‹ Commentaire et discussion du système planétaire de l'astronome J. Perny Villeneuve. Par unChapitre 2 sur 9 · Des Comètes · texte numérisé non relu

Des Comètes

46. Mesures En'' et en lieues des diamètres des corps célestes, calculés comme s'ils étaient

vus à la distance du Soleil à la Terre.

'|mo. Diamètre du Soleil £n'', vu des Planètes: idem valeurs dans les orbites planétaires de 1 en lieues et de 1"* lieue En .

2^®' Tableau comparatif des distances planétaires mesurées d'après les deux Parallaxes, en rayons de la Terre.

8'*^' Tableau des révolutions périodiques en jours, selon les deux Parallaxes.

4^^' Calculs concernants le Globe lunaire.

(a) De Torbite do la Terre par d^Aguila. — De la gravitation universelle par Choumara.

Avertissement.

Façn

Tableaux N«»- I. Colonne 3'"« Planète Vénus , 5

Mars ■...••

N'»* 2. Dans ce Tableau les nombres précédés du signe = eorres- '

pondent aux logarithmes des racines cubes.

N*** 3. Dans les colonnes 4^»* et 5i°« des nombres correspondants aux racines carrées des distances décimales (les virgules pour les Planètes inférieures Mercure, Vénus et la Lune) doivent être avancées d'un chiffire vers la droite 17

Texte et Note» .' 8

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J'ai publié dans Tannée 1859, un résumé des remarques faites par plusieurs auteurs sur leô hypothèges astronomiques modernes : cet écrit devait servir d'introduction à l'exposé de celle de l'astronome Perny- Villeneuve (a). Divers obstacles et occupations m'ont obligés de remettre jusqu'aprésent l'imprimé de ce travail, qui a pour but de démontrer par des Calculs à la portée de toutes les personnes possédant des notions élémentaires de Mathématique et de Physique, qu'il suffit de connaître les orbitales révolutions Planétaires, ainsi que les dimensions du Globe Terrestre et son mouvement diurne (soit réel ou apparent) pour en déduire toutes les conditions des phénomènes que l'on observe dans les diverses positions des Corps célestes, dont l'ensenible forme ce que l'on nomme Lé Système Solaire.

* L'Introduction ci -dessus mentionnée , expose en détail la méthode généralement adoptée de calculer les Parallaxes (6) et d'en conclure les distances des Planètes au Soleil. Cette méthode est justeniient qualifiée par Perny -Villeneuve , comme n'offrant aucune certitude et ne pouvant qu'induire ^en erreur sur les vraies distances, ainsi que sur les diamètres réels et sur les désignations en lieues de la vitesse angulaire des mouvements des Planètes; car les parallaxes telles que nous les connaissons ne sauraient êtres fondées

(o) Voye» Note A.

(b) La Parallaxe fondamentale est celle da Soleil, c'est l'angle formé au Centre de Tastre par deux lignes, dont Tune dirigée au Centre du Globe Terrestre et Tautre au point de la. surface où est l'observateur , on réduit le dit angle, au moyen du Calcul à représenter le sommet d'un triangle rectangle dont un des Côtés de l'angle droit désigne la distance moyenne au Soleil, et l'autre Le '/, Diamètre dei la Terre. La distance de notre Globe au Soleil est prise pour unité de mesure relativement à celle des autres Corps Célestes du Centre de leur mouvement; de même sa Parallaxe est le terme de Comparaison pour les Angles Parallactiques, enfin le Vj Diamètre de là Terre est aussi désigné pour unité. (Sauf les réductions en lieues ou En ' de degré.) * — y. L^Introfluction explicative du Système Planétaire de Pemy -Villeneuve Art. II. p, 11, Vienne en Autriche 1859 chez Mrs. C. Oerold,

sur aucune démouBtration probante et ne conduisent qu'à des résultats plus qu'improbables. Je dois d'abord indiquer que la Parallaxe du Soleil étant déterminée par les astronomes = S'^yG donne la distance de la Terre à cet Astre = 34.369.470 lieues de 25 au degré, et la vitesse de translation de notre Globe en 24^*"^ = 591.228 de dites lieues, œ qui fait pour une heure 24.634,5"*"*' et pour l"* seconde de temps 6,84"~*" chacune de 4444mètr^ pj^y conséquent 30.000"^'^ dans !"• seconde; vitesse soixante fois plus grande que celle d'un boulet de canon et deux mille quatre cent fois plus rapide que celle qu'on peut obtenir dans le parcours sur un chemin de fer. Ces merveilleuses conséquences inférées de la sus - dite Parallaxe sont encore dépassées dans la mesure de vitesse , de la Planète Mercure y à laquelle le même calcul impose pour translation dans l'orbite, en t^ seconde 49.000""^^. C'est à dire une rapidité du mouvement presque cent fois plus grande que la vitesse initiale d'un boulet de canon. Voyez le Tableau N"*- 1, Art. III, où l'auteur a marqué en détail les mesures des mouvements données pan la Parallaxe 8'',6 pour chaque Planète, en inscrivant à côté, dans un cadre séparé, les vitesses calculées d'après son hypothèse appuyée sur des &its incontestables.

Les grandes opérations géodésiques entreprises pour la mesure de la Terre, ont fait connaître son diamètre moyen = 2866"*"** de 25 au degré, d'où il résulte que la circonférence de son Equateur est de 9003,8 1"*°**. On sait aussi que sa révolution sidérale annuelle est de 365,2563&**"". Ces données suffisent pour obtenir sa distance au Soleil et son mouvement en 24^*™^ En", ou en lieues« A cette fin, au lieu de prendre pour principal élément du calcul des distances des corps célestes, lés angles parallactiques („ adoptés dans la supposition que dans l'espace qui nous sépare de ces corps les rayons ^lumineux qui en émanent n'éprouvent d'autres réfractions que celles que nous pouvons „ expérimenter. à la surface de la Terre; supposition aussi hasardée qu'improbable et même ^démentie par les résultats qu'on en a déduit^). • C'est sur des bases positivement mesurées c'est à dire par le ^\i diamètre de la Terre^ ainsi que par Vinvariahle uniformité du mouvement diurne et par le mouvement moyen orbital^ ou année sidérale^ qu'il cherche à déterminer quelle est la réelle mesure de l'angle de la Parallaxe, dont nos instruments ne sauraient nous donner que l'apparence, tandis qùlls marquent avec une exactitude incontestable les mouvements angulaires des Astres: il considère donc le mouvement diurne du Globe Terrestre, comme le développement de son Equateur sur l'Ecliptique, qui est l'orbite de la translation de ce Globe; ainsi son mouvement diurne et de translation serait une même chose, puisqu'il décrit en même temps avec la même vitesse son orbite et sa rotation.

L'^teur prouve la justesse de son opinion par des calculs ou problèmes , qui ne peuvent être rejetés et dont la solution ne saurait être obtenue avec la Parallaxe moyenne 8", 6, déduite du passage de Venus sur le Soleil en 1761 et 1769 (a), parcequ'elle place les Astres 65,6642 fois trop loin et augmente en même raison les mesures en lieues de leurs mouvements dans les orbites, ainsi que les révolutions; tandis qu'avec la Parallaxe déduite, de Thypothèse fondée sur le seul mouvement de la Terre (Parallaxe moyenne = 564",712) on obtient les révolutions avec exactitude soit en années soit en jours. D'après ces calculs il est démontré dune manière évidente, qui ne laisse aucun doute, que la Parallaxe 8",6 est trop petite * et qu'elle ne • peut qu'induire en erreur sur les vraies distances et les diamètres réels, ainsi que sur les mouvements en lieues. Mais si l'on adopte la Parallaxe 564'',7 obtenue à F^ide de la révolution périodique de la Terre gggjoa» 25633 et de son mouvement moyen diurne == 3648'Vl9 (b). Alors tout le système planétaire semble rentrer dans l'ordre naturel et dans des conditions probables; tout se concilie et les mouvements en lieues en 24***"**' que le système Newtonien déclare être presqu'aussi rapide que la foudre, disparaissent et sont remplacés par des mouvements plus doux et par conséquent plus croyables.

De ce qui précède, il résulte que les distances moyennes, les diamètres et les mouvements en lieues ainsi que les Parallaxes doivent changer, mais les distances décimales des Planètes, leurs mouvements En" en 24'**'^ ainsi que leurs diamètres et celui du Soleil aussi en secondes de degré y vu de chaque Planète, n'éprouvent aucun changement; il n'en est pas de même du volume, de la masse et de la densité, qui doivent nécessairement changer, puisque les diamètres en lieues de 25 au degré ne sont plus les mêmes; car le mouvement En '\ ne dépend absolument que de la durée de la révolution, mais les volumes des Planètes et du Soleil diminuent en raison de la réduction de leurs circonférences et de leurs diamètres calculés en lieiies (les sphères étant entre elles Qomme les cubes de leurs diamètres) ce qui change entièrement les calculs relatifs à la théorie de l'attraction entre les Astres, de manière que les distances gigantesques et les prétendus colosses plané-

(a) Des grands travaux et sacrifices ont été prodigaës pour obtenir cette Parallaxe* fondamentale^ qa*on s'imaginait pOQToir déterminer en se Contentant de supposer que les rayons lumineux qui nous parviennent des corps célestes n'ont à traverser qu^ln immense vuide. -»— Il y aura un nouveau passage de Venus sur le Soleil en l'année 1874.

(b) Y. Tableaux No. 5 et 6.

tairesy n'habitent plus la Sibérie de notre Système solaire^ où les astronomes les avaient relégués, mais gr&ce à rhjrpbthèse de Pemy-Villeneuvei sont à même par leur proximité, de jouir comme nous de T Astre bienfaisant qui nous dispense la lumière, la chaleur, l'abondance et la vie. — L'exactitude des résultats déduits de cette hypothèse, confirment avec une complète évidence son opinion, qui (comme nous l'avons marqué Art I.) consiste dans la proposition que la Terre n'a qu'un seul mouvement, celui diurne, lequel est en même temps son mouvement de translation, c'est à dire qu'en tournant sur elle même en 24***'^, elle parcourt un espace égal à 9003,8 1"~**. Circonférence de son Equateur, le

rayon moyen de notre Globe étant de HSS"*"**.

Je crois nécessaire de placer ici sous les yeux du lecteur le tableau comparatif des Tnouvements moyens de chaque Planète en 24^*"^^ et en i**** dans son orbite considérée l"""" relativement à la Parallaxe fondamentale du Soleil déterminée par les astronomes d'après les angles visuels: 2"*** en rapport à la Parallaxe fondamentale du Soleil conclue du mouvement diurne.

Tous les calculs contenus dans ce livre, ne sont publiés qu'en faveur des personnes qui dans l'amour de la vérité s'intéressent aux progrès de l'astronomie et afin qu'elles puissent vérifier facilement par elles mêmes, les principaux éléments de l'hypothèse du mouvement diurne, on les a exposé sous une forme aisée à examiner; l'intention de l'auteur fut d*obtenir le plus grand nombre possible des vérificateurs.

Tableau N*»^ L

Mouvements moyens de chaque Planite en 24''''^ et en i**^ calculés selon la Parallaxe

= 8^\6 et celle = 564\712.

Planètes

L Mercure 2. Venus . 8. Terre . .

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