Commentaire français littéral de la Somme Théologique de Saint Thomas d'Aquin
Comme nous en avertissions nos lecteurs dans TAvant- Propos du précédent volume de notre Commentaire français latéral de la Somme théologiqae, le nouveau volume que nous leur offrons aujourd'hui devait paraître ensemble avec le précédent et ne former avec lui qu'un seul et même volume. La commodité du format et son maniement plus facile nous déterminèrent à les séparer.
Et cela nous a permis de publier à part, en un volume distinct, le traité de l'Eucharistie.
Ce traité sera le dernier traité complet de la Somme théologique. On peut dire, en un sens, qu'avec le présent volume se termine, dans notre Commentaire, la Somme théologique proprement dite. Le prochain volume commencera le commentaire du Supplément. Il est vrai qu'il comprendra, au début, les sept dernières questions que saint Thomas avait traitées dans la Somme. Nous les joindrons au Supplément, parce qu'elles commencent le traité de la pénitence que le début du Supplément continuera. De la sorte tout ce qui a trait au sacrement de pénitence viendra dans le même volume.
Moins encore que pour les précédents traités, nous ne nous attarderons à signaler, dans cet Avant-Propos, l'excellence et les richesses du traité de l'Eucharistie que nous offrons maintenant à nos lecteurs. Eux-mêmes en jouiront
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à chaque pas dans son étude. Nous dirons simplement qu'il est le digne couronnement de cette Somme Ihéologique qu'on a pu appeler si justement « le plus beau livre sur la plus belle science » (P. Coconnier).
En raison même de sa dignité, de son excellence, de la place qu'il a occupée dans la vie de saint Thomas, nous nous sommes appliqué avec un soin particulier à saisir et à mettre en lumière la pensée authentique du saint Docteur dans ce nouveau traité. Soit pour la question essentielle de la transsubstantiation qui commande tout ici, soit pour la question, aujourd'hui encore débattue, de la nature du sacrifice, inséparable delà raison même du sacrement, notre préoccupation constante a été de nous plier avec une docilité parfaite à la pensée de saint Thomas telle qu'il l'a exposée lui-même, persuadé qu'en ces mystères si hauts et si profonds, comme pour les autres, du reste, nul n'a mieux rendu que lui la pensée de l'Église qui est la pensée même de Dieu.
Couvent Sainl-Joseph de Biarritz, i3 novembre 1927,
en la fête du patronage de saint Thomas d'Aquin.
LA SOMME THEOLOGIQUE