‹ Commentaire sur la règle de Saint BenoîtChapitre 115 sur 171 · CHAPITRE XLV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLV

DE CEUX QUI SE TROMPENT A l'oRATOIRB De IIS QUI FALLUNTUR IN ORATORIO. — Si qill's dllITl

pronuntiat Psalmum, Responsorium, aut Antiplionam, vel Lectionem, fallitur : nisi cum satisfactione ibi coram omnibus humiliatus fuerit, majori vindictae subjaceat; quippe qui noîuit humilitate corrigere quod negligentia deliquit. Infantes vero pro tali culpa vapulent.

Ce n'est plus de graves irrégularités qu'il s'agira désormais, mais d'erreurs purement matérielles, tout au plus de délits auxquels notre volonté est intéressée seulement par une pai t de négligence ou d'inadvertance. Les anciens nous ont appris à ne pas prendre trop facilement notre parti même de ces détails (1). A l'oratoire, en particulier, cù tout est saint, où l'œuvre accomplie est d'une importance souveraine, où la routine, la lâcheté, la somnolence sont toujours à craindre, chaque manquement réclame une expiation immédiate et proportionnée à sa gravité. Quiconque, dit la Règle, se trompe en donnant un psaume, un répons, une antienne ou une leçon, doit satisfaction. Cette erreur peut être une faute de prononciation qui fait dire un mot pour un autre ou défigurer un mot, ou bien une faute de chant, ou bien l'intonation d'une formule liturgique qui n'est pas celle que réclament les rubriques : saint Benoît ne spécifie pas et emploie l'expression générale : dum pronuntiat. H ne dit pas davantage en quoi consiste la satisfaction exigée. Mais nous pouvons supposer avec vraisemblance que dans sa pensée il s'agit de l'humiliation que s'impose à lui-même le délinquant, en s'agenouillant ou en se prosternant à sa place, sous les yeux de tous. Avec quelques différences de détail, telles sont encore et telles ont toujours été, dans les diverses branches de l'Ordre, les satisfactions ordinaires du chœiu-.

(1) Saint Benoît se souvenait, en écrivant ce chapitre et le suivant, des Institutions de Càssien, IV, xvh

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