‹ Commentaire sur l'ExodeChapitre 16 sur 45 · L’Eternel règne éternellement, à jamais · texte numérisé non relu

L’Eternel règne éternellement, à jamais

19. Car les chevaux de Pharaon, ses chars et ses cavaliers se sont avancés dans la mer, mais l'Eternel a ramené sur eux les eaux de la mer, et les enfants d'Israël ont traversé la mer à sec.

Ce sublime cantique d’actions de grâces exprime les sentiments qui devaient remplir le cœur des Israélites, lorsqu'ils se trouvérent en sûreté au delà de la mer et pour toujours délivrés de leurs redoutables oppresseurs. Mais ce n’est pas pour un jour seulement ou une seule délivrance que Moïse l’a composé sous la direction du Saint-Esprit ; il peut s’adapter à toutes les délivrances ; aussi nous en trouvons des échos dans les chants religieux de tous les âges, entre autres

(comp. vers 13) dans ces paroles du Te Deum qui retentissent dans tous les temples de la chrétienté :

Sauve ton peuple, à Dieu, bénis ton héritage, Que ta gloire et ton ciel soient un jour leur partage.

Enfin ce même cantique doit encore servir à célébrer la gloire de Dieu dans les derniers temps. (Apoc. 15 : 8.) (Le « cantique de Moïse » est expressément nommé à côté du « cantique de l’Agneau. »)

Il y à lieu de croire (comp. vers. 20, 21) que ce fut le peuple entier qui chanta ; après les strophes principales un chœur de femmes sous la direction de Marie la prophétesse, récitait un refrain qui se composait de la petite strophe renfermée dans le verset 21 qui est presque identique au ver- Set

Chantez l'Eternel, car il s’est montré grand, très grand ; il a jeté dans la mer cheval et cavalier.

Dans ces 19 versets on peut distinguer 4 strophes (groupes de versets), assez bien marquées par la série des idées. La première (vers. 1-5) exprime l’idée générale qui fait le sujet du cantique, la reconnaissance du peuple envers son miséricordieux et tout puissant libérateur. La seconde (vers. 6-10) dépeint la ruine des ennemis d'Israël. La troisième (11-17) annonce que le peuple, qui vient d’être si merveilleusement délivré sera gardé et conduit par la puissance de Dieu jusqu’à la terre promise. Enfin les deux derniers versets (18, 19) résument la pensée de cet admirable petit poëme. On peut remarquer en outre que le commencement de la seconde et de la troisième strophe (vers. 6 et 11) sont indiqués par le retour de la même expression « illustre, » ainsi que par la circonstance que dans ces deux versets le chantre s’adresse directement à l'Eternel. — Il ne nous reste qu’à expliquer quelques détails.

4. «Ils’est montré grand, très grand. » En hébreu l'idée est exprimée par la répétition du verbe ; il y a littéralement: « il s’est élevé, élevé. » :

2. « Mon cantique, » c’est-à-dire : le sujet de mon cantique.

4. Le premier verbe s emploie en parlant des flèches qu’on lance.

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