‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 30 sur 278 · N retranche axnÀ0ov · texte numérisé non relu

N retranche axnÀ0ov

5. N: exe]0oytoy ouy Toy raotwv. D b Syrer : alwy taotaproy EX ovtoy.

le pain’ après que le Seigneur avait rendu grâces — 24 lors donc que la foule vit”? que Jésus n’était pas là, non plus que ses disciples, ils° prirent le parti de s'embarquer* et vinrent à Capernaüm, cherchant Jésus.» — Le fanatisme charnel des Juifs avait forcé Jésus à les séparer et à se séparer lui-même de ses disciples. Maintenant que le Seigneur a rejomt miraculeusement les disciples, la foule persiste à le chercher, et toujours dans le même esprit. La longue et difficile période renfermée dans les v. 22- 2% a pour but de faire ressortir cette pensée que la recherche de Jésus est le mobile unique de la conduite de cette foule, comme cela est exprimé positivement dans les derniers mots du v. 24: « Cherchant Jésus.» En examinant attentivement cette phrase, en apparence si compliquée, on en reconnaît bientôt la construction réelle. Le v. 24 (êtes ody etdey © xhos) est la reprise grammaticale de la proposition commencée au v. 21 (6 oxhos Üuv), et le v. 23 est une parenthèse destinée à expliquer la démarche des troupes v. 24. C’est la reproduction en grand de la construction que nous avons déjà rencontrée I, 10 et IE, 9. N semble que, par cette construction embarrassée, l’évangéliste veuille pendre l'embarras qu'éprouvait la foule jusqu'au moment où l’arrivée des barques lui fit prendre une subite résolution. — Le premier mot «le lendemain» porte sur tout le passage, particulièrement sur les verbes évé8ncav et mhov, is s’embarquérent et ils vinrent, v. 24. Le par-

1. N: TBeotados eyyus ouons omou xat epayoy aprov (Tibériade qui est près du lieu où ils avaient mangé le pain).

Page 1