N ajoute ici in TAEtoyX ONHELX TOLNOEL N OTUY EPYXETUL
venue du dehors (6 ôyhoc), ils étaient sur le point de tirer de ce fait des conséquences favorables à Jésus ; mais ils se sentent arrêtés par une objection tirée d’une idée généralement répandue à cette époque : c’est que l’origine du Messie devait être tout à fait mconnue. Nous retrouvons une trace de cette opinion dans Justin, qui met dans la bouche du Juif Tryphon ces paroles: «Le Christ, même après sa naissance, doit rester inconnu et ne point se connaître lui-même et être sans aucune force, jusqu’à ce qu'Édie survenant l'ait oint et le révéle à tous.» Cette idée se rattachait peut-être aux prophéties qui décrivaient le profond abaissement auquel serait réduite la famille de David, au moment de la naissance du Christ. L’on savait bien, sans doute, que le Messie naîtrait à Bethléem : mais le robe éoriy (d’où il est) désignait ici non la localité, mais les parents, la famille; et ceux qui parlent s'imagment connaître parfaitement l’origme de Jésus, sous ce dernier rapport. Comp. VI, 42. C'est ainsi qu'ils sacrifient l'impression morale produite sur eux par la personne et la parole du Seigneur à une pure objection critique : mauvaise méthode pour parvenir à la vérité!
4: V. 28 et 29: «Jésus s'écria donc, enseignant dans le Temple et disant: Vous me connaissez, et vous savez d’où je suis : et pourtant je ne suis pas venu de mon chef; mais il y en a réellement‘ un qui est celui qui m'a envoyé, et que vous ne connaissez pas. 29 Moi”, je le connais; car je procède de lui’, et c’est lui qui m'a envoyé.» — Jésus, prenant pour thème (odv) cette objection, prononce un nouveau discours qui se rapporte, non plus à sa doctrine et à sa conduite, mais à sa personne. — Le mot éxoaéev