‹ Commentaire sur l'Évangile de saint Jean (volume 2)Chapitre 24 sur 66 · IV. — Conclusion historique: v · texte numérisé non relu

IV. — Conclusion historique: v

V. 40-42. < Et il s'en alla de nouveau au-delà du Jourdain y dans r endroit^ ou Jean avait baptisé au comtnewxmenl^; et il demeura là. 41 Et beaucoup de yens vinrent à lui; et ils disaient : Jean na fait aucun miracle; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci^ était vrai. 42 Et beaucoup crurent en lui en ce lieu-là^. » — Comme nous l'avons dit déjà, les synoptiques (Malth. XIX, 1 ; Marc X, 1 ; et, ea vertu du parallélisme, Luc XYIU, 15) mentionnent aussi ce séjour en Pérée, peu avant la dernière Pàque. Jésos n'eût pu demeurer longtemps à Jérusalem sans que leçontlit atteignit son terme. 11 quitla donc la capitale et recommenya le pèlerinage interrompu par ce court voyage à la fêle de la Dédicace ; il arriva ainsi en Pérée où il demeura quelque temps. Jean ne raconte aucun fait particulier de ce séjour; les synoptiques renfermaient sans doute Tessenliel. On sent, au ton de Tapoire, que ce séjour ne fut pas pas sans douceur pour Jésus. 11 y a du charme à se retrouver, en finissant sa carrière, dans les lieux où on Ta commencée. IVailleurs, Jésus recueillait la moisson accordée enfin au fidèle travail de son précurseur. — Le mol de nouveau (v. 40) ne fait nullement allusion à un séjour en Pérée supposé entre le v. 21 et le v. 22, comme Ta pensé Lange, mais bien à celui dont Jean avait parlé I, 28, lorsque Jésus se trouvait avec son précurseur à Béthanie, près

* K omet k»s mots £i; tov to^ov.

- N A: To TTsoTccov au lieu de to rcojTov.

» 10 Mjj. [H A B I) etc.; font de £X£i le dernier mot du verset.

du Joardain. Le terme to irp^Tov (ou, comme lit le Sinaitt.y TÔ rporepov) rappelle également ces premiei*s jours si sereins et si radieux du ministère dcf Jésus. — Le sens du témoignage que les croyants de Pérée rendent à Jean, est celui-ci : « Si Jean n'a pas fait lui-même des miracles, il a bien prédit du moins tout ce que ferait celui dont il annonçait la venue. > Jean grandissait ainsi^, à leurs yeux, de toute la grandeur de celui qui l'avait suivi et auquel il avait rendu témoignage. — Le mot exei, là^ doit certainement se placer tout à la fin du verset. C*est sur ce mot que repose l'accent ; car cette foi qui se développait si facilement en Pérée, forme un contraste frappant avec l'incrédulité persévérante et croissante des habitants de la Judée, que viennent de retracer les chapitres précédents. Ce morceau forme donc, par ce contraste, ainsi que le fait observer Luthardt, le dernier trait du grand acte d'accusation dressé contre les Juifs par cette partie de Tévangile.

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