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dans notre langue, caractérise d’un mot le ministère d’évangélisation ambulante de Jésus en Galilée, tel que le décrivent en détail les Synoptiques. Les imparf. repueraite et ñ0scv font ressortir la durée de cet état de choses. Le sens des mots: (A séjournait en Galilée,» est plutôt négatif que positif: «Il se renfermait, dans ses courses, en Galilée.» — Les derniers mots du verset, tout en rappelant l’état dans lequel le précédent séjour de Jésus avait laïssé les esprits à Jérusalem (ch. V), préparent le récit suivant. Dans un sens tout est fragmentaire, dans un autre tout est intimement hé dans le récit de Jean. |
V. 2. «Cependant la fête des Juifs dite des Tabernacles approchait.» — Cette fête se célébrait en octobre: six mois entiers séparent donc, d'après Jean lui-même, ce récit du précédent, sans qu'il mentionne un seul des faits qui ont rempli toute cette demi-amnée. Et l’on péut soutenir, malgré Céla, qué son intention a été de raconter une histoire complète, et interpréter son silence sur un fait quelconque comme une preuve d'ignorance ou comme une dénégation implicite! — La fête des Tabernacles, appelée dans les Maccabées et dans Josèphe, comme ici, cxnvornyie, se célébrait pendant huit jours, à dater du 15° jour du 7° mois (tischri) correspondant à peu près à notre mois d'octobre. Pendant ce temps, le peuple habitait sous des tentes de feuillage sur les terrasses des maisons, dans les rues et sur les places, et même au bord des routes à l’entour de Jérusalem. Les Juifs renouvelaient ainsi chaque année le souvenir des quarante ans pendant lesquels leurs pères avaient habité sous des tentes, dans le désert. La ville et ses environs ressemblaient à un camp de pèlerins. Les principaux rits de la fête faisaient allusion aux bienfaits miraculeux dont Israël avait été l’objet pendant ce long et dur pèlerinage. Une libation, qui avait lieu chaque matin dans le Temple, rappelait les
PREMIER CYCLE. — CHAP. VIT, 1-5. 153 eaux qué Moïse avait fait jaillir du rocher. Deux candélabres, allumés le soir dans le parvis, représentaient la nuée lumineuse qui éclairait le camp israélite durant les nuits. Aux sept jours de la fête proprement dite la lox en ajoutait un huitième, auquel se rattachait peut-être, selon l'ingénieuse supposition de Lange, le souvenir de l'entrée dans la terre promise. Josèphe appelle cette fête la plus sainte et la plus grande des fêtes israélites. Mais comme elle était destinée aussi à célébrer la fin de toutes les récoltes de l’année, on s’y livrait à des réjouissances qui dégénéraient facilement en licence et qui la firent comparer par Plutarque aux fêtes de Bacchus. C'était la dermère des grandes fêtes légales de l'année; Jésus ne s'étant rendu cette année-là ni à la fête de Pâques ni à celle de Pentecôte, on pouvait présumer qu’il se rendrait à celle-cr. Car il était reçu que lon célébrât au moins une de ces trois fêtes principales à Jérusalem. De là le donc du verset suivant. |
V. 3-5. « Ses frères lui dirent donc : Sors d'ici et t’en va en Judée, afinque tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais; 4 car nul homme ne fait une œuvre en secret', tout en aspirant * à la célébrité ; si tu fais réellement de telles œuvres, manifeste-toi toi-même au monde. 5 Car ses frères non plus ne croyaient* pas en lui. » — Nous prenons Pexpression « frères de Jésus » dans le sens propre. Comp. sur cette question t. [, p. 368-375. — A la iête de ces frères se trouvait sans doute Jacques qui fut plus tard le premier directeur du troupeau de Jérusalem (Act. XIE, 47 ; XV, 43; XXE, 18; Gal. I, 49; IE, 9). Leur invitation n'est inspirée ni par un zèle trop impatient pour la gloire de Jésus (Hengstenberg , Lange), ni par le désir haïi-
PPS. Le
L. N°: ovdeLc yap Te Ev xpuTTE Towwv Énter, etc. 2. Au lieu d'autos, B D d Cop. lisent auto.