Commentaire sur le Cratyle de Platon;
simplicité extrêmes ressortaient d’une méthode de rapprochements déjà employée par d’autres, mais que nul n'avait su pousser si loin ni avec la même rigueur.
Les travaux que nous venons d'énumérer, nécessairement restreints à des questions spéciales, n’exposaient chacun qu’une partie des idées de M. Lenormant. Mais il avait conçu le plan d’une œuvre générale dans laquelle serait exposé l’ensemble du système religieux du paganisme, tel que ses recherches le lui avaient révélé. C'est cette œuvre dont nous éditons le seul fragment qui ait jamais été écrit.
En étudiant Platon, M. Lenormant avait été frappé de trouver dans un de ses dialogues le développement . complet, sous un voile transparent, et la réfutation au nom des lois de la morale éternelle des idées qu'il considérait comme le fondement même des religions mystiques de la Grèce, et particulièrement de celle des mystères d'Eleusis qui en étaient la plus célèbre et la plus savante expression. Ce dialogue était le Cratyle, où jusqu'ici tous les commentateurs n’avaient vu qu’un informe essai de philosophie du langage et d’étymologie, indigne des lumières habituelles et du génie du plus grand penseur de l'antiquité, mais qui prenait dès lors une importance capitale dans l’ensemble des écrits de Platon. Poursuivant ses recherches, le savant dont l'étude des antiquités pleure encore la perte avait reconnu l'exposé des mêmes idées et une intention analogue dans l’Euthyphron. Cette double découverte, tout en confirmant ses opinions sur les cultes antiques, lui avait en même temps fourni une vue toute nouvelle sur l'apostolat entrepris par Socrate, vue plus conforme à tout ce que les anciens nous disent du fils de Sophronisque et à l'immense influence exercée par ses prédications philosophiques que le système de ceux qui ne veulent reconnaitre en lui, com
ΙΗ me M. Grote, qu’un sophiste de carrefour. Socrate, pour M. Lenormant, était l’homme qui avait eu la gloire de rompre le premier, au nom des droits de la raison et des lois immuables de la morale naturelle, les lions de l'antique superstition, et de saper les fondements de ces doctrines panthéistes qui depuis tant de siècles ‘couvraient le monde entier d'un voile épais d'erreur. Le maître de Platon était mort martyr de son dévouement à la grande cause qu' avait entreprise, mais du moins ses prédications avait porté leurs fruits. En succombant à la haine du parti religieux, il avait porté le coup fatal aux idées que défendait ce parti; à dater de lui, le crédit du polythéisme sur les âmes était entièrement renversé, son maintien n'était plus qu’une affaire de formes extérieures jusqu’au jour où le christianisme viendrait, dans un monde désabusé de l'erreur, enseigner des vérités plus hautes que celles auxquelles la philosophies pouvait parvenir par ses propres forces, et changerait entièrement la face des sociétés humaines.
Voilà l'esprit dans lequel M. Lenormant avait entrepris de commenter les dialogues que nous avons indiqués. H voulait montrer Socrate aux prises avec les dogmes mêmes de la religion établie dans le Cratyle, avec les lois morales et civiles fondées sur ces dogmes dans l'Evthypäron. Quant au dernier livre de la République, il devait y faire voir le compromis proposé par le fils de Sophronisque entre la religion et la philosophie, la manière dent ἢ conseillait de maintenir en grande partie les formes exté. rieures et consacrées par l'usage, en substituant aux dog-. mes qui les avaient inspirées les véritables principes de la morale.
Comme nous l’avons déjà dit, une seule partie de ce vaste travail ἃ été rédigée, le commentaire du Cratyle. C'est, du reste, la plus importante, car elle comprend Fex-
posé des doctrines fondamentales du système religieux que commbattait Socrate.
‘On ne troutera pas dans ce livre les propositions du polythéisme exposées sous un aussi beau jour que dans les travaux de quelques érudits modernes, M. Lenormant ne pertagedit pas sur ce point les illusions de certains esprits: il avait copiis la profondeur de l'abime d'erreur, de matérialisme et d’immoralité sur loquel les législateurs reliÿieux du pagénisme avaient prétendu fonder une fai et nne mbrale. L'étude des cultes polythéistes avait. même exereé une action puissente sur son-esprit. [l avait commencé cette étude en investigateur curieux, mais indifférent eux questions religieuses, et elle était devenue un des plus puissants leviers de son retour au christianisme -en lui montrent la supériorité divine des doctrines prôchées par k Christ et la nécessité de la révélation, -
* Bien que le Commentaire du Cratyle soit écrit déjà depuis un assez grand nombre d'années, bien qu'il ait été la presque eu entier par l’auteur à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres dans le cours de l’année 1854, ce travail ne doit pas être considéré comme ayant reçu la dernière préparation qui lui aurait été donnée pour le livrer à l'impression. Certainement, s’il l'avait publié luimême, M. Lenormant y aurait developpé plus d'une idée qui ne s'y trouve indiquée que par quelques traits et pour ainsi dire à l’état de germe. Il aurait aussi en de certains endroits modifié la forme pour lui ôter ce qu’elle peut avoir d’abrupt, faisant entrer souvent sans transition dans des ordres de considérations auxquels on n’est pas généralement habitué. Nous pouvons supposer également qu’il aurait adopté une division autre que celle des chiffres que l'on verra de distance en distance, et qui répondent à ceux des paragraphes de l'édition de Bekker reproduits dans le
texte grec que noùs avons placé en tête du volume. C’est donc un travail non-seulement incomplet, mais encore non entièrement terminé dans la partie qui en a été écrite et que nous livrons à la publicité. Mais connaissant l'importance capitale que l’auteur y avait toujours attaché, c'était pour nous un devoir de le publier tel que nous l’avons trouvé dans ses papiers sans y rien modifier, même dans la forme.
Nous devons dire encore un mot, en finissant, sur l’impression de ce travail. La difficulté de faire sortir des presses de Paris un livre qui contient autant de grec que de français, les frais énormes que nécessite un publication de ce genre faite en Occident, nous ont décidé à imprimer à Athènes le commentaire du Cratyle. Grâce à cette circonstance nous avons pu donner du dialogue de Platon l'édition la plus correcte qui en ait été jamais donnée, plus correcte même que celle de Bekker(*), mais dans la partie française [68 imprimeurs grecs ont fait un certain nombre de fautes qui se remarquent surtout dans les premières feuilles et qui deviennent plus rares à mesure que l’on avance dans l’ouvrage. Heureusement aucune de ces fautes n’est de nature à modifier le sens de la phrase dans laquelle elle se trouve, et nous les avons d’ailleurs relevées avec soin dans l’Errata qui se trouve à la fin du volume.
(ἢ Nous devons exprimer ici notre reconnaissance à MM. Rhangabé -et Dragoumis qui ont bien voulu corriger avec un soin tout particulier les épreuves de cette partie.
: KPATYAOZ
EPM. Κρατύλος φησὶν ὅδε, ὦ ᾿Σώχρατες,- ὀνόματος ὀρθό-. Tara «εἶναι ἐχάστῳ τῶν ὄντων φύσει πεφυχυῖαν, καὶ οὐ τοῦτο εἶναι ὄνομα 8 ἄν τινες ξυνθέμενοι καλεῖν χαλῶσι, τῆς αὐτῶν φωνῆς μόριον ἐπιφθεγγόμενοι, ἀλλὰ ὀρθότητά τινα τῶν ὀνομά-τῶν πεφυχέναι χαὶ ἕλλησι καὶ βαρθάροις χὴν αὐτὴν ἅπασιν. ρωτῶ οὖν αὐτὸν εἰ αὐτῷ Κρατύλος τῇ ἀληθείᾳ ὄνομά ἐστιν ἢ où” ὁ δὲ ὁμολογεῖ αὐτῷ γε τοῦτο ὄνομα εἶναι. Τί δαὶ Σωχράτει; ἔφην ἐγώ. Σωκράτης, À δ᾽ ὅς" οὐκοῦν χαὶ τοῖς ἄλλοις ἀνθρώποις πᾶσιν, ὅπερ καλοῦμεν ὄνομα ἕκαστον, τοῦτ᾽ ἔστιν ἑκάστῳ ὄνομα; ὁ δὲ, οὔκουν σοί γε, À δ᾽ ὅς, ὄνομα ἑρμογένης, οὐδὲ ἂν πάντες χαλῶσιν ἄνθρωποι, καὶ ἐμοῦ ἐρωτῶντος καὶ προθυμουμένου εἰδέναι ὅ τί ποτε λέγει, οὔτε ἀποσαφεῖ οὐδὲν εἰρωνεύεταί τε πρός με, προσποιούμενός τι αὐτὸς ἐν ἑαυτῷ διανοεῖσθαι, ὡς εἰδὼς περὶ αὐτοῦ 8 εἰ βούλοιτο σαφῶς εἰπεῖν, ποιήσειεν ἂν χαὶ ἐμὲ ὁμολογεῖν καὶ λέγειν ἅ περ αὐτὸς λέγει. Εἰ οὖν πη ἔχεις συμέαλεῖν τὴν Κρατύλου μαντείαν, ἡδέως ἂν ἀχούσαιμι" μᾶλλον δὲ αὐτῷ σοι ὅπῃ δοκεῖ ἔχειν περὶ ὀνομάτων ὀρθότητος, ἔτι ἂν ἥδιον πυθοίμην, εἴ σοι βουλομένῳ ἐστίν.
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οὐδὲν ἂν ἐχώλυέ σε αὐτίκα μάλα cidévat τὴν ἀλήθειαν περὶ ὄνοξ μάτων ὀρθότητος" νῦν δὲ οὐχ ἀκήκοα, ἀλλὰ τὴν δραχμιαίαν οὔχουν οἶδα πῇ ποτὲ τὸ ἀληθὲς ἔχει περὶ τῶν τοιούτων Συζητεῖν μέντοι ἕτοιμός εἰμι καὶ σοὶ χαὶ Κρατύλῳ χοινῇ. ΠΙ. ὅτι δὲ οὔ φησί σοι ἕρμογένῃ ὄνομα εἶναι τῇ ἀληθεία ὥς περ ὑποπτεύω αὐτὸν σχώπτειν" οἴεται γὰρ ἴσως σε χρημάτων ἐφιέμενον χτήσεως ἀποτυγχάνειν ἑχάστοτε. ἀλλ᾽ ὃ νῦν δὴ ἔλεγον εἰδέναι μὲν τὰ τοιαῦτα χαλεπὸν, εἰς τὸ χοινὸν δὲ χαταθέντας χρὴ σχοκεῖν εἴτε ὡς σὺ λέγεις ἔχει, εἴτε ὡς Κρατύλος.
EPM. Καὶ μὴν ἔγωγε» ὦ Σώχρατες, πολλάχις δὴ χαὶ τούτῳ διαλεχθεὶς καὶ ἄλλοις πολλοῖς, οὐ δύναμαι πεισθῆναι ὡς ἄλλη τις ὀρθότης ὀνόματος à ξωυνθήκη χαὶ ὁμολογία. ἐμοὶ γὰρ Jouet, ὅτι ἂν τίς τῳ θῆται ὄνομα, τοῦτο εἶναι καὶ τὸ ὁρθόν" καὶ ἂν αὖϑίς γε ἕτερον μεταϑῆται, ἐχεῖνο δὲ μηκέτε καλῇ, οὐδὲν ἧττον τὸ ὕστερον ὀρθῶς ἔχειν τοῦ προτέρου χειμένου, ὥς περ τοῖς οἰκέταις ἡμεῖς μετατιθέμεθα, [οὐδὲν ἧττον τοῦτ᾽ εἶναι ὀρθὸν τὸ μετατεθὲὸν τοῦ πρότερον χειμένου.] Οὐ γὰρ φύσει ἑχάστῳ πεφυχέναι ὄνομα οὐδὲν οὐδενί, ἀλλὰ νόμῳ καὶ ἔθει τῶν ἐθισάντῶν τε καὶ χαλούντων᾽ εἰ δέ πῃ ἄλλη ἔχει, ἕτοιμος ἔγωγε χαὶ μανθάνειν καὶ ἀχούειν οὐ μόνον παρὰ Κρατύλου ἀλλὰ καὶ παρ΄ ἄλλου δτουοῦν.
IV. 20 ἴσως μέντοι τι λέγεις, ὦ Ἑρμόγενες" σκεψώμεθα δὲ. ὃ ἂν θὴ καλεῖν τις ἕκαστον, τοῦτ᾽ ἔστιν ἑχάστῳ ὄνομα-
EPM. Φημί. |
EPM. ἔμοιγε δοχεῖ.
KPATYAOZ 3
EPM. Πάνυ γε.
ΣΩ. Ào’ οὖν οὗτος ὃς ἂν τὰ ὄντα λέγει ὡς ἔστιν, ἀλυϑής" ὃς δ᾽ ἂν ὡς οὐχ ἔςτι, ψευδής.
EPM. Τιάνυ γε.
En, ὁ λόγος δ᾽ ἐστὶν ὁ ἀληθὴς πότέρον ὅλος μὲν ἀληθής, τὰ μόρια δ᾽ αὐτοῦ οὐκ ἀληθῆ;
EPM. Οὐχ, ἀλλὰ nai τὰ μόρια.
ΣΩ. Πότερον δὲ τὰ μὲν μεγάλα μόρια ἀληθῆ, τὰ δὲ σμιχρὰ OÙ; À πάντα:
EPM. Πάντα εἶμαι ἔγωγε.
EN. Καὶ τὸ ὄνομα ἄρα τὸ τοῦ ἀληθοῦς γὄγου ἃ λέγεται;
EPM. Ναί.
EPM. Ναί.
EN. Τὸ δὲ τοῦ ψευδοῦς μόριον οὐ ψεῦδος:
EPM. Φημί.
EPM. Πῷς γὰρ οὔ: |
ΣΩ. Ἡ καὶ ὁπόσα dv φῇ τις ἑκάστῳ ὀνόματα εἶναι τοσαῦτα ἔσται: Καὶ τότε ὁπόταν φῆ: |
VL EPM. Où γὰρ ἔχω ἔγωγε, ὦ Σώχρατες, ὀνόματος ἄλλην ὀρθότητα ἢ ταύτην͵ ἐμοὶ μὲν ἕτερον εἶναι χαλεῖν ἑκάστῳ ὄνομα;
# HAATONOZ
ὃ ἐγὼ ἐθέμην, σοὶ δὲ ἕτερον, ὃ ἂν σύ. Οὕτω δὲ χαὶ ταῖς xéλεσιν ὁρῶ ἰδίᾳ ἑκάσταις ἐνίοτ᾽ ἐπὶ τοῖς αὐτοῖς χείμενα ὀνόμαra, καὶ ἕλλησι παρὰ τοὺς ἄλλους ἕλληνας, καὶ ἕλλησι παρὰ βαρθάρου. Ὁ |
ΣΩ, Φέρε δὴ ἴδωμεν, ὦ Épuôyeves, πότερον χαὶ τὰ ὄντα οὔτως ἔχειν σοι φαίνεται, ἰδίᾳ αὐτῶν ἡ οὐσία εἶναι ἑκάστῳ, ὥςπερ Πρωταγόρας ἔλεγε λέγων “πάντων χρημάτων μέτρον εἶναι ἄνθρωπον, ὡς ἄρα οἷα μὲν ἂν ἐμοὶ φαίνηται τὰ πράγματα εἶναι, ἔχειν δοκεῖ αὐτὰ αὐτῶν τινὰ βεδαιότητα τῆς οὐσίας.
EPM. ἤδη ποτὲ ἔγωγε, © Σώχρατες, ἀπορῶν καὶ ἐνταῦθα ἐξηνέχθην, εἰς ἅπερ. Πρωταγάρας λέγει, οὐ πάνυ τι μέντοι μοε δοχεῖ οὕτως ἔχειν.
EPM. Οὐ μὰ τὸν Δία, ἀλλὰ πολλάκις δὴ αὐτὸ πέπονθα, ᾿ ὥς τέ μοι δοκεῖν πάνυ πονηροὺς εἶναί τινας. ἀνθρώπους, χαὶ μάλα συχνούς. |
EPM. Καὶ μάλα ὀλίγοι.
EPM. ἔμοιγε.
EN. Πῶς οὖν τοῦτο τίθεσαι, ἄρ᾽ ὦ, τοὺς μὲν πάνυ χρηστοὺς πάνυ φρονίμους, τοὺς δὲ πάνυ πονηροὺς πάνυ ἄφρονας ;
EPM. ἔμοιγε δοχεῖ οὕτως. |
EPM. Οὐ δῆτα. | ΟΥ̓, 3Q. Καὶ ταῦτά γε, ὡς ἐγᾧῴμαι, σοὶ πάνυ δοχεῖ, φρογήσεως οὔσης καὶ ἀφροσύνης μὴ πάνυ δυνατὸν εἶναι Πρωταγόραν ἀληθῆ λέγειν, οὐδὲν γὰρ ἄν που τῇ ἀληθείᾳ ὁ ἕτερος τοῦ ἑτέρου φρονιμώτερος εἴη, εἴπερ ἃ ἂν ἑχάστῳ δοχῇ ἑκάστῳ ἀληθῆ ἔσται»
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‘KPATYAOS. Ξ
En. ἀλλὰ μὴν οὐδὲ κατ᾽ Εὐθύδημόν γε, οἶμαὶ σοὶ ᾿ δοκεῖ πᾶσι πάντα ὁμοίως εἶναι ἅμα καὶ ἀεί. Οὐδὲ γὰρ ἂν οὕτως εἶεν οἱ μὲν χρηστοί, οἱ ὃὲ πονηροί, εἰ ὁμοίως ἅ ἅπασι καὶ ἀεὶ ἀρετή τε χαὶ χαχία εἴη. | |
EPM. ἀληθῆ λέγεις.
EPM. Δοχεῖ μοι; ὦ Σώκρατες, οὕτως ἔχειν. |
IX. za. Πότερον οὖν αὐτὰ μὲν ἄν εἴη οὕτω πεφυκότα, αἱ δὲ πράξεις αὐτῶν οὐ χατὰ τὸν αὐτὸν τρόπον; à οὐ καὶ αὖὗται ἕν τι εἶδος τῶν ὄντων εἰσίν, αἱ πράξεις;
EPM. Πάνυ. Y. καὶ αὗται.
EPM. ἔμοιγε δοχεῖ οὕτως.
ΣΩ. Οὐκοῦν χαὶ ἐὰν κάειν τι ἐπεχοιρήσωμεν, οἱ οὐ κατὰ πᾶσαν δόξαν δεῖ χάειν ἀλλὰ κατὰ τὴν ὀρθήν: αὕτη dE ἐστιν À ἐπεφύκει ἕκαστον χάεσθαίτε καὶ χάειν χαὶ ᾧ ἐπεφύκει:
EPM. ἔστι ταῦτα.
EPM. Πάνυ Les