VI. L’'AUTEL DES HOLOCAUSTES
CaaP. XXVII. — (1.) Tu feras l’autel én bois d’acacia, sa longueur sera de cinq coudées, sa largeur de cinq coudées, l’autel sera carré; sa hauteur de trois coudées. (2) Tu feras ses cornes à ses quatre angles * et elles feront corps avec lui et tu le plaqueras d’airain. (3) Tu feras ses cendriers pour recueillir la cendre, ses pelles, ses bassins, ses fourches et ses brasiers ; tous ses ustensiles tu les feras en airain. (4) Tu y mettras une grille en forme de réseau, en airain, et tu fixeras à ce réseau quatre anneaux d’airain, à ses quatre angles. (5) Et tu la placeras au-dessous de la plateforme de l'autel, en bas et ce réseau s’élèvera jusqu’au milieu de l'autel. (6) Tu feras aussi pour l’autel des barres, des barres en bois d’acacia et tu les plaqueras d’airain ; (7) et tu feras entrer les barres dans les anneaux ; les barres seront. aux deux côtés de l'autel, quand on le portera. (8) Tu le feras creux, en boiserie; comme cela fa été montré sur la montagne; on le fera ainsi.
Le mot autel est précédé de l’article, parce qu'il s'agit de l'autel principal, le plus important, celui où s’accomplissaient les actes d’expiation, tandis que lorsqu'il s’agit de l’autel des parfums, le législateur dit seulement « un autel. » Cet autel était « carré, » parce qu’il devait être en petit une représentation de la terre (valeur symbolique du chiffre 4), sur laquelle des sacrifices expiatoires doivent être offerts. Il con-
sistait en un cadre de bois d’acacia, plaqué d’airain (le métal le moins précieux, parce que l'autel est placé en dehors du tabernacle 40 : 6) et rempli de terre ou de pierres, conformément à 20 : 24. — Les « cornes » aux angles de l’autel n’étaient pas un simple ornement; de même que les cornes sont une arme pour les animaux qui en sont pourvus, la corne est toujours chez les Orientaux un symbole de force, de puissance et c’est dans les cornes de l'autel que se concentrait en quelque manière sa vertu, aussi c’est sur ses cornes que Île sang des victimes était répandu (Lév. 4: 7), et on les saisissait quand on choisissait l’autel comme lieu de refuge (1 Rois 1 : 50). — Les « pelles » étaient destinées à enlever la cendre, les « bassins » à recevoir le sang des victimes, les « fourches » à en saisir les chairs, enfin les « brasiers » à transporter la braise. — Les vers. 4 et 5 paraissent indiquer qu’à la moitié de sa hauteur l’autel était entouré d’une petite plateforme (probablement en bois plaqué d’airain), sur laquelle les prêtres montaient pour faire le service (Lév. 9 : 22) et soutenue par une grille d’airain descendant jusqu’à terre, (grille destinée à faciliter le service et les soins de propreté). — Enfin l'autel était muni (comme l’arche) de barres et d’anneaux pour Île transporter.