‹ Commentaire sur l'Évangile de saint JeanChapitre 44 sur 91 · NEUCHATEL · texte numérisé non relu

NEUCHATEL

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lONSlEUR CHARLES PRINCE

DOCTEUR EN PHILOSOPHIE PROFESSEUR DE PHILOLOGIE AU COLLÈGE DE NEUCHATEL

Mon cher ami,

Plusieurs fois nous avons lu et médité ensemble les ges saintes dont j'offre aujourd'hui à l'Eglise Tinterétation. A chacune de ces lectures nous nous somes sentis initiés plus intimement à la connaissance • Celui dont Thistorien sacré retrace la vie et les rôles. L'œuvre du Saint-Esprit, promise par Jésus : ^*€st Lui qui me glorifiera », s'est accomplie en nous : irist a été transfiguré devant nos yeux. Après ce travail commun dans lequel ta pensée et la leime se sont si souvent fondues en une seule, il me rait impossible à moi-même de distinguer dans cet Vrage le mien du liai. Et si je le pouvais, à quoi la servirait-il? Sur le chemin d'Emmaûs, on ne parle Us que du sien, et, comme les deux pèlerins, on -crie : c Notre cœur ne brùlait-il pas au dedans de ^U«, quand II notis parlait en chemijij et qxCIl nou^ ^vrait les Ecritures ? » Permets du moins que, ne

pouvant te citer à chaque page, j'associe ton nom aifc^ mien, en offi'ant au public ce produit de ma plume qu^. est à tant d'égards le fruit de tes lèvres.

Ce n'est pourtant pas que je prétende te rendre res — ponsable des infirmités et des fautes qui se rencontrera t, certainement dans cet ouvrage, et t'entraîner avec moi devant le tribunal de la critique. Ta solidarité ne doit s'étendre qu'aux bonnes et saines pensées qui peuvent se trouver dans ces lignes, au don céleste reçu en commun, que l'un de nous transmet à l'Eglise.

Puisse la jeunesse studieuse des églises de France et de Suisse, en vue de laquelle j'ai principalement travaillé, reconnaître, en lisant ce Commentaire, ce que j'ai si souvent éprouvé en étudiant le Nouveau Testament avec toi : c'est que la théologie n'a pas d'amie plus fidèle, d'alliée plus sûre, qu'une forte et solide philologie, pour qui les moindres nuances de l'expression deviennent, à chaque mot, la révélation du fond des choses. 1,^

Ton ami,

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