N: rot 10ovtec au lieu de oTe ovv etdey
3. T.R. lit x autot avec U T° quelques Mnn. ; NS Ttrlrime Syr, omettent ces deux mots; les 13 autres Mjj. et la plupart des Mnn. lisent autor.
4, N lit es to nhotoy au lieu des plur. mhota ou xhorapua entre lesquels se partagent les autres Mjj.
PREMIER CYCLE. — CHAP. VI, 22-94. 95 tic. o éotnxwç, qui se lenaït, ne doit point être pris dans le sens de plus-que-parfait : qui était demeurée là la veille. ‘Eotyxuc est bien un présent, comme l’est toujours le parfait grec : «qui était restée là ef qui y élait encore depuis la veille.» Peut-être l'art. à sert-il à limiter l'idée du subst. ôyhoc : ce n’est pas toute la foule du jour précédent, mais seulement la portion qui n'avait pas consenti à s'éloigner du lieu de la scène; c’étaient les plus tenaces. Quoiqu’on ne puisse guère rendre uv autrement que par le plus-que-parf. : «qui avait vu la veille », le sens de cet aoriste en relation avec le parf. éormxwcs est proprement ici: «qui savait, pour lavoir vu la veille.» Il n’est point nécessaire non plus de donner à l’imparf. % le sens de plus-que-parf. La simultanéité qui s'attache toujours au sens de l’imparfait s'applique ici au moment de l’embarquement des disciples : «qui savait qu’au moment où les disciples étaient partis, à n’y avait là qu'un bateau.» Les mots éxeivo.. adtod (p. 93, note 2) sont probablement une interpolation explicative. —La phrase reste suspendue à la fin du v. 22. Tout ce que le peuple sait, c’est que Jésus n’a pu s'éloigner par eau, puisqu'il n’est pas parti par le seul bateau qui fût sur le rivage. Il devrait donc se trouver là maintenant. Mais voici un second fait observé par le peuple (v. 24) : c’est qu'il n’y est point, et que ses disciples ne sont point revenus pour le chercher. La conclusion à tirer de ce fait est qu'il s’est éloigné sans qu'on sache comment et qu'il ne reviendra {pas. Le v. 93 est mtercalé pour expliquer comment cette conclusion à pu se transformer chez les troupes en la résolution de partir aussi. Des barques étaient arrivées de Tibériade le matin même. Comme une partie de ces foules provenait de cette ville et des contrées environnantes, des bateliers de la rive occidentale s'étaient probablement rendus à dessein au lieu du rassemblement pour faciliter le retour de ces multi-
tudes. Le petit détail‘: « Aprés que le Seigneur avait rendu grâces,» rappelle la vive impression que ce moment avait produit sur les spectateurs et l'importance décisive qu'ils avaient attachée à cet acte. Et 'mamtenant, toutes les données se trouvant réunies pour expliquer l'acte final auquel. aboutissent les pensées de la multitude, la phrase arrive à son terme :ils s'embarquèrent. Reste enfin l'indication du mobile secret de toute cette conduite : ils veulent rejomdre: Jésus; et comme c’est à Capernaüm que paraissent être: retournés ses disciples, et qu'ils ne sont pas revenus, c’est là aussi qu'ils se rendent. — L'aor. évéBnoay indique avec énergie le terme de cette longue indécision. Le pronom œèvot est la reproduction du sujet oxàoç v. 22 et 24, répété à cause de son éloignement du verbe.— Ainsi est expliqué tout ce qui s’est passé dans ces têtes, et l’on est désormais au vrai point de vue pour comprendre le discours suivant, qui est tout entier dominé par le contraste entre la vraie et la fausse recherche de Jésus.
Schweizer a contesté l’authenticilé du passage VI, 1-26. Ses raisons pour opérer un retranchement aussi grave sont : 1° La contradiction prétendue entre le v. 15 et le v. 3. — La leçon Ty résout cette contradiction. 2° La forme &ç bla éyéveto v. 16 n’est pas johannique. Jean dit oxotiaxs oùone XX, 1. 19. — Il n’est pas nécessaire d’être un philolopgue consommé, pour sentir la parfaite propriété du présent relatif obonç:XX, 1. 19, aussi bien que celle de l’aor. éyéveto dans notre v. 16. — Si l’on acceptait le retranchement proposé par Schweizer, il faudrait rattacher directement le discours qui suit depuis v. 27 au discours de Jésus à Jérusalem V, 47. Quelle incohérence !
Il; Les discours : v. 25-65.
L'idée qui semble dominer dans cette série de discours, se confond au premier coup d'œil avec celle qui servait de thème au discours précédent (ch. V): Jésus, la vie du
monde. Il y a cependant entre ces deux témoignages, ch. Vet VI, une différence qui correspond à celle des deux miracles dont ils sont chacun le commentaire. Dans la guérison de l'impotent Jésus agit; le malade reste passif. Dans le repas du ch. VI, l'aliment est offert par Jésus; mais il faut encore, pour que la nutrition s'opère, que l’homme se l’assimile. Il résulte de là que, tandis que dans le discours du ch. V Jésus paraît seul, dans les entretiens qui se rattachent au miracle de la multiplication des pains l'idée réellement dominante est celle de la foi qui recherche et qui s’approprie l’aliment céleste. Sans qu'il soit nécessaire d’expliquer, comme le fat Baur, la composition de notre évangile par un procédé systématique, on peut admettre cependant que Jean, en recueillant ses souvenirs, a été frappé de la corrélation qui fait de l’un de ces témoignages le complément de l’autre et qu'il les a rapprochés à dessein comme présentant le tableau complet du rapport de l’action divine et de l’action humaine dans le salut.
On peut distinguer dans cet entretien quatre phases dont l'attitude morale des auditeurs détermine le caractère. La première (v. 29-40) est amenée par une simple question des Juifs (exo a«iro, ils lui dirent). La seconde (v. 41-51) résulte d’un mécontentement sérieux exprimé par eux (éyéyyuéov, ils murmuraient). La troisième (v. 92-59) à pour signal une altercation qui s'élève entre les auditeurs euxmêmes au sujet des paroles de Jésus (épaxovto, ils débattaient entre eux). Ti finit, à proprement parler, l’enseignement de Jésus; toute cette partie de la scène s'était passée dans la synagogue de Capernaüm (v. 39). La dernière phase :(v. 60-65) est provoquée par la déclaration de la plupart des anciens croyants galiléens, qui, sans doute après être sortis de la synagogue, dénoncent à Jésus leur rupture avec lui.
Il. 7
Cette première phase est composée de quatre petits dialogues, renfermant chacun une question des Juifs et une réponse de Jésus. La dernière de ces réponses est plus développée : Jésus y exprime, avec une émotion contenue, les impressions dont l’état de ses auditeurs remplit son âme.
V. 25 et 26. Et l'ayant trouvé au delà de la mer, ils lui dirent : Maître, quand es-tu venu‘ ici? 26 Jésus leur répondit et dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez”, non parce que vous avez vu des signes”, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.» — Nous avons vu que le mobile”de la conduite des troupes était la recherche de Jésus; c’est ce que rappellent les premiers mots de ce morceau : CE l'ayant trouvé.» La question des arrivants présente une irrégularité intraduisible; la tournure grecque combme proprement deux questions : (Quand (nôte) es-tu venu?» et : (Comment se fait-il que tu sois ici (parf. yéyovas) ?» Cette forme naïve peint avec vivacité la surprise de ces gens à qui la présence de Jésus fait l'effet d’une apparition. La réponse de Jésus s'adresse, non à la question des Juifs qui était dictée par la curiosité, mais à la disposition intérieure qui les ramenait à lui. C’est le caractère que nous avons déjà observé dans les réponses du Seigneur Il, 4; HE, 3. Jésus dévoile aux Juifs avec franchise ce qu'il y a de faux et de charnel dans la manière en laquelle ils le recherchent. Comme c’est là une révélation de leurs sentiments intimes, ignorés d'eux-mêmes, il emploie l'affirmation éner-
1. Au lieu de yeyovas, KN lit n0es, D elnauôac. 2. N omet ÉnTettTe Me.