N: EE yov
voudraient même en venir à des voies de fait. — De Wette et d’autres ont demandé pourquoi Jean ne réfute pas l’objection proposée par les adversaires de Jésus au v. 42; et de son silence ils ont conclu qu'il ignorait ou qu'il niait la descendance davidique de Jésus et sa naissance à Bethléem. C'était précisément la conclusion opposée qu'il fallait tirer de ce fait. Dans le cas où l’objection eût paru fondée à l’évangéliste, il eût nécessairement dû chercher à la résoudre. Mais Jean se plait à rapporter des objections qui, pour ses lecteurs au fait de l’histoire évangélique, se transformaient immédiatement en preuves. C'était montrer en même temps combien l'esprit critique, auquel se livraient les adversaires de Jésus, est un guide moins sûr que linstinct moral par lequel se laissaient simplement guider ses défenseurs. — Le yao (v. 41) porte sur une négation sous-entendue : Nullement, car. — Le prés. épyeru est celui de l’idée, du droit, d’après la prophétie. — ‘Oxov %v, que nous avons traduit par d’où élait, signifie proprement : où 1l était chez lui.