CHAPITRE PRÉLIMINAIRE-—=DU MARIAGE
ment à une union de toute leur vie, et aux actes propres à la génération ; : 20. plus ordinairement comme un lien permanent. et pour ainsi dire perpétuel, éntre l’homme et la femme, dans le sens de la glose inst. de patr. potest. lit. 0. De là, quand le mariage est pris dans la première acception, le sens de la définition est que le mariage est un contrat par lequel un homme et une femme non frappés d’empêchements créés par la loi, s’obligent à vivre dans une union indissoluble pendant toute leur vie, et se font tradition réciproque de leurs corps, dans le but d'accomplir les actes propres à la propagation de la race humaine. Pris dans le second sens, il signifie l’union perpétuelle et indissoluble, ou le lien de l’homme et de la femme, né deleur consentement mutuel, exprimé par des paroles ou autres signes équivalents.” Matrimonium duobus modis accipi potest : 1o. pro actuali contractu, in quo legitimæ personæ consensu verbis expresso, se invicem obligant ad vitæ societatem et generationis usum : ?o. et frequentius, pro permanente ac quasi perpetuo jugo viri et fœminæ, quo sensu ait gloss. inst. de patr. potest. lit. O; idem esse matrimonium quod conjugium ; unde, quando matrimonium in primd acceptione sumilur, sensus definitionis erit quod matrimonium sit contractus, quo mas et fœmina nullo jure impediti, se ad individuam vitæ societatem, et mutuam corporum traditionem, in ordine ad actus ex se aptos ad generationem prolis obligant. Quando vero in secundä acceptione, hunc sensum pari, quod matrimonium sit perpetua et indissolubilis conjunctio, seu vinculum viri et fœminæ, ortum ex consensu eorum, verbis, vel aliis signis expresso.
Syllabus, proposition 67 ; Jure naturæ matrimonii vinculum non est indissolubile. Donc la contradiction de cette opinion qui est condamnée comme une erreur, est vraie!
Les jurisconsultes concordent avec les théologiens et les canonistes sur l'indissolubilité et le caractère religieux du mariage. Le Répertoire de Merlin (vo. mariage, tome 8, page 27,) s'exprime ainsi : “ Nous avons dit, en général, parce que parmi les nations qui ont reçu les lumières du christianisme, le
‘mariage est encore du droit divin et ecclésiastique.”