est en effet, lors de la nouvelle lune qu'apparaissent les cornes de la lune, c'est-à-dire le croissant ou la faucille. Scheil, Mém. IV, p. 127. Ungnad traduit Sertu par « éclat », car, dit-il, : Sertu ne signifie pas " croissant lunaire », cela résulte du fait qu'il est parlé du Sertu au sujet de la planète Jupiter, Thompson, Reports of the Magicians, n"» 185, 186, etc.. Nous adoptons cependant la traduction de Scheil. Weidner cite un document où il est question des « cornes », et par conséquent du « croissant », de Vénus. I VAGh. Istar ï 5-6, 2 VACh Istar I 10 ss, IV 15... C'est l'idéogramme SI qui signifie « cornes » Alter und Bedeutung der babylonischen Astronomie und Aslrallehre, Appendice II, 91, 92. Ensuite sur presque tous les monuments la lune, en tant que astre ou emblème de Sin, est représentée sous la forme d'un croissant ou d'une faucille. Voir notamment la stèle d'Ur Nammu (registre supérieur). Legrain, Rev. d'Assyr., XX.Y, p. 112, pi. I. De plus on ne voit pas pourquoi K[ aurait dit que « l'éclat » de Sin rayonne parmi les dieux, puisque l'éclat du soleil lui est bien supérieur. Mais, si on parle du croissant ou de la faucille de Sin, c'est parce que ce dieu était représenté sous cette forme. Su-pa-a-at adj. verb. wpj « rayonner ».
45-63. Après l'énoncé de ces trois prérogatives, viennent cinq adjurations, sans ordre d'énumération apparent : celles qui concernent la royauté 45-46, 57-58 sont mêlées à celles qui regardent la personne du roi 47-51, 52-56, 59-63.
45-46. H. adjure Sin d'enlever au roi contempteur du code, les insignes de la royauté, ce qui équivaut à la perte de la royauté elle-même. Mais H avait une raison spéciale d'adresser cette adjuration à Sin. Ce dieu était représenté avec une tiare formée de quatre paires de cornes, qui figuraient les croissants lunaires, se rejoignant deux à deux. Aussi Sin était-il appelé bel âge « le seigneur de la tiare ». Le trône est joint ici à la couronne pour compléter les insignes de la royauté, quoiqu'il n'ait aucun rapport spécial avec Sin. Voir sur la stèle de Ur Nammu le couple divin Nannar (Sin) et Ningal coiffés de leurs tiares et assis sur des trônes Rev. Assyr., A'A'A', p. 112, pi. I. Quant au sceptre, H demande à Anu de le briser- XXVIr 50-51. " '
47-51. Il s'agit d'une maladie grave, chronique et incurable. L'adjuration 59-63 précise et aggrave le châtiment sollicité ici.
Arnum et sertum sont synonymes et peuvent signifier à la fois : faute et châtiment. Ce dernier sens convient ici. Li-mu-zu de ^md « placer ».
52-56. Eu égard à la copule, l'objet de cette adjuration est un effet de l'adjuration précédente. Quoiqu'il soit fait mention de gouvernement, les tourments et les larmes sont les effets de la grave maladie sollicitée 47-51. H. précise ; les jours, les mois et les années, parce que la divinité adjurée est Sin et que le cours de son astre réglait, chez les Babyloniens-Assyriens, les jours, les mois et les années. Cf. Weidner, op. cit., pp. 30 ss, 57 ss. Dimmalum, « larmes » rappelle son équivalent hébreu dim^a ; li-Sa-aq-ti est la forme causative de qtj « finir »,
57-58. Au lieu de se rapporter aux insignes de la royauté, 45-46, cette adjuration a pour objet son office, sa fonction.
59-63. La destinée simlum peut signifier la mort ou parfois le genre de mort. C'est dans ce dernier sens que l'on doit prendre ici ana simtim. « Une vie qui lutte avec la mort », c'est-à-dire une perpétuelle agonie, telle est la destinée que H adjure Sin de faire à son adversaire.
Le verbe si-la-an-nu « qui lutte » est apparenté au mot hébreu satan « l'adversaire » qui est employé au prologue de Job I 6-8, 12 etc.. et dans Zach. III et a passé dans la théologie catholique pour désigner « le démon », l'adversaire par excellence.
1° Im (Ramman, Hadad) 64-80 Au prologue 111 50-68, H exprime sa dévotion envers Hadad qui entend sa prière (son élévation de