N D Itrlerique Vo, Syrsh : touer au lieu de exomoev
marqué sur le v. 12. Les partisans de Jésus sont nombreux, et leur profession, aussi explicite qu'il est possible dans la position de dépendance où ils se trouvent vis-à-vis des chefs. Si la timidité ne les arrêtait, ils proclameraient hautement Jésus le Messie.
Cette impression de la multitude irrite encore plus les adversaires de Jésus. Le lieu des séances du sanhédrin ne devait pas être éloigné de celui où se passaient ces scènes (voir à VII, 20). Il est possible qu’en s’y rendant, quelques-uns des chefs eussent entendu de leurs propres oreilles ces propos favorables à Jésus ; 1l est possible aussi que des espions les leur eussent rapportés pendant leur séance. Le terme mxovoay permet les deux sens. Cest ici le moment où le sanhédrin, à la tête duquel étaient les grands sacrificateurs (œoyiegeic), se laisse entraîner, probablement sous l'influence du parti pharisien (pagtoator, répété deux fois dans ce verset), à une démarche que l’on peut envisager comme l'ouverture de la série des mesures juridiques dont le supplice de Jésus a été le terme. Les huissiers envoyés n'avaient pas sans doute l’ordre formel de le saisir immédiatement; autrement ils n’eussent pu se dispenser d'exécuter ce mandat d'arrêt. Ils devaient se mêler aux groupes et, profitant d’un moment favorable où Jésus leur donnerait quelque prise et où le vent de l’opinion tournerait contre lui, s'emparer de lui et le conduire devant le sanhédrin.
V. 38 et 34. «Jésus dit' donc: Je ne suis plus avec vous qu'un peu de temps, et je m'en retourne à celui qui m'a envoyé. 34 Vous me chercherez, et vous ne me trouverez point; et là où je serai, vous ne pouvez y venir.» — Jésus n'ignora point cette mesure hostile; elle réveilla chez lui le pressentiment de sa mort prochaine et lui in-