V. 37-39 : La divinité de Jésus
V. 37 et 38. t Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas; 38 mais si je les fais, et que vous ne me croyiez pas, croyez * à mes œuvres, afin que vous connais-
* Leçons KioTcuETc {H B D etc.) et ntiTE-j^atg T. R. avec AEG etc.;.
siez et que vous reconnaissiez^ que mon Père est en moi, et que je suis en lui^. n — Non seulement il n'a rien afOrmé de blasphématoire au point de vue des Ecrilures, mais il n'a rien aflirmé qui ne soit la vérité même et qui ne leur soil démontré tel. Jésus donne à cette affirmation la forme d'une invitation pleine de douceur. H consent à ce qu'ils ne le croient pas sur parole, quoique le témoignage d'un être tel que lui porte sa preuve en lui-même pour celui qui a des oreilles pour entendre. Mais à son témoignage sont venues se joindre les œuvres que le Père a accomplies par lui. S'ils n'ont pas des oreilles, ils ontao moins des yeux ; et, ce qu'ils ne concluent pas de ses paroles, ils devraient du moins le conclure de pareilles œuvres. — La levon de quelques alex. : ïva yvàTe xal yvHûoxnTi^ me parait la meiHeure : c Afin que vous appreniez à coqnaître (yvwTe) et qu'enfin vous reconnaissiez (yivc^jocttê). i i Ces deux termes réunis expriment le long et pénible labeur de cette découverte qui eut du résulter d'un premier coup d'œil : (l Viens et vois » (I, Al). Il y a, dans cette forme, quelque chose d'humiliant qui est parfaitement approprié au contexte. Mais le sens, en apparence pléonastique, de cette leçon n'ayant pas été compris par les copistes, ils ont donné au texte la forme plus vulgaire que nous trouvons dans la leron reçue : afin que vous reconnaissiez et qvf vous croyiez. — Ces mots : le Père en moi et tnoi dansk Père, qui indiquent le contenu de cette connaissance obtenue, rappellent la déclaration du v. 80 (nous sommes unj, ainsi que le titre Fils de Dieu au v. 36. Seulement, il faut se gai'der de trouver dans ce v. 38, comme on le fait sou-
' Au lieu de xa» r.'.'j'iu'jr^-zz (et que vous croates) que lit T. R. a*'^ 13 Mjj. (A rote.;, BL X <|uclques Mnn. Cop. lisent xai yivwsxt.ts. <H : xai riaTEvr,-:*. D lip'*"'*!'"' omettent ce second verbe.
* N B D L X lisent £v toi rzoL-y, ; T. R. avec 12 Mjj. : £v ewrcu.
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vent, la norme exacte du sens des deux paroles précédentes. Le V. 30 était l'expression immédiate de la conscience personnelle que Christ avait de lui-même ; le v. 38, au contraire, formule uniquement le contenu de la conscience de Jésus dans la mesure où il peut et doit devenir Tobjet <ie l'intelligence des croyants. — En disant : Le Père en moi, Jésus exprime la pleine communication de la richesse divine à l'être humain qui est l'organe de Dieu sur la terre. Eo disant : .Ifot dans le Père, il déTsigne son dépouillement complet de. lui-même, par lequel il ne veut avoir aucune vie propre et ne fait que puiser dans la plénitude du Père et de ses dons. C'est bien l'expression de l'unité du Père et du Fils, telle qu'elle peut devenir ici-bas l'objet de notre aperception : « Afin que vous connaissiez et reconmissiez. >
V. 39. « Ils cherchaient donc^ de nouveau^ à se saisir de lui: mais il sortit de leurs mains. » — Peut-être cette forme adoucie sous laquelle Jésus vient de répéter l'aflirmalion de sa divinité, a-t-elle eu pour effet de calmer un peu l'irritation de ses auditeurs; ils renoncent à le lapider immédiatement. Mais, pendant qu'ils complotent pour se «aisir de lui et le faire juger, il parvient à rompre le cer- •cle qu'ils avaient formé autour de lui et, après avoir rejoint ^s disciples, k quitter avec eux le temple. Rien, dans le récil, ne fait supposer un miracle.
U est absolument impossible de supposer quun écrivain posté-
\ rieur, inventeur de la théorie du Lo|^os, eût iniafj;iné uiie argu-
. meotation commç celle que renferme ce morceau. Comment un
[ tel homme eût-il pensé à prêter à Jésus un raisonnement qui,
f ^perfîciellement compris, semble contredire tout ce qu'il lui a
F < 9 Mjj. ;B E G etc.) 40 Mdq. omettent ojv.
i ^ K D 40 Mnn. ItP»«"«io« Vg. Cop. omettent izaXiy.
fait affirmer jusqu'ici reLitivement à sa divinité? Ce mode de discussion porte évidemment le caractère de l'actualité immédiate, en même temps qu'il témoi{{ne de rintellif;pnce la plus vivante de l'Ancien Testament, telle que la possédait Jésus seul.