‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 63 sur 250 · si c'est un champ fertile · texte numérisé non relu

si c'est un champ fertile

38-44. le jardinier mesurera au maître du champ le rapport du champ^

pour les années où il a été négligent, comme son voisin (le

rapport du champ de son voisin).

45-47. et il en fera un champ cultivé et le rendra au maître du champ.

48-52. S'il s'agit d'un champ en friches, il en fera un champ cultivé et le

rendra au maître du champ, 53-57. et il lui mesurera dix kur de blé par gan pour une année.

58-62. Si un homme a donné son jardin à un jardinier pour le féconder, 63-70. le jardinier, pendant qu'il détiendra le jardin, sur le rapport du

champ, donnera deux-tiers au maître du jardin, lui-même

prendra le troisième.

71-76. Si le jardinier n'a pas fécondé le jardin et a diminué le rapport, le jardinier mesurera le rapport du jardin suivant son voisin (comme il le fera pour son jardin).

sèment de ce travail et détermine le salaire du jardinier ; le § 65 envisage au contraire le cas où cette œuvre n'a pas été exécutée, et il indique la sanction qui devra être prise contie le jardinier inactif.

C'est dans l'expression ana ru-ku-bi-im qu'avec Meissner nous voyons une allusion à la fécondation des palmiers. Le verbe rakabii signifie directement « être porté sur » un char ou un animal. Ce sens aura pu être appliqué par analogie à la fécondation des palmiers, puisqu'un des modes de pratiquer cette opération consistait à faire chevaucher une branche de palmier mâle sur une branche de palmier femelle. Cf. Meissner I, p. 205, cité par nous p. 88. Le § 66 où le jardin envisagé est une palmeraie permet de croire que les palmiers dominaient dans les jardins indiqués §g 60-63, mais surtout §§ 64 et 65. Or dans la loi § 66, nous trouvons le nom iarkibium, dérivé du verlae rakabu, auquel le sens de fécondation convient très bien. On conçoit que pour rembourser un damqarum on lui donne un Jardin dont les arbres portent des fruits. Or c'est après la fécondation que l'on est certain que les palmiers auront des dattes. De plus le verbe rakabu et le nom iarkibium ne peut pas s'appliquer au simple entretien d'un jardin. C'est urabba « il fera grandir » que le § 60, XVI, 16 emploie pour faire pousser des arbres nouvellement plantés. Pour surveiller les dattes on emploie le verbe na-m-ru YS VII 27, KU III 666. Dans le contrat VII 100, KU lll 665, Schorr, 137, c'est Sakanu placer, disposer que l'on emploie pour les soins à donner à un jardin. L'expression adi kiram sa-ab-lu « pendant qu'il détiendra le jardin » est destinée à indiquer le nombre des années où un propriétaire a confié à un jardinier le soin de féconder sa palmeraie.

Le salaire du jardinier consistera en un tiers du revenu de la palmeraie, tandis que les deux autres tiers seront pour le propriétaire. C'est un métayage par tiers. Pour faire un tel partage du rapport i-na bi-la-al du jardin, il faut que les dattes aient été cueillies. Ce travail est dans les attributions d'un jardinier. La fécondation d'une palmeraie n'est pas la plantation d'un champ § g 60, 61. Une plantation peut être rémunérée avec le don d'arbres, tandis que la fécondation des palmiers déjà plantés ne peut être payée que par les fruits de ceux-ci.

§ 65. Cette loi envi.sage le cas où le jardinier n'aura pas accompli la fécondation la ù-ra-ak-ki-ib. La diminution du rapport, en est une conséquence. La diminution de rapport peut être signalée pour faire allusion à une fécondation partielle.

La sanction, inlligée au jardinier négligen<-, est de fournir au propriétaire autant de dattes qu'il y

1-6. Sum-ma a-wi-lum kaspain it-ti DAM KAR (damqarim) il-ki-ma damqar-su i-si-ir-su-ma mi-im-ma sa na-da-nim la i~ba-as-si-sum

7-14. kira-su is-tu tar-ki-ib-tim a-na damqarim id-di-in-ma KA LUM (suluppi) ma-la i-na kirim ib-ba-a§-su-ù a-na kaspi-ka ta-ba-al iq-bi-sum

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