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Faut-il voir, dans ce récit de la résurrection, outre le sens historique positif, un symbole et une prophétie de ce qui, à l'heure de notre mort se passera pour chacun de nous ?
Nous chrétiens, en qui Jésus-Christ est venu parle baptôma et par la communion, et qui l'avons crucifié ensuite par le péché mortel et l'incrédulité, ne sommes-nous pas des tombeaux <lu Christ?
Il est bien vrai que presque tous, et ceux même d'entre nous qui se croient vivants, nous ne sommes trop souvent que sépulcres, sépulcres blanchis au dehors, ou même sépulcres abandonnés.
Est-ce l'ange de la mort qui, dans ce tremblement de terre où s'écroulera notre corps, viendra soulever l'énorme pierre qui pesait sur le tout?
Le Christ captif en nous, — car le Christ est captif dans les pécheurs (spiritus oris nostri
Christus. captus est in prccatis nostris), — le Christ enseveli dans nos âmes, soit comme
be éternel, soit comme Verbe incarn •près avoir longtemps Lr«'-mi en nous, et proféré, au rond du lépnlcre, cette plainte : ■ Race « incrédule et dépravée, jusqu'à quand serai-je « avec vous? » le Christ se d( livnra-t-il enfiD
la m<»rt?
Kl <i j»1 l'ai toute ma vie oubli»'', ou méprisér ou combattu, que - • moment où l'ange,
dans L'éclat foudroyant de sa Lumière, me montrera, dans l'agonie, que la grande questioi
la vie était bien en effet celle-ci : Dieu ou
non ! Christ sauveur, ou néant ! Nous verrons
rement que nous avons vécu comme
ranimai, et perdu notre ne, et qu'il llu
eh. eu, Dieu notre Père et le Christ n
iteur.