‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 81 sur 278 · Mov est omis par D LT X Itplerique · texte numérisé non relu

Mov est omis par D LT X Itplerique

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rappelle cette apparence chétive qui est actuellement la cause de son rejet. La reconnaissance de Jésus ici prédite a eu lieu dans la conscience de tous les Juifs sans exception, lorsque, après l'envoi du Saint-Esprit, l'essence parfaitement sante et divme de sa personne, de son œuvre et de son enseignement, a été manifestée en Israël par la prédication apostolique et par l'existence de l'Église. L'inintelligence à pris fin pour tous bon gré mal gré et s’est transformée en foi chez les uns, chez les autres en endurcissement volontaire. Gette reconnaissance ne cesse point de s'opérer en Israël à la vue du développement de l’Église; elle aboutira à la conversion finale de ce peuple, lorsqu'il s’écriera tout d’une voix, comme dans un nouveau jour des Rameaux : (Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !» (Luc XIIE, 35). Quelle dignité calme, quelle sereine majesté, dans ces mots : « Alors vous connaîtrez..!» Ils rappellent, comme l’observe Hengstenberg, ces déclarations graves et menaçantes de Jéhovah : «Mon œil n'aura plus compassion de toi... et vous reconnaïtrez que je suis l'Éternel.» Éz. VIE, 4. Comp. la même formule Éz. XI, 40; XIE, 20; Ex. X, 2, etc. La présence de Dieu, dans celui qui parlait amsi, était plus qu’affirmée; elle se faisait immédiatement sentir à tout vrai Juif. — Il nous paraît que toute la fin du verset, depuis ôt, et même que la première proposition du v. 29, dépendent de yrocecte, vous connaîtrez. Jésus reprend ici toutes ses affirmations précédentes, en les donnant comme le contenu de cette reconnaissance future qu'il prédit. « Que c’est moi..;» Comp. v. 24. « Que je ne fais et n’enseigne rien de moi-même; » comp. VIE, 16. 17. « Que le Père est avec moi (et que nous sommes réellement deux);» comp. VIIE, 46. 18. Ce verset signifie donc: « Vous-mêmes direz alors amen à toutes ces déclarations que vous rejetez à cette heure.» En face du présent qui lui échappe, Jésus met avec assu-

rance la main sur l'avenir; car son Père est avec lui. Ce verset solennel met ainsi le sceau sur tous les discours qui précèdent et qui ont magnifiquement rempli ce grand jour qui terminait la fête.

On trouve ordinairement (Tholuck, Lücke, etc.) dans la fin du v. 29 une consolation que Jésus s'adresse à lui-même: «Vous pouvez m’abandonner; Dieu, lui, n’abandonnera ni moi ni ma cause.» Mais ces derniers mots se rattachent trop naturellement à ceux qui précèdent immédiatement : CE que celui qui m'a envoyé est avec moi,» pour qu'il soit possible de les en séparer, en leur donnant un but tout différent. Jésus justifie simplement par là la pensée qui précède. — On serait tenté d'entendre les mots odx aonxe dans ce sens: (En m'envoyant, 1l ne m'a pas laissé venir seul; il a voulu m’accompagner lui-même.» Ce serait le sens le plus simple de l’aor. apñxs. Mais alors, comment comprendre ce qui suit : (Parce que je fais loujours ce qui lui est agréable»? Hengstenberg a recours à la prescience divine : «Il ne m'a pas laissé venir seul, sachant bien ce que je suis et prévoyant comment J'agirais.» Meyer prend ôrt comme indication non de la cause, mais de la preuve: «Il ne m'a pas laissé venir seul, comme vous pouvez le reconnaître à ce que...» Ces deux explications font violence au texte. Il est plus simple d'entendre l’aor. apñxs dans le sens dans lequel nous le trouvons Act. XIV, 17 : «Dieu ne s’est pas laissé luimême sans témoignage.» (Dieu, dans aucun moment de ma carrière, ne m'a laissé et ne me laissera marcher seul, parce que dans tous les moments je fais ce qui lui plait.» Un instant, un seul, où Jésus eût agi ou parlé de son chef, eût été le signal d’une rupture; car Dieu se füt retiré à l'instant où une volonté propre se fût fixée en Jésus. La dépendance absolue du Fils était la condition constante du concours du Père. X, 17; XV, 10 expriment la même pensée.

PREMIER CYCLE. — CHAP. VIII, 28-92. 295 = Ta docota, ce qui lui est agréable, désigne la volonté du Père dans ce qu’elle a de plus intime. Jésus avait la conscience, non-seulement de n'avoir pas commis le moindre péché positif, mais aussi de n'avoir pas négligé le momdre bien; et cela dans les sentiments comme dans la conduite. La tendance des premiers discours de Jésus, lors de son . arrivée à la fête, avait été apologétique; c’est aussi le carac- tère de cette dernière parole, par laquelle il atteste, avec la plus noble candeur, la pureté irréprochable de tout son être aux yeux de Dieu même.

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