MIS
formel es- !ns iev ié-
du
Mais non. Le Christ n'est pas là. Il n'y a là que l'Antéchrist. Car voici ce que dit l'Evangile :
Gomme un immense éclair qui enveloppera le globe, le Christ réel, avec sa croix, dans sa gloire et dans sa majesté, cum virtute multa, et majestate, étendra sur le monde sa main, sa force et sa parole, et toute créature, sous la voix manifeste de son Maître et de son Sauveur, tombera prosternée dans l'enthousiasme ou dans l'effroi.
Mais que veut dire cette mystérieuse parole : « Là où sera le corps, là les aigles s'assemble- « ront? »
11 s'agit du Christ qui parait. Ce corps est donc le corps du Christ. Est-ce que, quand le Christ paraîtra, l'Eucharistie disparaîtra? Non, puisque l'Eucharistie est le Christ. L'Eucharistie, ce corps du Christ, répandu sur, la nuit terrestre, comme les étoiles sur la nuit du ciel, comme germes de lumière matinale, comme points fixes au milieu de la mort qui passe, ce corps du Christ, partout où il sera, deviendra le centre des forces, centre de gloire et de lumière, où les aigles s'assembleront, anges ou élus.
Et toutes les autres forces fléchiront et s'éclipseront un instant. Les forces sidérales, lumière
et i
tssagc de l'
• le,
;uc.
Miur u:
l'union d be toi res, in ni
lu fiH
pour li I L'immuahk
Le» étoltot !• mbtront dm
lans C4 iu|>r<*ine coo>
immame* d* râmt, tu l
« seront ébranlées ; » toutes les forces créées, pbvsiques et spirituelles, seront éprouvées, et passeront, pour être transformées et glorifiées, par une sorte d'évanouissement.
Comme les élus touchaient presque à la mort, la création visible va toucher à la destruction. Chaque centre propre perd son lieu séparé, et les astres dispersés dans l'espace se recueillent, et se replient de centre en centre. Les étoiles tombent ainsi du ciel. Est-ce à dire qu'il n'y aura plus pour toujours qu'une seule masse matérielle? Cela ne s'ensuit pas. Il suffit de comprendre que le lieu doit être ramené à l'unité, ou du moins à l'entière et parfaite communication. La dispersion doit revenir à l'harmonie, l'analyse au recueillement ; c'est bien là la consommation. Comme le rêve la poésie, cet admirable guide de vérité, la dispersion des mondes ne subsistera pas, les belles fleurs de tous les mondes se réuniront dans un même jardin, quand le lieu de la vie mobile se sera transformé pour devenir le lieu de la vie stable. Et lorsque l'Evangile nous dit : Les élus seront rassemblés des quatre points de l'horizon, depuis l'un des sommets du ciel jusqu'à l'autre sommet, il semble que le texte veut signifier la totalité de l'espace en désignant les tre vents du ciel et les deux pôles de la
- ■ bel i se n - uu méma
car la • ité a il une (
« t - sont ' | .1 l'uni é. »
ies
• j u i , [» »rs
à i lu; t dam son âme hu-
Jans sa prêt
1 I i riMlit jr
lie st la ci ira
la
AXûrt t
à • les arl un
ci rv f\
« tendres rameaux, et commencent à montrer « leurs feuilles, vous savez que l'été approche. « Vous aussi, quand vous verrez ces signes, « sachez que l'été du monde va venir ! » Ou encore : Sachez que votre délivrance approche. » (Luc, xxi, 28.) Je ne comprenais pas cette poésie au milieu de la ruine du monde. Mais remarquons ceci : « Je vous le dis en « vérité, cette génération ne passera pas que « toutes ces choses ne s'accomplissent. » Qu'estce à dire, sinon que cette grande prophétie du Seigneur, sur la consommation des choses, est vraie dans tous les sens et pour toutes les consommations? Et d'abord pour la consommation de l'univers entier, transformation universelle du ciel et de la terre, mort du monde et résurrection du monde. Mais elle est vraie aussi pour la consommation de la vie de chaque homme; vraie pour la consommation de l'âme, prise à part; vraie pour la fin et la ruine de Jérusalem ; vraie pour la consommation des grandes époques de l'humanité, et même pour la consommation des grandes époques de L'âme. Si le monde moral, sur cette terre, doit avoir un été, comme je. ne cesse de l'espérer, cet été sera précédé d'une crise telle qu'on n'en vit jamais. On pourra croire, pendant quelques années, que la vérité, la justice, la paix, la
lib ir la t ;'i«»
i philosophique et h |ue da mot :
Ul ; { il i lii. t les îuitr
li . monoV. Auj-iirl hui,
nous a
P . ■ ■ . ■!. je crois ■] lignes
sève,»-' • 1 1 r.-r 1
L'histoire, p tr le saint
it, qui c»mi j, ,ii
ij il
ni* ;in'
• l.i hâi
:it |»as fon inmi' 14
belle lui
it pas a Ben
(!<• qai t l'eep
ts de Dieu, i. It pas • »
•tt alors nos faon
entièrement dénouées, comme les rameaux et les bourgeons, nos facultés entièrement dénouées feront voir toutes leurs forces. Maintenant notre vie est invisible en Dieu : Vita no sir a abscondila est cum Chris to in Deo. La plupart des opérations de cette vie nouvelle sont cachées. La force de ce cœur nouveau ne parait pas encore. Mais quand le Christ, qui est notre vie, va venir à paraître, nous paraîtrons aussi; notre vie agira dans toute son étendue; le Christ paraîtra en nous dans sa gloire.
Quelque chose de cet avenir ne sera-t-il pas accordé à l'Eglise de la terre, et aux nations chrétiennes? Y aura-t-il un été terrestre, une moisson, une saison des fruits?
Quoi qu'il en soit, le fond absolu, éternel, de la grande loi, savoir : lutte et crise, épreuve et défaillance presque absolue de toute force créée prise en elle-même ; et puis recueillement des être et des forces en Dieu, dans le Verbe incarné ; triomphe et gloire du Verbe dans la créature consommée et transfigurée : cette loi s'accomplira, d'une certaine manière, avant la fin de chaque génération particulière, avant la fin de la génération universelle qui est le genre humain. Et le Verbe éternel résume tout en disant : « Le ciel et la terre passeront, mais ma parole « ne passera pas. » Le Verbe qui porte tout,
un
ut II est . absolu, immuable, éteru
r Ton* nr sav i.eure votre
passe
HMIII! • i II U II .
r|U< ts ijui arr« t.
pas, «lit ur el < 'es
anges, ni le Fils de l'homme, ne la connaissent. Le Père seul la connaît. Cette heure dépend de la liberté des esprits, et de la liberté de Dieu. Dieu seul voit tout, et voit déjà le libre avenir. Les hommes seront surpris par la venue du Fils de l'homme, comme ils sont surpris par Ja mort. Veillez donc, car vous ne pouvez savoir l'heure où Dieu doit venir vous chercher.
Soyez donc toujours préparés à la venue du Fils de l'homme. Serviteurs, soyez toujours prêts!
Et quelle est la préparation?
S'agit-il de méditer la mort en gémissant, et de s'asseoir dans cette vallée de larmes en attendant la vie future?
Ce n'est pas là ce que dit le Maître. Quel est, dit-il, le bon et fidèle serviteur? Où est la sagesse de la vie ? La sagesse consiste à savoir, ô mes disciples, que vous êtes établis par le Père pour donner à la famille humaine sa nourriture, et pour la donner en son temps !
Oui, voilà l'œuvre et la mission des serviteurs de Dieu! Et ces serviteurs-là deviendront fils de Dieu, et seront préposés un jour à l'héritage entier. Mais que deviendront ceux qui disent : « Dieu ne vient pas ! Tout continue en ce bas « monde comme avant l'Evangile : jouissons, « dévorons les autres dans notre luxe et notre
\ qui t? »
1 j lur » pour «
DO
plus
les nations • al
cnlici