NABMX 30 Mnn. lisent dedwxev au lieu d'edwxes
On ne saurait mieux résumer que Jean ne le fait dans ces quelques propositions le témoignage que Jésus s’est rendu pendant le cours de son ministère en Israël, la valeur absolue qu’il a constamment attribuée à sa personne et à sa parole. Nous le demandons : serait-il admissible qu’en faisant ce sommaire, l’évangéliste n’eût résumé que ses propres compositions? Non; pas plus que dans le v. 91 il ne pourrait, sans être le dernier des fourbes, en appeler contre Israël à des miracles qu’il aurait inventés lui-même. Si l’évangéliste croit au personnage qu’il met en scène et au rôle suprême qu'il lui attribue dans son livre, comment se permet-il de lui prêter des discours entiers qu’il n’a jamais tenus, et cela tout en lui faisant dire : (Je n'ai rien dit de moi-même, mon Père m'a commandé ce que je dois dire et comment je dois le dire.» Mettre un semblable principe dans la bouche de Jésus, le Logos, vis-à-vis de son Père, et en même temps, d’un bout à l’autre de son livre, le faire parler, lui, à sa guise, c’est moralement impossible. S’il n’y croit pas, ce serait sur le fondement de miracles de sa propre invention, de discours qu’il saurait n’avoir jamais élé prononcés par Jésus, qu'il dresserait ce réquisitoire formidable contre le peuple d'Israël, que renferme cet épilogue. c’est moralement plus impossible encore.
Remarquons, enfin, qu’autant une méditation telle que celle-ci est en place de la part d’un témoin qui avait suivi de ses yeux le développement de l’incrédulité juive et dans un temps où le rejet d’Israël, récemment consommé, préoccupait encore les esprits, autant un tel morceau aurait peu d’à-propos si l’on supposait l’évangile écrit par un auteur qu'aucune circonstance personnelle n’intéressait plus à cette question et à une époque où déjà la cendre de Jérusalem était refroidie, et la question juive refoulée au second plan par des discussions tout autrement importantes pour la foi et le gouvernement de l’Église.
Sur 60 variantes environ que nous avons notées dans les deux ch. XI et XIE, nous sommes conduits par l’exégèse à attribuer 2 fautes au T.R. (XL, 41 ; XII, 2), et 16 au texte alexandrin (XI, 19. 21.22.29: 31.44. 50.57; XII, 1. 6. 7. 23. 35. 36. 41. 47), doni les plus saillantes sont celles de XII, 7. 35. 36. 41. K à 7 leçons qui lui sont propres, mais dont aucune ne parait devoir être adoptée; il marche 4 fois avec D.