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gix mois de la connaissance qu’ils en auraient eue. Leur consentement exprès ou tacite créérait d’ailleurs contre la demande en nullité, une fin de non recevoir qui rendrait le grief irréparable. Est-ce que dans des cas si énormes de négligence et de fraude, un tuteur pourrait échapper à la responsabilité civile ? J'augurerais mal d’un système de loi, qui laisserait impunie une aussi flagrante improbité !
Cet aperçu dont la solution appartient au chapitre des obligations du tuteur et du curateur, n’est posé ici que pour imprimer une idée convenable de l'étendue de l'obligation de former opposition aux mariages abusifs des mineurs qui incombe à ceux qui sont chargés de veiller à leurs intérêts,
S'il n’y a ni père ni mère, ni tuteur ni curateur, ou si le tuteur a donné son consentement au mariage sans prendre l’avis du conseil de famille, les aïeuls et aïeules, l’oncle et la tante, le cousin et la cousine germains, majeurs, peuvent former opposition au mariage de leur parent mineur, mais seulement dans les deux cas suivants :
lo, Lorsque le conseil de famille, qui d’après l’article 132 aurait dû être consulté, ne l’a pas été.