UC
mine •
sis
0 |>OI à I1
— es —
nécessaire d'aujourd'hui, pour chaque homme et pour toute l'Europe?
Il s'agit, dis-je, de ce qu'il faut aujourd'hui même au monde, à la France, à chaque pays et à chaque àme. Ceci est la réponse à nos désirs, à nos besoins, à nos souffrances et à nos espérances présentes, en même temps que c'est l'absolue, éternelle et universelle vérité.
Je vous dis, ô amis, que depuis le commencement du monde, le monde souffre, la création gémit et l'humanité cherche, soit parce qu'on attendait l'Evangile, soit parce que, l'Evangile venu, on ne l'a pas encore assez compris et appliqué. L'œuvre de Dieu, telle qu'il l'a conçue et voulue, n'était pas achevée, parce qu'elle ne peut s'achever qu'avec nous et pour nous, et que nous n'avons pas jusqu'ici bien compris ce que Dieu veut.
Dieu veut régner, et régner par ses fils.
Il a superposé règne sur règne pour arriver au règne de l'homme, et puis au règne de l'Homme-Dieu, et des frères de l'Homme-Dieu. C'est là la clef de voûte de l'édifice et la fin dernière de l'histoire. Dieu dans l'homme, présent, vivant en toute réalité; la justice et la vérité incarnées dans la raison et dans la liberté : c'est le règne nouveau et dernier.
L'ère nouvelle que connaît l'histoire, l'année
de la venue du Christ, est le commencement de . ne. La crise présente du moinlc est comme
ri universel des choses, ijui proclament qu'on ne peut boiter plus longtemps entre la vie
••nne du vieux monde, et la vie du règne nouveau, et qu'il faut, en ce point de 1 histoire où nous sommes, un progrès décisif du règne de Dieu.
Kh bien! l'El - nous propose, avec surabondance, toute la lumière et toutes les forces nécessaire! pour amener cet indispensable pro-
Mais ce qui est vrai, aujourd'hui, du monde
entier et de l'histoire universelle, e>t vrai aussi pour chaque homme en tout temps. Vous, mon .-. .-H ce moment même, ne sentez- vous donc pas que vous ne pouvea continuer a marcher plus longtemps dans la voie stérile, misérable,
snable en face de Dieu el de la mort, où von- Mes comme fatal. 'ment ei Quant à
moi, je le sens et Lujourd'hui, pour moi-
même, jusqu'à la terreur. Oh 1 oui, ?< lenquoi '. l'un de tous me disait : .le ne sens rien de tout cela. Ami. que \
iit< atierdans lamort. Mais ITAanlea mortSi il x i peut-êti • • ^ . eiller.
Ce qui m'émeut in de <roif
de jour en jour plus clair e eu eut que votre résurrection personnelle, ô mon frère, et la mienne, est nécessaire à la crise présente de l'histoire, à la régénération de l'Europe et de notre Patrie. Ce qui m'émeut et me ravit, c'est de comprendre que cet état présent du monde va devenir pour d'innombrables cœurs l'occasion de la renaissance. La pitié pour tant de souffrances, de plus en plus connues ; l'amer regret de tant de retards absurdes ou coupables, dans la marche des sociétés vers une justice plus abondante ; le repentir de tant de vices et de lâche égoïsme, en vous, en moi, dans nos pères, dans nos frères, feront qu'enfin les plus intelligents et les meilleurs, se frappant la poitrine, se donneront à la vie nouvelle et au travail de la transformation. Le monde que vous voulez transformer dans la justice ne se transforme pasr parce que vous ne vous transformez pas vous-même. Et tant que vous refuserez de vous changer vous-même, le monde ne changera pas. Et le monde peut changer si vous changez. Et si vous devenez l'homme nouveau, le monde nouveau sera possible; et vous avez dans l'Évangile toutes les lumières et toutes ics forces pour er-Vr, l'unpar l'autre, l'homme nouveau et le monde nouveau. Et ce qui double mon courage, c'est de sentir que la volonté actuelle de Dieu exige de plus en plus impérieu-
lement ce chai voia
toi ; et j'\ contribue! J, i dente d
e de i amour.
le royaume
qu'ils posséderont
Oui, c'est [d v .1 que 11!
lOOré uvrrt
ir.
ju"il S' :.»' kOl
et tout .ic
m et le monde d >tn eau.
-t lei opé-
le ! 'i'-u. ti :is
. «tl.it | 1 ■ ■ | u n i r . I
ceux parce qu'ils :
Le pauvre, doux et humble de cœur, comme Jésus-Christ, voilà le maître du ciel et de la terre.
Mais attendez, laissez vos yeux s'habituer à cette simple et divine profondeur, et vous en verrez les richesses.
Il s'agit des vrais pauvres, pauvres en esprit et en vérité, pauperes spiritu; c'est-à-dire qu'il s'agit de l'homme qui a renoncé en effet à toutes les formes, à toutes les possessions de l'égoïsme. Gomment cet homme n'aurait-il pas à lui le royaume du ciel?
C'est lui quia dompté Satan, et vaincu les trois tentations, et recule baptême de pénitence et de renaissance. C'est à lui que le Père a dit : Celui-ci est mon fils bien-aimé!
Fils bien-aimé de Dieu, en effet, celui qui, ayant contemplé ce monde et vu la volupté, l'orgueil, la richesse, le pouvoir, n'a rien pris de cela pour lui, et a préféré la sagesse, la justice, la bonté et surtout le travail, le travail pour éclairer et soulager les pauvres hommes souffrants. Le ciel est bien à lui, puisqu'il est fils de Dieu.
Mais s'il est fils de Dieu, il n'est pas seulement pauvre en esprit et en vérité, et, avec Dieu, audessus de toute la terre et de ses plaisirs, de sa gloire et de ses empires : il est encore, comme
.1 • humble • D 'ne
it : et par !•• de D
i lui, il est bon, il esl doux, est-ce it la pléni-
tii'i.- de la foi
i, li f qui rn <jui brise un un
arl L ♦• 1 1 1 j -
e «pii porte d lobe et l
ni qui a dans 1 âm< : la pi e de
ui-l.i si'iil <e la terre el la p d
Dom . 1» enhe ireoi en • i\ 'j"i sont
r 1 < » 1 1 x . parer «juiU p nuit In In
jusqu'à pi é» nt a | lerre
. t i le monde, ri ce n'est b du
ra, < j 1 1 î dam la d< t morts, t\ ont
luit de !♦• s, -ni j.i. 1. uni.
fondamental, qo'ail m la i .pu doue pi odu
• s uni\» i -«-l vi-i - I. quel lin»;
D p le plus en plan
. des