‹ Commentaire sur le Code civil du Bas-Canada [microforme]Chapitre 2 sur 233 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Je publiai en 1873, le premier volume de ce Commentaire. Des circonstances sur lesquelles je n’ai eu aucun contrôle, D empêchèrent la publication des autres volumes, dont la matière ; était cependant en partie préparée. Je reprends aujourd'hui à cette publication par le commentaire sur le Titre du Mariage, dont ceux-là seuls qui en ont fait le sujet de leurs études, je 4 puis dire de leurs veilles, peuvent comprendre l'étendue et apercevoir les difficultés. Dire que c’est à la fois aux sources du droit canonique, de la théologie et du droit civil qu”* faut puiser les principes de ce sujet, sans contredit le plus grave du Code, c’est dire la somme de travail et la multiplicité des 4 recherches qu’il a coûtées à l’auteur.

Ce labeur ne m'a pas rebuté ; mais si je disais que les diffi- ‘4 cultés ne m'ont pas effrayé, ma confiance semblerait être celle M d'unaveugle, qui marche avec sécurité à côté d’un abîme, parce A qu’il n’en voit pas la profondeur. Cependant comme l’hésitation eut été une défaillance, je n’ai pas hésité devant lies obstacles de tous genres dont était hérissée la route que j'avais à parcourir !

A Au seuil du Commentaire sur ce titre, une question préju- ‘à dicielle se présente et se dresse devant le Commentateur de ‘4 toute la hauteur des principes qu’elle agite et des sommets k qu’elle gravit, dans le domaine du droit civil et du droit canonique. Cette question est celle de-la compétence du pouvoir 1 législatif sur le lien conjugal, en d’autres termes et pour n parler plus techniquement, sur les empêchements de mariage et sur les causes matrimoniales.

ï Quelle est la puissance qui en cette matière a le droit de commander? Est-ce la puissance ecclésiastique ? Est-ce la puissance civile ? Ou bien ces deux puissances se partagent-

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