Jés i mort : j
le, tous les pouvo
et puis la masse du kl avec fureur :
' croix! à la croix! que son sang retombe •us et sur nos enfants! »
flélftsl oui. C ~' Ie prophète que nous
al le prophète dont sur la suite tiens? Et j en aucun temps en aucun
- hommes ne l'ont oornpr- - soal
fraj ;
il p • ir ;ii )i ce sans1 re* irno-b
I la
Passion du Christ, et en toute occasion nous recommençons tout.
va
Voici l'une des plaies de ma vie II s'agit de la France, ma patrie bien-aimée. Jamais la France ne s'est assez repentie des grands crimes perpétrés dans son sein. Grand Dieu! nous avons mis à mort Jeanne d'Arc, et nous l'avons brûlée, car nous l'avons laissé brûler. Notre ange visible, l'envoyée de Dieu manifeste, la généreuse vierge inspirée, notre étoile pour tous les siècles de notre histoire, notre douce, triomphante et splendide protectrice, nous l'avons mise à mort! Où est l'éclatant repentir? Et pourquoi tout Français parvenu à l'âge d'homme ne jure-t-il pas d'expier pour sa part, par quelque acte de saint héroïsme, ce forfait incompréhensible? Mais non, nous avons rcdoubél ce crime, après trois siècles de réflexion. Nous avons insulté la victime, nous lui avons craché à la figure, comme les valets de bourreau font au Christ. Et aujourd'hui les fils
ou les amis de l'homme qui tit celte insulte à. 1 1 France, exigent encore (jue je salin- en prononçant le nom du misérable!... Non! non! il
n'y a pas encore de pénitence pour le crucitiement du Christ.
Mais \.»ioi que koofl nos vieillards ont vu, ment, tomber la tête du plus.
ju-i«' des p >ia de Pr le plusju je dit,
et l'un des plus grands! Mais ni ses ennemis ni ses amis ne me permettent de Le nommer Lnd. Pourquoi? C'est qu'ils méprisent La jusd >uceur, la bonté qu'on é ne les touchenl point. < il gloire
eux «jui frappent *'t qui tuent, qui d ent et déi orent ! T<il est enc >re l'état moral et intel le< luel les bomm . : ce temps don
donnée à 1 1 fureur et a La ls, p intb -ut
paru p er Les bomm mme au
jue des empereurs, <'t il> < »nt •'•- org< i - el milliei i Les enfants de la Prau
après des jugements dérisoires comme celui de Caïphe. Et quand donc a-t-on fait pénitence de ces crucifiements du Christ?... Qui donc on parle avec assez d'hoireur? et nianque-t- 1 parmi nous de ténébreux sophistes et de cœurs venimeux pour crier : Gloire à ceux qni oit versé le sang! — Malheur! malheur à nous! Tant que l'évidente lumière de justice, de justice absolue et universelle, n'aura pas ouv« rt nos esprits et pénétre nos cœurs, tout le sarg innocent, qui est celui du Christ, retombe sur nous et sur nos enfants. Et nous continuons à nous rouler dans le sang et les larmes, hélas ! et souvent dans la fange!
Et le sang innocent continue à couler à flots par toute la terre, et même au milieu de l'Europe. Et nos consciences éteintes, et nos yeux effarés, tout troublés de ce sang qui découle sur nos têtes, contemplent ce spectacle sans voir. Mais moi, je ne cesserai de crier jusqu'à la mort : Voyez! voyez! au cœur même de la
— nos —
chrétienté, aujourd'hui, au moment oùjï le sang! Voici L'iniquité palp et absolue : l'on continue à tenir sur la croix
nation, et chaque année des milliers d noce ut crue t meurent pour la jus
et la patrie. Et L'Europe abrutie Be tait!... .'•■ heur; malheur! - du Christ retombe sur
nous, et il retombera sur nos enfants, tant que nos ne Bliumilieroni point, et que m s
cœurs ne seront j contrition, et nos
esprits ouvert- par l'éclatante et lumière de justice, par le retour du sens hudu sens fraternel, par la b ma-
t ai la raison, par le pas*
enlii. :>imau.\ humains a L'état d'hoirn
0 Jésus! votre flagellation, votre crucifiement seraient vraiment le aalul du mond nous
méditer. Encore une fois.
nt éternelles et al [ue 1 " * 'ii fait au dernier «les homm<
!e fait ; toute bleSSUK <->t la \<
le vôtre. 7:7 mihi fe- . moi-même que roua faites tout
Oui, le crucifiement serait vraiment le salut du monde si nous savions nous frapper la poitrine, si nous savions enfin ne plus verser le sang.
Mais non ! il y a aujourd'hui encore des hommes qui vendent le sang pour de l'argent. Depuis le brigand qui tue pour dépouiller, jusqu'au César ou jusqu'au peuple, vainqueur d'un peuple, qui juge et qui frappe au hasard, pour multiplier la terreur et pour continuer la spoliation des vaincus, partout Ton verse, comme Juda, du sang pour de l'argent. Et, si ceux qui versent le sang sont les fils de bandits qui ont porté les premiers coups, ils osent dire à leurs propres pères, dont ils continuent les forfaits : Qaid ad non? tu videris. Que nous importe? c'est votre affaire; vous avez eu vos raisons p)ur cela.
flélas ! oui ! bien souvent encore ils préfèrent bbas .ni Christ. Oui, j'ai senti dans les foules ameutées cette préf< Aujourd'hui lorsque les justes, les justes ma]
surtout s'ils sont i el surtout s'ils sont
catholiques, sont opprimés et mis à mort, le bruit qui s'élère alors de la mule est faible ou nul. int. Mais, s'il
t d'un qui, en plein jour, a tué
vingt h - donl un roi t d'un des
cheraRers du l, vomi car les secr
-, ils s'émeuvent et dea ^tsa grâce !
Qu'ont-ils à dire les crui ifi - Hélasl
ù de Uhm les peuples <>[>prin i : li
Italie, Grèce, sans excepter les nègres esclaves et les Indiens soumis. Si vous saviez, disait cette femme, si vous saviez quels misérables sont ces esclaves et ces vaincus ! J'ai moi-même entendu ces paroles. Qui donc écoute la cause et la défense des garrottés! Jésus le sait et il se tait. Amené devant le représentant, interrogé s'il est le Christ, le Roi des Juifs, il, répond : «Vous l'avez dit; oui, je le suis. » Puis il se tait. On insiste, et à toutes les accusations il ne répond pas un seul mot. Pour celui qui est dans les fers la discussion est inutile. Et puis, Pilate est-il juge compétent? Lorsque la science est éteinte, à quoi bon discuter contre le fer qui frappe? Lorsque les scribes, les anciens et les princes des prêtres ont corrompu et trompé le peuple, et que le peuple crie : A mort ! à mort ! c'est bien l'heure des ténèbres et de la puissance de l'enfer, et non plus l'heure de la parole et de la lumière !
Mais, ô mon Dieu! oui, voici bien l'enfer : Tinsulte au condamné, l'injure, les coups et les
•soufflets à l'homme (jui va mourir. Le plus grand, le plus doux, le plus beau des 1mm:. est livré à cette cohorte de grossiers soldats, qui d'abord le déchirent par l'horrible suppl delà flagellation, puis l'habillent en roi de théâtre, lui imposent la couronne d'épines, lui donnent le sceptre du rose&'j, le tournent en dérision et le frappent de ce sceptre. Puis, il faut bien le dire, car l'Evangile le dit, le couvrent de leurs crachats, expuunt m eum! 0 roi des hommes, ô frère sine de tous les hommes qui ont souffert ou qui souffrent en ce moment, vous avez voulu supporter ce jeu précisément et absolument infernal : la toiture avant le supplice, l'insulte au condamné, la dérision à l'homme qui va mourir ! Et, en portant cette orgie satanique, vous l'avei aboli.* aujourd'hui, enfin, dans la plus grande moitié des peuplesqui portent votre nom. Hélas,] sur les trois quarts du gloh ne encore le
su| . la volonté de tortui ofer \ isibl
le fouet pour les eSClaVCS, le fouet souvent pour
les soldats, le fouet, le knout ou le rotin da
.te l'Asie. Puis l périodiques de
chi v par la béte féroce turque; puis la
d - tante, morale, matérielle, appliquée
au milieu de l'Europe depuis bientôt on demi-
I une nation! PuÛ Supplices SXq
la moi huma
et puis, dans toute L'Afrique, les sacrifices humains. Dans toute l'Afrique encore, les hommes tués et chassés comme gibier, à époque fixe, chaque année, comme se fait parmi nous l'ouverture de la chasse. Puis les grandes hécatombes, qui, à la mort des rois sauvages, immolent des hommes, de par la loi civile et religieuse, non par centaines, mais par milliers. Puis les longues et indescriptibles tortures que font souffrir les cannibales à l'ennemi vaincu. Et le genre humain tout entier, le genre humain, encore bien rapproché dans sa grande masse de l'état de la brute, le genre humain stupide et insensible regarde tout cela sans rien sentir ni rien comprendre! Et les aines, les fils de l'Evangile, n'ont pas encore osé jurer qu'avant un siècle ces orgies de l'enfer visible auront cessé sur toute la surface du globe ! Nous lisons la Passion du Sauveur sans rien comprendre, et sans voir qu'on le crucifie aujourd'hui. « Si j'avais été là, disait ce roi barbare, avec mes Francs! » Mais vous y êtes, vous y êtes encore aujourd'hui, avec vos Francs. Et que faitesvous? et que font-ils? C'est lui-même que l'on crucifie. Ne le comprenez-vous donc pas? Ne voyez-vous donc pas que nous le laissons flageller, torturer, crucifier lui-même, aujourd'hui même, sur toute la face du monde, et vos cœurs,
ô mes frères, ne bondissent pas, comme Le mi
Lundit, jusqu'à rompre ! Mais, cou; - ml
ma mortj'es bien avoir convaincu quel-
que ix cœurs, qui lomenl . p-
tables et imperturbables, iront au but. Bt re bien qu'api i i mort je leur parlerai mieux que je ne le fais aujourd'hui.
T il .-. ■ -t pas dit. Il est en croix; pieds et brisés par lea cl i lire* par son
îds. Une - -t du sup-
pli veut rem| .. juis
veines et des ti I - Les home
. . .:t Leur 1 irl d'at-
. le supplicié, el de Le prendn Il dit :« J'ai soif. » Ils lui font boire] rinça
et pr \\i '. oui t ut
g tortures, vous i
i 1 1 pi rtie du genre hu-
[ue roui que L'enfer o
Ce n'est pas tout. Il est en croix, et alors viennent les sages, et les hoihmes prudents et savants, l'insulter sur sa croix. « Eh bien! toi, qui détruis le temple et le rétablis en trois jours, sauve maintenant ta vie; si tu es fils de Dieu, descends, descends de là. » Et les anciens, les scribes, les princes des prêtres, tous viennent et lui apportent les mêmes outrages, dans les mêmes termes. Et les bandits crucifiés avec lui répètent ces mots : et la foule répercute ces mots : et la raison de tous est satisfaite. « S'il est le fils « de Dieu, qu'il se délivre î » Voilà qui est lucide et décisif.
Tout n'est pas dit. Il est en croix. Là, il passe par la suprême épreuve du reniement univer-
sel, du mépris, de la haine de tous. I . si
mais \ «'U- L'oses, de i une foule qui «
: t ! Osez dire un seul mot, en debon de 1 prit, du groupe OU \<»us vivez ! Vous ne I
Voici Jésus chargé, el chargé pou:- de es
de toute la haine du genre bumain. Aujourd'hui encore, de formidables m;i>ses de bail pèsent mut lui. .le n'oublierai jamais le jour où, a Iravej i bn s, m< . pau-
v» perdu, j'ai pu retrouver mon Sau-
veur; ie jour où j'ai compris «pic j'aurais à p 1 1er une pai lie du fardeau de Lame et de mé-
- qu'il î.'tut du courage, oh ! «pie
je- I l'Ame doulou-
t '. Aujourd'hui, \s Jte
ur lente pi ière. Mais mu- la crois dai - lauréate torture corporelle, le r( nt
universel du { bumain se trouve lasu-
pr me loi ture d Voici qu'il si
Fila de Dieu que î ieu ai - conti a .
Lui qui vient pour unir les hommes entre i m et ;iv«ic Dieu, il b pour bf !*■»
pli: épi nve de l'absolue sépi
de l'homme d'avec l< - bommes «-t Dieu. Et c'< t U . t. que le Pils de l'homme a suppo
peine du dam ion Dieu ! m
mdonné ' »
C'est là l'instant où, portant réellement le fardeau de toute iniquité, il triomphe du péché, de mort et la du mal. 11 supporte et peut supporter, étant Dieu, quelque chose d'infini. Il produit, par son sacrifice, une radicale transformation des choses, un rapport et une nouvelle alliance de Dieu à l'homme, et de l'infini au fini ! Courage ! âmes qui êtes en présence de la mort, vous supportez, mais avec lui, quelques degrés de cette épreuve ! Passez par cet affreux néant pour sortir d'ici, et pour entrer dans l'infini de Dieu. Courage! âmes vigoureuses, que Dieu veut tremper ici-bas comme de célestes instruments, vous devez passer tout vivants par de cruels degrés de cette épreuve. Mais Jésus la porte avec vous. Courage ! c'est le moment où du sein de l'extrême souffrance vous allez poser votre esprit aux mains de Dieu, Jésus pousse un grand cri et dit : « Père, je remets mon esprit entre vos mains. »
En cet instant s'est accompli l'acte, à la fois divin et humain, le plus puissant qui ait jamais
fait frômir de terreur et transporté d'admiration Le ciel, la terre, L'enfer, toute La nature et tous ite chose a été réunie! ce passai e de l'Homme-Dieu parla mort pour dompter la mort, a mis à la racine de tous les ôtres le principe de la vie éternelle. Les hommes ont aper- u quelque chose d<> L'immense ébranlement et de La grande invasion de la vie. L'Evangile parle <!«• • • - léi - <pii ont doré trois heures, du t emblemcnl de terre et des rochers brisés, de- tombes ouvertes, des morts ressuscii i, prémi action future, grands faits
prématurés da mondes venir, que la pensée de rii< i le i leil de la \ie et dans L'état
borné de la i sente, ne comprend point.
Mais voici ce qu'il est enfin temps de comprendre
XYlll
L premier devoir <lu chrétien, le premier devoir de (oui homme est de méditer sur la P t d'an enl tacrilé
«pie nous i depuis les
Nous ne comprenons rien, si nous ne comprenons l'éternelle étendue et la sainte profondeur du mot vraiment divin : Ce que vous faites au dernier des hommes, c'est à moi-même que vous le faites! Et mihi fecistis. Nous ne comprenons rien et nous restons dans l'animalité, tant que nous ne voyons pas ceci : le crime suprême, le mal suprême est de crucifier Dieu corporellement, en lui perçant le cœur pour en verser le sang. Et c'est là ce que fait, c'est là ce que laisse faire tout homme qui tue, ou qui laisse tuer. Nous ne comprenons rien, si nous ne voyons pas que le premier devoir des individus et des peuples serait de se liguer pour abolir enfin et poursuivre par toute la terre ce crime premier, fondamental et précisément infernal, qui est le meurtre, œuvre propre de celui-là qui, dit le Christ, « fut homicide dès le commencement ». Nous sommes aveugles si nous ne voyons pas que c'est là le nécessaire avènement de la justice, et que les peuples seront bénis des plus divines bénédictions le jour où, négligeant tout but secondaire, ils iront droit au but divin, savoir : arrêter le crucifiement, le crucifiement de l'Ilomme-Dieu dans chaque homme que l'on tue par le fer, l'esclavage, l'ignorance ou la faim î