Lorsque nous parlons de mariage, nous entendons pour
l’ordinaire, le mariage chrétien; alors il est assujetti aux constitutions de l'Eglise comme aux lois de l'Etat. Ainsi les chrétiens ne reconnaissent point de mariage entre eux, s’il n’a été célébré en face de l'Eglise, et par le ministère du prêtre.”
Dans l’état de pure nature, le mariage se définit : contractus, quo personæ corporum suorum mutuo dominium tradunt et accipiunt.
Dans la religion catholique, on le définit: Maris et fœminæ conjunctio individuam vilæ consueludinem continens. ou plus proprement, novæ legis sacramentum quo vir et mulier baptizati corporum suorum dominium mutuo tradunt et accipiunt ; ce qu’on explique, secundum præceptum legum divinarum et humanarum. et par rapport, ad usum conjugalem.
A la page 30, l’auteur ajoute : ‘“ Au surplus, il faut regarder l'indissolubilité du mariage comme une maxime inviolable et fondée sur le dogme. Un mari qui aurait quitté sa femme adultère et en aurait épousé une autre, ne serait pas seulement tenu de la reprendre ; il serait encore poursuivi et puni comme bigame.”
Domat, (Traité des Lois, Chap. 3, Vol. 1, pages 8 et 9, Edition Rémy,) s'exprime ainsi : “ L'engagement que fait le mariage entre le mari et la femme, et celui que fait la naissance entre eux et leurs enfants, forment une société particulière dans chaque famille, où Dieu lie les personnes plus étroitement, pour les engager à un usage continuel des divers droits de l'amour mutuel. C’est dans ce dessein qu'il n’a pas créé tous les hommes comme le premier, mais qu’il a voulu les faire naître de l’union qu’il a formée entre les deux sexes, dans le mariage, et les mettre au monde dans un état de mille besoins, où le secours de ces deux sexes leur est nécessaire penun long temps. Et c’est dans la manière dont Dieu a formé ces deux liaisons du mariage et de la naissance, qu'il faut découvrir de fondement des lois qui les regardent.”
Plus loin : “ Cest ainsi qu’il les (Adam et Eve) lia par cette union si étroite et si sainte, dont il est dit que c’est Dieu luimême qui les a conjoints et qu’il les a mis deux en une chair.
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était confondu le droit pontifical.