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aussi, après avoir pleuréàlavue'de tant ae souffrances, essuieront leurs larmes, lèveront la tête, et viendront, déplus en plus nombreux, pour mettre un terme aux grandes iniquités, essuyer les larmes des pauvres, des faibles, des opprimés, rétablir la lumière, la vue du but et l'espérance, et hâter cette moisson divine, semée depuis vingt siècles, qui nourrira les hor mes d'un pain moins rare et moins amer, qui nourrira les âmes d'une plus abondante et plus efficace effusion de la parole de Dieu.
Frères bien-aimés, jeunes hommes, libres, instruits et riches, oh ! il y a et il y aura parmi vous de moins rares ouvriers. Vous vendrez tout cet avenir matériel de faux biens, de grossiers plaisirs, de paresse immorale, d'ennuis prévus, de mort dénuée de sens ou coupable, et \ous travaillerez et vous irez à la moisson.
Frères bien-aimés, jeunes hommes, pauvres, mais bravement décidés, ne craignez rien ! allez à l'œuvre, allez à la moisson; allez tout droit, sans même avoir emporté sur vous le moindre morceau de pain. Courage ! l'ouvrier gagne sa nourriture. J'étais des vôtres, et je n'aipassorvffcrt la faim, sinon peut-être pendant quelques jours, où Dieumême me comblait de joie : jours heureux, les meilleurs de ma vie!
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bondissait d'amoureuse pitié, et envoyait des torrents célestes qui enveloppaient et bénissaient le globe. Donc l'ouvrier en fer travaillait ainsi, et bénissait ses frères. Mais voici que les anges, qui r '.ardaient le forgeron, le virent s'arrêter tout à coup, et puis, aussi fier et habile que 'scrupuleux et juste, recommencer tout son travail eu se disant : « OEuvre mal faite peut « entraîner mort d'homme. » La barre avait une paille, et l'homme la rétablit plus solide que les autres, et les anges virent, qu'employée parles architectes, elle entra dans la charpente d'un pont, et ils virent, peu de jours après, le pont frémir sous la marche d'un régiment. Ils virent le pont touchera sa rupture, mais ne pas rompre : et leurs yeux pénétrants aperçurent clairement que la barre, si elle n'avait été refaite, aurait cédé et entraîné le tout, et six cents hommes étaient écrasés ou noyés. Et l'homme ne sutjamais qu'entre ses mains Y « œuvre bien faite» avait sauvé la vie à six cents hommes. Mais les anges le lui dirent, lorsque après sa généreuse vie, pendant que ses enfants pleuraient et l'ensevelissaient, ils le reçurent au ciel. Où est celui qui osera dire qu'il ne croit point à cette légende ?
Grâce à Dieu, il faut croire que la légende a été vraie mille fois
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