‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 241 sur 278 · BCDL lisent Ilwavyou au lieu de Twva. N omet ce mot · texte numérisé non relu

BCDL lisent Ilwavyou au lieu de Twva. N omet ce mot

de l’autre un brasier, comme celui auprès duquel il avait renié! L'expression, trois fois répétée par Jésus: « Simon, fs de Jona,» sémble avoir pour but (surtout opposée, comme elle l’est, à celle de «Simon Pierre,» dans la bouche de Jean) de rappeler à Pierre son caractère naturel. La triple question de Jésus fait évidemment allusion, quoi qu'en dise Hengstenberg, au triples reniement de Pierre. Avant de le rétablir dans l’apostolat, Jésus veut lui donner l’occasion de professer énergiquement le sentiment qui en est l'âme, qu'il avait comme foulé aux pieds, mais qu'il venait de manifester avec tant de vivacité en se jetant à l’eau pour joindre plus tôt son Maître. Il est naturel de voir dans les mots «plus que ne font ceux-ci» une allusion à cette déclaration de Pierre : « Quand tous les autres se scandahiseraient en loi, je ne serai jamais scandalisé» (Matth. XXVI, 33), lors même que Jean n’a pas mentionné cette parole. Son récit est toujours en relation intime avec celui des Synoptiques. On ne parle que pour mémoire de l’explication de ceux qui rapportent toÿtev aux engins de pêche ou aux poissons : (Waimes-tu plus que ton ancienne profession ? » — Pierre, tout en professant. son amour, le fait avec une humilité commandée par le souvenir de sa chute. Il omet toute comparaison avec ses frères et substitue au terme &yar&v, qui indique l'amour complet, profond, éternel, le mot œquety, qui désigne le simple attachement personnel , l’inclination affectueuse. Ge dernier sentiment, il se l’attribue sans hésiter, en en appelant à Jésus lui-même comme scrutateur des cœurs. Cela suffit à Jésus. À cette simple condition, il peut lui confier ce qu’il a de plus cher. — ’Aovla désigne le troupeau de Jésus au point de vue de la faiblesse et du besoin qu'il a d’un berger plein des ménagements les plus tendres et les plus individuels. V. 16 et 17. «Jésus lui dit encore pour la seconde

CHAP. XXI, 15-17. 683 fois! : Simon, fils de Jona*, m'aimes-tu? Il lui dit: Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Il lui dit : Pais. mes brebis”. 17 Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jona”, m'aimes-tu? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M'aimes-tu? Et il lui dit”: Seigneur, tu sais toutes choses , tu connais que je t'aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. » — Jésus fait maintenant grâce à Pierre du thstov toutou, plus que ceuxci, qui à atteint son but. De son côté, Pierre persiste à substituer œrhsiv à œyaräv. — Dans sa réponse, Jésus, au lieu de Béoxsw, qui se rapporte à l’alimentation du troupeau, emploie tomaivev, qui en désigne la conduite, la direction générale. Au lieu d’apvta, il dit tooBara, qui désigne le troupeau dans son ensemble, et sans idée de faiblesse. Ge sont des êtres qu'il s’agit simplement de diriger. — Enfin, la troisième fois, Jésus descend avec Pierre du dyaräy au œthsiv. Mais, sous cette forme, le doute n’en devient que plus poignant pour le disciple. Pierre rassemble alors toutes ses forces pour. une suprême affirmation. Itvocxets : «Tu lis dans mon cœur que je t'aime.» — La leçon de ABC rçoBarux paraît ici être la vraie; les copistes sont plus disposés à rendre les termes semblables qu’à les varier. Le diminutif xooBatux, mes petites brebis, rappelle et combine les deux notions de rocBata (v. 16) et d'apvia (v. 15). Cette expression respire la tendresse comme celle de texvia (XIII, 33). Jésus reprend en même temps le terme de Boxe, employé la première fois (v.15), qui indique des

1. N: Ta Àcyer autuw au lieu de Àgyer autw may deutepoy. G place raty avant Àcyet.

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