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l'atome, et Y assume en lui disant : Cest mon corps! Cela s'appelle transsubstantiation! 11 y a deux cents ans que le dernier des grands esprits philosophiques a vu cela.
Eh bien! grâce, foi, gloire, régénération, vie éternelle, c'est la donnée vivante et absolument nouvelle, qui résulte de l'union merveilleuse de ce fini et de cet infini.
Lorsque l'union s'opère entre natures diverses, ce dont la greffe offre l'image, quels fruits nouveaux et absolument supérieurs à la moindre des deux natures! Mais supposez l'union entre Dieu et la créature, supposez l'étincelle continue de Dieu à l'homme : alors transformations et vie surnaturelle, grâce, foi, gloire et vie éternelle !
Vie éternelle ou vie ressuscitée! Et ici, je retrouve le Christ, sa croix, sa mort et sa résurrection. Oh! quelle beauté! Cette vie ressuscitée, cette gloire béatificatrice, n'est pas donnée sans le mérite de l'humble créature qui la reçoit de Dieu. Mais que doit faire cet être libre pour mériter la gloire de Dieu? Donner sa vie pour ceux qu'il aime, Dieu et ses frères, comme Jésus- Christ. Et la mort est la loi éternelle de transcendance a Dieu. Voilà le christianisme.
Amis ! faites effort pour comprendre : ceci est la métaphysique réelle, appuyée sur la
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Bien-aimés de mon Père, venez ! vous êtes les rois de l'éternel royaume que je prépare dès l'origine du monde ! Ce royaume préparé, c'est la source infinie qui est Dieu, donnée en jouissance inépuisable à l'être qui l'a mérité.
Venez ; car j'ai eu faim, et vous m'avez nourri. Oui, vous avez nourri, aidé, développé l'incarnation de Dieu. L'Homme-Dieu qui avait faim, vous l'avez nourri du travail de vos mains et de l'amour de votre cœur.
Saviez- vous ce que vous faisiez? Non. Car, même alors, au jugement dernier, vous vous étonnerez et vous direz : Seigneur, quand donc avons-nous pu vous nourrir et vous désaltérer? Toutes les fois que vous avez eu pitié du moindre de mes frères, et que vous l'avez rassasié, ce que vous avez fait pour lui, c'est à moimême que vous l'avez fait, et mihi fecistis!
Gloire à Dieu ! l'humble et simple vertu, qui voit sur la face des hommes la souffrance, et qui aide ces pauvres souffrants, opère la loi de Dieu, secourt le Christ et aura la vie éternelle.
Cela suffit! cela, vous dis-je, est tout. Relisez l'Evangile, cherchez bien dans cette page, y voyez-vous quelque autre condition? Non. Pas un seul mot n'est ajouté au point unique : j'ai eu faim et vous m'avez nourri.
Mais je répète que ce point unique est le tout,
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tous les hommes doués de raison, en Europe t commencent à dire : « Il est temps que le paganisme finisse, que notre folle et désastreuse jeunesse rentre dans l'ordre, que notre âge de raison commence, que la justice se fasse. Jamais nous n'avons entrepris décidément, solennellement, de nous liguer pour nourrir de pain, et aussi de lumière, la masse des hommes qui souffrent. Il est temps. Voilà l'œuvre et voilà Je devoir. » Supposez, dis-je, que quelque cri aigu, vrai, pénétrant, béni de Dieu, excitât tout à coup au courage et à l'espérance la conscience déjà préparée de tous les hommes de bien, et qu'on essayât avec suite « cette expérience qui reste à faire », disait un sage. Eh bien! le lendemain, les hommes de cœur verraient ceci : on ne peut pas nourrir de; pain la masse des hommes, sans un progrès de moralité. Ils se mettraient aussitôt à l'œuvre pour réveiller dans toute la masse Je sens moral et l'effort moral. Mais le jour même ils sauraient ceci : nul progrès de moralité n'est possible sans progrès religieux. Mais il n'y a qu'une religion, celle dont Jésus-Christ est l'auteur, cela est manifeste, même par la vue extérieure de l'histoire, comme il est manifeste que les peuples chrétiens sont les maîtres du monde, les guides du genre humain.
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