‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 101 sur 278 · Au lieu de tou Geovu, N BD Sah. lisent tou aypwmou · texte numérisé non relu

Au lieu de tou Geovu, N BD Sah. lisent tou aypwmou

2. Kor est omis par À L beaucoup de Man. It. Vg. Mais il est appuyé par 13 Mjj. et un grand nombre de Mnn.

3. N omet le v. 38 et les premiers mots du v. 39 (jusqu’à ets xpua non compris).

Fils de Dieu à celle de quelques alexandrins, Fils del'homme. Car elle explique seule l'acte d’adoration par lequel se termine cette scène (v. 38). Nous avons déjà montré que le terme Füls de Dieu n’est jamais synonyme de celui de Messie (£. I, p. 332). Il ne désigne pas seulement une charge théocratique, mais 1] exprime toujours une relation particulière entre Dieu et le personnage ainsi désigné. Seulement, ici. comme fl, 34, 1l faut distinguer entre le sens plein qu'a ce terme dans la pensée de celui qui l’emploie, et le pressentiment confus qu'il éveille dans l'esprit de l'auditeur. Comp. t. I, p. 309. — La question: « Crois-tu ? » ne signifie pas: «Es-tu disposé à croire?» (Lücke), mais: «Toi qui viens de te conduire avec tant de courage, crois-tu donc?» Jésus prête à la conduite de l’aveugle une valeur qu’elle n’a encore qu'implicitement. Get homme l'avait reconnu. pour un prophète et l'avait courageusement proclamé tel; 1l s'était par là engagé à recevoir le témoignage de Jésus sur luimême, quel qu'il püt être. L’aveugle accepte, sans hésiter, cette conséquence. Et c’est cette relation qu'exprime, avec beaucoup de vivacité, la particule xat, au commencement de sa question. Ge mot sert en effet à rattacher étroitement la révélation demandée à la révélation offerte. Comp. Luc XVIIL, 26. Jésus eût pu répondre : C’est moi. Il préfère se désigner par ses œuvres; car elles sont la garantie de la. vérité de son témoignage. Les mots: «Tu las vu,» rappellent expressément le miracle par lequel 1l a donné à cet homme de pouvoir contempler celui qui lui parle. Ainsi: «Ton médecin, dans lequel tu as reconnu un prophète, et. ce prophète, qui te parle maintenant avec son autorité divine, c’est lui qui est le Fils de Dieu.» Les deux xat font ressortir ladmirable gradation de cette illumination qui s'opère ainsi chez l’aveugle. — Le v. 38 exprime, en paroles et en fait, le résultat de cette révélation. Dans ce passage,

DEUXIÈME CYCLE. — CHAP. IX, 35-41. 971 où il n'y à ni pardon à demander, ni supplication à présenter, la génuflexion ne peut être qu'un hommage d’adoration ; et cet acte est certainement en rapport avec lexpression Fls de Dieu.

En face de cet homme prosterné à ses pieds et intérieurement illuminé, Jésus se sent appelé à proclamer l'effet général que son ministère va produire dans le monde entier.

V. 39-41. «Et Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour exercer ce jugement : que ceux qui ne voient pas, voient, et que ceux qui voient, deviennent aveugles. 40 Et ceux des pharisiens qui étaient avec lui, entendirent ces paroles ‘ et lui dirent: Et nous, sommes-nous aussi aveugles? 41 Jésus leur dit: Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché; mais maintenant vous dites : Nous voyons; en conséquence *, votre péché subsiste.» — Eixev, sans régime personnel, désigne une réflexion que Jésus fait à l'occasion de ce qui vient de se passer. — Proprement, la venue de Jésus a pour but d'éclairer le monde; mais, ce but ne pouvant être atteint chez tous, il y en a un secondaire: c’est que ceux qui ne veulent pas se laisser éclairer par la lumière, soient aveuglés par elle. — Le terme xptux désigne plutôt un résultat de la venue de Jésus qu'un acte de Jésus lui-même (xotous). Ce résultat est voulu, sans doute (sic); mais il est proprement le fait de l’homme. — Le terme « dans ce monde» rappelle expression «lumière de cemonde » (v. 5). — La plupart des interprètes (Galvin, Lücke, etc.) donnent à l'expression: « Ceux qui ne voient pas,» un sens purement subjectif: «Geux qui sentent qu'ils ne voient pas.» Cette interprétation amomdrit, arbitrairement, le sens de l'expression employée par Jésus et ne

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