N seul: «n0nc au lieu d'axnêrvoc
2. T. R. ajoute de avec N D X plusieurs Mnn. Its Cop. Syr. 3, N seul: rap auto au lieu de rap autou.
exprime une forte élévation de la voix, en rapport avec la solennité de la déclaration suivante. — Les mots év to &eo&, dans le Temple, ou bien indiquent que Jésus avait changé de localité depuis l’enseignement précédent, ou bien, rappelant la parole des habitants de Jérusalem v. 26, sont destinés à faire ressortir la circonstance que c'était sous les yeux et aux oreilles mêmes des chefs, que Jésus parlait de la sorte. — Jésus entre ici, exactement comme au v. 16, dans la pensée de ses adversaires, et, Sappropriant leur objection, la transforme en une preuve en sa faveur. Il répète d’abord leur assertion. Dans les deux xat qui introduisent et hent les deux premières propositions, s'exprime évidemment le dessein de confondre une prétention. Le troisième xt fait antithèse aux deux précédents et commence proprement la réplique de Jésus. Il faut se-garder de voir, avec Meyer, dans les deux premières propositions une concession: (Îl est vrai que vous me connaissez à un certain point de vue, mais non complétement.» Le:ton des deux premiers xaæt est, comme nous venons de.le voir, légèrement ironique, et les deux premières propositions ont certainement une tournure interrogative (Grotius, Luthardt). Si la connaissance que les Juifs croyaient avoir de son origine, eût été réelle, 1l eût fallu en conclure que cette origine était purement naturelle, et.sa mission messianique, imaginaire. Jésus repousse cette conséquence dans la seconde partie du v.28, d’abord sous la formernégative, puis d’une manière positive : «Je ne me -suis pas donné moi-même ma mission, mas Je suis réellement un envoyé.» "AXntvéc n'a pas plus ici qu'ailleurs le.sens d'xxnos, comme l’ont pensé ‘un grand nombre d'interprètes depuis Chrysostome. Le sens du mot et le contexte ne permettent point cette explication qui a donné lieu à la correction du Sinait. Jésus ne veut point dire ici que son
envoyant est véridique, mais qu'il est réel. C’est le sens qu'exige le contraste avec l'idée précédente: venir de son chef. K faut donc prendre œXnôwés dans son sens le plus rigoureux : «Celui qui m'a envoyé est réellement ce qu'il est (mon envoyant).» Jésus veut exprimer par là avec force que ce n’est pas seulement lui, Jésus, qui le donne pour tel. — Les derniers mots: (Que vous ne connaissez pas,» sont pleins de finesse en même temps que de sévérité. Il est sévère de dire à des Juifs qu'ils ne connaissent pas celui dont ils se font gloire d’être les seuls adorateurs; mais, tout en enfonçant cet aiguillon dans leur conscience, Jésus leur montre habilement comment le critère par lequel ils prétendent léconduire, le signale précisément comme le Messie. Ces derniers mots appliquent en effet à Jésus d’une manière satisfaisante le postulat posé par les Juifs, v. 27. Cest, si l’on veut, une argumentation ad hominem. Jésus se la permet, parce qu'il trouve ainsi le moyen de spiritualiser au plus haut degré la notion de Messie, comme il le fait expressément au v. 29.
À l'ignorance de Dieu qu'il reproche aux Juifs, Jésus oppose la conscience intime qu'il à lui-même de Dieu et de sa relation avec lui. Cette relation est d’abord celle de l'essence (etui), puis celle de la mission (@réovethev). La distmction expresse que Jésus établit entre ces deux propositions subordonnées, ne permet pas de rapporter la première à la mission. Jésus affirme qu'il connaît Dieu, d'abord à cause de la communauté d’essence qui l’unit à lui, ensuite à cause de l’origine divine de sa mission. L’envoyé confère intimement avec celui qui l’envoie, et le connaît par conséquent. De là il résulte qu'il est le Messie, mais dans un sens bien plus élevé que celui que les Juifs donnaient à ce mot.